Contacté hier par nos soins, l’expert en économie, Brahim Guendouzi, a d’emblée affirmé que « l’investissement dans le secteur minier est un atout pour l’économie algérienne qui progresse dans la voie de la diversification ».
Néanmoins, selon lui, la mise en valeur de l’énorme potentiel minier« nécessite l’apport en capitaux ainsi que du savoir-faire ».
D’où « l’importance d’un partenariat ciblé avec des firmes étrangères réputées dans le secteur minier, afin de bénéficier de leur expérience et expertise, à même de donner la compétitivité nécessaire aux opérateurs algériens sur le marché international », a-t-il relevé
C’est pourquoi, selon notre expert, avec cette nouvelle loi, « l’Etat dispose du cadre législatif idoine pour relancer la production minière nationale et renforcer ses capacités d’exportation, tout en générant des revenus en devises ».
Tout en soulignant que « l’année 2025 s’est imposée comme une année charnière dans la relance du secteur minier, longtemps sous-exploité », Brahim Guendouzi a affirmé que « le secteur minier est désormais au cœur de la stratégie de diversification économique dont la valeur ajoutée réduira inéluctablement les importations, permettant à l’Etat d’économiser des millions de dollars et de générer des revenus à travers l’amélioration des différentes industries telles que le marbre, le carbonate de calcium, la barytine, le feldspath, le kaolin, le zinc et l’or ». Si pour Brahim Guendouzi, plusieurs projets structurants sont en phase de concrétisation, annonçant un tournant stratégique pour notre économie, « il faut savoir qu’au cœur de cette dynamique, le mégaprojet de Ghara Djebilet se distingue en étant l’un des plus grands gisements mondiaux, avec des réserves estimées à 3,5 milliards de tonnes », a-t-il tenu à rappeler. Et de conclure en soulignant que « l’Algérie est un pays continent qui possède un potentiel géologique intéressant en substances métalliques et non métalliques.
Cette richesse en ressources minérales, peut contribuer au développement socioéconomique du pays. Malgré cela, le secteur minier reste très peu productif, par rapport au potentiel que recèle le pays ».
Propos recueillis par Ferhat Zafane
