Les débats autour du projet loi relatif au règlement budgétaire de l’exercice 2022 se sont poursuivis hier à l’APN ou plus d’une centaine de membre de l’auguste assemblée se son relayés pour exposer leurs préoccupations et pour certains leur critiques, parfois acerbes, à l’égard du suivi et de l’application de la loi de finances sur le terrain.
Lors des débats, les députés de l’Assemblée populaire nationale ont exprimé diverses préoccupations concernant, surtout, la gestion des dépenses publiques, et le rôle du contrôle du Parlement. Certains députés, à l’image de Habib El- Mekki (RND) a notamment axé son intervention sur le manque d’infrastructures dont souffre la wilaya de mascara, notamment sur le plan des infrastructures sanitaires, l’emploi en appelant à la levée du gel au sujet du projet de l’hôpital de 500 lits. Il a ajouté que « le problème des infrastructures éducatives demeure persistant au point ou certaines communes sont dépourvues de lycées».
Concernant le transport, Habib El- Mekki, a estimé que la wilaya souffre d’un manque abyssal », dès lors que selon lui « les écoliers de certaines contrées sont contrains chaque matin de faire des kilomètres pour rejoindre leur établissements». Idem pour le député Belkhir Zakaria du MSP qui a fait part du retard accumulé dans l’exécution de certains projets au niveau de la capitale en citant «l’arrêt des travaux du tronçon «Sablettes- Bordj El- Kiffan alors que le budget a été voté en son temps». Les députés, dans leur majorité, ont également abordé la question d e l’exécution des budgets alloués en appelant le ministre du secteur à «une meilleure exécution des budgets alloués et à la mise en œuvre rapide de la carte nationale des subventions ciblées». Concernant le recouvrement fiscal, le député Zakaria Belkhir du MSP a insisté sur «la nécessité d’intensifier les efforts de recouvrement fiscal pour améliorer les recettes de l’État. Aussi, il a évoqué le développement du secteur numérique en soulignant « l’importance de développer ce secteur et de mettre en place des mécanismes efficaces pour l’exécution des crédits».
De son coté le député du MSP, Khadidja Belkadi s’est interrogée sur le meilleur moyen de contrôler les finances publiques en suggérant «le contrôle parlementaire sur la gestion des finances publiques», ajoutant que «la loi organique relative aux lois de finances, a permis un meilleur encadrement de l’affectation des dotations financières, ainsi que la mise en place des cadres juridiques indispensables à la mise à disposition des informations et des données qui peuvent être utilisées, en vue d’assurer une étude minutieuse et résumer la teneur des projets des lois de finances». Certains députés ont également interrogé le ministre sur l’impact des politiques budgétaires sur l’économie nationale et les citoyens. Au suet des priorités, le député Faouzi Achouri, du FLN a demandé au ministre des informations sur» les priorités budgétaires pour l’année 2022 et les objectifs visés par le gouvernement». Concernant la question de la transparence et de la responsabilité, le député indépendant Mohamed Tidjani, a insisté sur « la nécessité de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques». A l’heure où nous mettons sous presse, les débats se poursuivent au niveau de l’Assemblée.
Nous y reviendrons, notamment avec l’intervention du ministre, Abdelkrim Bouzred. Lors de sa présentation du texte lundi dernier, il a estimé que, le projet de loi portant règlement budgétaire est un outil clé pour vérifier la concordance entre les prévisions faites dans les lois de finances et les résultats réels et évaluer les conditions de mise en œuvre des procédures budgétaires.
Ferhat Zafane
