Par S. MÉHALLA
Les révélations fracassantes du général Tiani ne font que confirmer ce que beaucoup savent déjà : la France, loin d’être un partenaire bienveillant, est le principal artisan du chaos qui ravage le Sahel.
Sous couvert de lutte contre le terrorisme, Paris mène une guerre néocoloniale impitoyable, déstabilisant les États, manipulant les groupes armés et semant la division pour mieux piller les ressources de la région.
Les accusations portées contre les structures françaises, de la cellule de Jean-Marie Bockel à la « cellule Sahel de l’Élysée », sont accablantes. Ces officines, disposant de « fonds illimités », agissent en toute impunité, recrutant des web-activistes pour mener une guerre de l’information et soutenant logistiquement des groupes terroristes, y compris via des réunions secrètes à Abuja.
L’implication de la France dans le terrorisme est particulièrement choquante. Iyad Ag Ghali, chef d’Ansar Eddine et du GSIM, est dépeint comme une « création française », un instrument utilisé par Paris pour propager l’instabilité au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Comment croire que la France, censée combattre le terrorisme, puisse soutenir financièrement et logistiquement un tel individu ?
C’est un double jeu cynique et criminel.
La France, par ses agissements, a non seulement déstabilisé la région, mais a également contribué à l’émergence de groupes terroristes qui menacent la sécurité des populations locales. Elle a créé un cercle vicieux de violence et d’instabilité dont elle est la principale responsable.
L’hypocrisie française son atteint comble avec le recours à des états-vassaux pour masquer son ingérence. En impliquant les Émirats arabes unis et le Maroc, la France démontre une fois de plus sa capacité à instrumentaliser ses alliés pour servir ses propres intérêts. Ces pays, en se laissant entraîner dans les manœuvres de Paris, se rendent complices et doivent répondre de leur crime.
L’heure de vérité sonne depuis longtemps.
La France, puissance déchue, s’accroche à son pré carré africain par le crime et le chaos. Ses méthodes ? Un cocktail toxique de terrorisme par procuration (via Ag Ghali et l’EIGS).
Sabotage économique (embargos, manipulation des prix des matières premières) et guerre informationnelle (médias corruptibles, cybermilices).
Il est temps que la France cesse de se considérer comme le gendarme de l’Afrique et qu’elle reconnaisse les dégâts considérables qu’elle a causés.
Le Sahel a besoin de partenaires sincères et respectueux, pas de prédateurs néocoloniaux.
S.M.
