Les magistrats de la première chambre pénale de la cour d’appel d’Alger statueront aujourd’hui sur le procès en appel de Tahkout Mahieddine dans l’affaire dite des «employés impayés».
L’homme d’affaires incarcéré depuis presque cinq ans et qui se trouve actuellement à la prison de Menia devra répondre des accusations portées à son encontre pour non-paiement de pas moins de 16 000 employés. Au lendemain de sa poursuite par les plaignants, le groupe Tahkout a justifié à travers un communiqué de presse le non versement des salaires aux employés par «la décision de la justice de bloquer ses comptes bancaires» qui a pénalisé «l’ensemble des salariés du Groupe Tahkout ainsi que leurs familles ». Le blocage des comptes bancaires du groupe survient après l’incarcération de son propriétaire Mahieddine Tahkout, de deux de ses frères et de son fils, dans le cadre des enquêtes sur la lutte contre la malversation et la corruption pour lesquelles ils sont inculpés et condamnés. Il convient de signaler que la plus lourde peine infligée contre l’inculpé est de l’ordre de 16 ans de prison ferme. A titre d’exemple le Procureur général près la Cour d’Alger (chambre pénale) a requis dimanche des peines de 18 années de prison ferme à l’encontre de l’homme d’affaires, Mahieddine Tahkout et 12 années de prison ferme à l’encontre des Ex-Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, poursuivis pour des faits liés à la corruption.
Le représentant du parquet a également requis une amende de 8 millions de Da à l’encontre de Tahkout Mahieddine , et 3 millions de DA pour chacun des deux accusés, Sellal et Ouyahia, avec confiscation de tous leurs biens. Concernant la famille de Mahieddine Tahkout, la même juridiction a requis une peine de 8 ans de prison et amende de 8 millions de DA à l’encontre de Tahkout Rachid, Tahkout Hamid, Tahkout Billal et Tahkout Nacer avec confiscation de tous leurs biens.
R .H
