Les juges de la 4e chambre pénale près la cour d’appel d’Alger ont confirmé le premier jugement prononcé par le président de la section des flagrants délits du tribunal de Bir Mourad Raïs, c’est-à-dire deux ans de prison ferme. Pour rappel, le procureur général près la cour d’appel d’Alger a requis l’aggravation de la peine contre un inspecteur de police qui exerçait au niveau de la salle de trafic de la sûreté d’Alger. Ce dernier a estimé au cours de son réquisitoire que toutes les preuves légales et matérielles relatives aux accusations notamment l’utilisation de la profession à des fins personnelles et d’avoir accepté d’indus avantages, sont formelles et ont donc une intention criminelle.
Le prévenu a été arrêté suite à une souricière qui lui a été tendue par les éléments de la police judiciaire dépendant de la sûreté de Bir Mourad Raïs. Il a été arrêté en flagrant délit et en possession d’une enveloppe contenant 10 000 dinars qui lui a été remise par la plaignante. Cette dernière a, au cours de sa déposition, affirmé aux investigateurs que l’inculpé a accepté d’intervenir dans le cadre de la mission qui lui est confiée pour dépêcher des policiers pour l’arrestation de son frère qui était en état d’ivresse et avait cassé tout ce qui se trouvait sur son chemin dans le domicile familial sis à El Mouradia. Placé sous mandat de dépôt à la prison d’El Harrach, le policier qui a été révoqué par la Direction générale de la sûreté nationale a, tout au long de son passage à la barre, reconnu tous les faits qui lui ont été reprochés.
Il a déclaré : «J’ai accepté la proposition qui m’a été faite par la plaignante car je voulais sauver ma femme qui s’apprêtait de subir une intervention chirurgicale». Il convient de signaler que l’incarcéré a écopé en première instance de deux ans de prison ferme. Les avocats de la défense ont sollicité l’application des articles ayant trait aux circonstances atténuantes.
R.H.