Le politologue Mustapha Heddam, convaincu que «cette visite profite davantage au Liban qu’à l’Algérie», souligne qu’elle représente «une occasion pour les deux pays de renforcer leurs relations bilatérales et d’aborder des sujets d’intérêt commun, tels que la stabilité régionale et la coopération économique».
Il a tenu à rappeler que «l’Algérie n’a jamais manqué à son devoir envers le Liban, sans jamais rien attendre en retour». Il cite notamment «l’élan de solidarité manifesté lors de la gigantesque explosion du port de Beyrouth en 2020, avec le déploiement d’importantes ressources humaines et matérielles pour faire face au sinistre».
Plus encore, le politologue rappelle «la décision du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, d’envoyer au Liban, en août 2024, de grandes quantités de fuel de haute qualité (ndlr : 30 000 tonnes) pour relancer ses centrales électriques et lui éviter de rester plongé dans le noir».
Pour Mustapha Heddam, cette visite «revêt une importance particulière», dans la mesure où il s’agit du «premier déplacement, depuis 25 ans, d’un président libanais en Algérie». Elle traduit, selon lui, «une volonté commune de renforcer les liens historiques entre les deux pays frères».
F.Z.
