Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a appelé ce lundi dans un discours prononcé en son nom par le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, à l’ouverture des travaux du Sommet arabo-islamique d’urgence, qui se tiennent à Doha au Qatar, à « constituer un front uni contre l’entité sioniste. »
Le président de la République qui exprimé son soutien au Qatar qui a fait objet, la semaine écoulée, d’attaques de l’armée sioniste, a réitéré le soutien de l’Algérie au Qatar face à « cette agression brutale ».
Le chef de l’Etat a dans ce sens évoqué la « situation grave à laquelle fait face le Moyen-Orient ».
« Nous traversons sans conteste une phase historique critique et décisive. Une phase où les dangers et les menaces qui nous guettent sont faciles à identifier », a soutenu le président Tebboune, pour qui, « il est devenu clair que l’occupation israélienne ne voit aucune limite à son hégémonie, sa tyrannie et son oppression, ni aucune limite à ses violations systématiques du droit international, de la Charte des Nations Unies, ni même des règles les plus élémentaires de la coexistence civilisée ».
Il est aussi clair, a-t-il ajouté, que l’occupation sioniste « ne conçoit sa propre sécurité qu’au détriment de celle des autres, et ne recherche que sa propre stabilité qu’en perturbant la stabilité des autres et ne voit le moyen d’instaurer la paix qu’en plongeant toute la région dans un cycle sans fin de violence, de dévastation et de destruction ».
Dans son discours, le président de la République n’a pas manque d’évoquer également le « génocide en cours contre le peuple palestinien de Gaza » perpétré par l’entité sioniste.
« Depuis le début de l’année, cette occupation n’hésite pas à attaquer et à calomnier cinq pays de la région: le Liban, la Syrie, le Yémen, l’Iran et maintenant le Qatar », a-t-il rappelé soulignant que « la communauté internationale n’est plus silencieuse, faible ou réservée face à l’occupation sioniste ».
Au contraire, a-t-il dit, la grande majorité d’entre elle est convaincue que ceux qui se considèrent comme une exception aux règles, réglementations et contrôles auxquels les autres se soumettent ne peuvent échapper à la dissuasion et à la punition, avant d’appeler à faire front contre cette même occupation.
R.N
