La famine a été officiellement déclarée à Ghaza, une situation qualifiée de «catastrophe de l’homme» par le secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Selon ses experts, quelque 500 000 personnes vivent dans un état de «famine catastrophique», conséquence directe de la guerre qui ravage le territoire depuis 2023.
Guterres a dénoncé un effondrement délibéré des systèmes essentiels à la survie humaine et a imputé la responsabilité à l’entité sioniste, en tant que puissance occupante, soulignant que cette situation «ne peut se poursuivre sans sanction».
Le secrétaire général a appelé à un cessez-le-feu immédiat, à la libération de tous les otages et à l’accès sans restriction de l’aide humanitaire. Il a insisté sur le devoir de l’entité sioniste de garantir l’approvisionnement en nourriture et en médicaments pour les habitants de Ghaza. L’UNRWA, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, a lancé un appel urgent pour «inonder Ghaza d’aide humanitaire», précisant que ses entrepôts en Jordanie et en Égypte contiennent suffisamment de nourriture, de médicaments et de produits d’hygiène pour 6 000 camions. L’agence insiste sur la nécessité de l’autorisation sioniste pour acheminer cette aide vers la population. Le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire a confirmé la progression de la famine dans la province de Ghaza et prévoit son extension au centre et au sud du territoire. Dans un communiqué conjoint, l’OMS, l’UNICEF, le Programme alimentaire mondial et la FAO ont averti que plus de la moitié d’un million de personnes sont désormais prises au piège de la famine, une première dans la région du Moyen-Orient. Le bilan humain est déjà lourd. Trois personnes, dont deux nourrissons, sont récemment mortes de faim, parmi elles la petite Rasiel Abu Masoud, âgée de deux mois, décédée à Khan Younès des suites d’une malnutrition sévère. Les hôpitaux du territoire peinent à faire face à l’afflux de patients gravement affamés. La communauté internationale pointe la responsabilité de l’occupation sioniste.
Le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, a qualifié la situation de «catastrophe massive», dénonçant les attaques répétées sur les dernières zones de refuge des civils. Selon Philippe Lazzarini, commissaire général de l’UNRWA, la famine est «délibérée», conséquence directe de l’interdiction sioniste d’acheminer nourriture et fournitures essentielles depuis plusieurs mois. Volker Türk, commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, a également mis en cause les mesures sionistes. Tom Fletcher, secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires humanitaires, a affirmé qu’il aurait été possible d’éviter cette famine, mais que l’organisation humanitaire a été entravée et que le système de distribution a été démantelé. Face à ces accusations, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a nié l’existence d’une famine à Ghaza, alors que les restrictions sur l’entrée de l’aide se sont intensifiées depuis mars 2025, aggravant la crise humanitaire. Depuis mai, les opérations de distribution de l’aide par la «Humanitarian Ghaza Foundation» ont été marquées par des violences, entraînant la mort de plus de 2 000 Palestiniens et 15 000 blessés, selon des sources locales.
L’annonce de la famine à Ghaza met en lumière l’urgence d’une intervention internationale massive pour sauver la population civile et stopper la catastrophe humanitaire imminente.
R.N/agences
