L’Algérie poursuit sa stratégie ambitieuse de développement de l’économie de la connaissance et du numérique. Le ministre de l’Économie de la connaissance, des Startups et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a affirmé lundi que l’objectif fixé est d’atteindre les 20.000 start-ups dans le pays, conformément aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Le ministre, qui supervisait une cérémonie de signature de deux conventions et d’un accord, a souligné que le financement d’incubateurs représente un levier essentiel pour transformer les projets innovants en entreprises opérationnelles. «Le soutien à ces incubateurs participe directement à la consolidation d’un écosystème favorable à l’innovation et à l’émergence de start-ups compétitives», a-t-il indiqué.
Ces conventions ont été signées au Palais des expositions des Pins maritimes, en marge de la 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025). Elles visent notamment à financer des projets innovants et à développer des partenariats industriels stratégiques à l’échelle continentale. Le Directeur général de l’accélérateur public Algeria Venture, Lyes Abdoun, a paraphé les accords avec deux structures : l’incubateur Advalians, représenté par sa directrice Rima Dib, et Leancubator, dirigé par Abdelfattah Harizi. Ces engagements portent sur le lancement du programme d’incubation Kick-Start, dédié aux projets innovants labellisés.
Un partenariat algéro-soudanais de 130 millions de dollars
En marge de l’événement, l’IATF a également été le théâtre d’une importante opération industrielle. Le complexe algérien GISB Electric a signé un accord de partenariat stratégique d’une valeur de 130 millions de dollars avec la société soudano-éthiopienne Masaly International Trade and Investment Co. Ltd, spécialisée dans les secteurs du commerce, de l’électricité, des équipements et des métaux.
Selon les représentants des deux entreprises, cet accord illustre la volonté partagée de bâtir des coopérations économiques solides et durables, capables de renforcer l’intégration industrielle et commerciale du continent. Il ouvre également de nouvelles perspectives pour des investissements conjoints, en particulier dans le secteur électrique, tout en consolidant la position de l’Algérie et du Soudan en tant qu’acteurs clés du développement régional.
Ce double mouvement – soutien aux start-ups locales et ouverture sur des partenariats industriels de grande envergure – traduit la stratégie algérienne de conjuguer innovation nationale et intégration africaine. Un pari qui vise à diversifier l’économie et à positionner le pays comme hub régional de l’innovation et de l’industrie.
K.Z.
