À l’occasion du 76e anniversaire des Conventions de Genève de 1949, Mirjana Spoljaric, présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a rappelé l’importance de ces traités dans un monde où les conflits armés continuent d’engendrer des souffrances humaines.
Par Rédaction de Crésus
Cette déclaration, émise le 12 août, souligne l’engagement solennel pris par la communauté internationale pour établir des limites même en temps de guerre.
Spoljaric a tweeté : «Il y a soixante-seize ans aujourd’hui, le monde a fait une promesse solennelle à travers les Conventions de Genève : même en guerre, il existe des limites. Aujourd’hui, cette promesse est gravement menacée.» Ce constat alarmant met en lumière les défis contemporains auxquels le droit international humanitaire (DIH) est confronté.
Les règles qui régissent le DIH demeurent, mais la volonté de les respecter semble faiblir, avec des conséquences catastrophiques pour les personnes piégées dans les conflits. Ces règles n’ont pas été établies pour servir les puissants, mais pour protéger les plus vulnérables : le civil pris dans les échanges de tirs, le blessé sur le champ de bataille, le prisonnier derrière les barreaux.
Spoljaric insiste sur le fait que le respect des règles de la guerre n’est pas une option, mais une obligation. Universellement ratifiées, les Conventions de Genève figurent parmi les traités internationaux les plus largement acceptés qui, lorsqu’ils sont respectés, préviennent la brutalité en temps de guerre et préservent les voies vers la paix.
En septembre dernier, le CICR, en collaboration avec le Brésil, la Chine, la France, la Jordanie, le Kazakhstan et l’Afrique du Sud, a lancé une initiative mondiale pour renouveler la volonté politique en faveur du droit international humanitaire. Plus de 70 États ont depuis rejoint cet effort. Spoljaric appelle tous les États à faire de même, soulignant que «le pouvoir protecteur du DIH est aussi fort que la volonté politique des dirigeants de le défendre».
Le message du CICR est clair : les choix que feront les dirigeants aujourd’hui définiront les prochaines soixante-seize années des Conventions de Genève. Il s’agit de préserver – ou d’abandonner – l’humanité en temps de guerre. Dans un monde où les conflits sont de plus en plus fréquents et dévastateurs, l’appel à respecter les Conventions de Genève retentit comme une urgence pour garantir la dignité humaine et protéger les plus vulnérables.
