Par Rédaction de Crésus
Le Secrétaire général des Nations unies, par la voix de son porte-parole Stéphane Dujarric, a lancé un avertissement ferme à l’occupant israélien, dénonçant la poursuite des activités de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, en violation flagrante du droit international.
Selon l’ONU, ces implantations ne sont pas de simples expansions urbaines : elles consolident l’occupation militaire, alimentent un climat permanent de tensions et réduisent, jour après jour, les chances d’une solution à deux États. «Les colonies sapent systématiquement la viabilité d’un État palestinien», insiste le communiqué.
Particulièrement préoccupant pour l’Organisation, le projet de construction dans la zone dite E1, située à l’est de Jérusalem. Cette zone, s’il venait à être urbanisée par l’État sioniste, scinderait géographiquement la Cisjordanie en deux parties – nord et sud – rendant quasiment impossible la création d’un territoire palestinien continu et fonctionnel. Ce morcellement compromettrait définitivement la perspective d’un État palestinien viable, un objectif au cœur des accords et résolutions internationales depuis des décennies.
Un rappel au droit international
Le Secrétaire général rappelle que, conformément au droit international humanitaire, notamment la Quatrième Convention de Genève, toute colonisation dans un territoire occupé est illégale. Cette position a été récemment réaffirmée par la Cour internationale de Justice dans son avis consultatif du 19 juillet 2024, qui a réitéré l’obligation pour l’occupant de mettre un terme à toute activité de colonisation.
Face à cette situation, l’ONU demande expressément de stopper «immédiatement» l’avancement du projet E1 et de cesser toute nouvelle construction dans les colonies. Pour l’Organisation, cette condition est indispensable pour relancer un processus de paix crédible et préserver la possibilité, encore fragile, d’une cohabitation pacifique entre deux États souverains.
R.C.
