Doha dénonce «un crime contre la paix» après les raids sionistes visant les négociateurs du Hamas…
Synthèse rédaction de Crésus.
Les bombes sionistes continuent de s’abattre sans répit sur la bande de Ghaza, réduisant immeubles et vies en poussière. Jeudi encore, l’ONU recensait des milliers de déplacés palestiniens, forcés de fuir vers le sud alors que la «zone humanitaire» définie par l’armée sioniste ne répondait en rien aux normes de sécurité et d’accueil. Selon l’OMS, la moitié seulement des hôpitaux encore fonctionnels se trouvent désormais dans le sud de l’enclave.
En 24 heures, 172 Palestiniens ont été tués et 356 blessés. Le ministère de la Santé du Hamas parle d’un million de civils menacés d’évacuation. Pour l’ONU, il ne reste «nulle part où aller». La famine s’ajoute aux bombes.
L’attaque de Doha, un tournant
Mardi, un raid sioniste a visé les principaux négociateurs du Hamas installés à Doha, foulant aux pieds la souveraineté du Qatar. Six personnes ont péri. Parmi les survivants, de hauts responsables du mouvement islamiste. Pour Doha, c’est l’irréparable : «Le plus grand crime de Netanyahou, c’est d’avoir tué tout espoir pour les otages», a dénoncé Mohammed ben Abderrahmane Al Thani, Premier ministre qatari.
Il a appelé la communauté internationale à exiger un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale contre le chef du gouvernement sioniste, qu’il veut voir «traduit en justice».
Face aux accusations, Benyamin Netanyahou a répliqué en menaçant : «J’adresse ce message au Qatar et à tous les pays qui hébergent des terroristes : vous devez les expulser ou les traduire en justice. Car si vous ne le faites pas, nous le ferons.»
Les pourparlers de cessez-le-feu et de libération des otages sont désormais au point mort. Le sommet arabo-islamique prévu lundi à Doha, sous l’égide de la Ligue arabe et de l’OCI, pourrait marquer une escalade régionale.
Une région au bord du gouffre
En frappant au cœur de Doha, l’entité sioniste défie non seulement le Qatar mais aussi tout l’équilibre du Golfe. Or, ce petit émirat dispose d’un poids militaire et diplomatique bien supérieur à sa taille : il abrite le QG du Commandement central américain pour le Moyen-Orient. La crise prend ainsi des dimensions mondiales.
La guerre de Ghaza n’est plus seulement un drame humanitaire : elle devient une fracture géopolitique. Le sang des Palestiniens n’éteint pas seulement l’espoir d’une paix, il consume les mécanismes de dialogue eux-mêmes. En visant Doha, le sioniste a ouvert une brèche qui pourrait transformer la cause palestinienne en détonateur régional. L’Histoire jugera si cette flambée marquera la fin des illusions diplomatiques ou le début d’un embrasement généralisé.
R.C.
