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Mot à dire

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Le harak, Lady Macbeth et les bonimenteurs…



Non, pas ce chef d’État, pas ce Premier ministre, pas ces ministres, pas ces secrétaires généraux, pas ces directeurs centraux, pas ce chef des armées, pas l’armée même, pas ce chef de la police, de gendarmerie… de la police et de la gendarmerie nous nous en cagnons. En passant pas de journaux ni de journaleux, et puis d’ailleurs, ces journalistes se mettent à nu au moins disant dans leur carrière, pas besoin d’enchères, pas de télés aussi, leurs caméras loucheuses, leurs animateurs bègues et leurs oreillettes de vulgaires œillères. Pas de professeurs, d’experts, pas d’importations, pas de marchés, pas d’usines, non, pas d’usines, pas de chefs d’entreprises, pas de banques, pas, pas… et la liste de yetnahaw gâa est interminable. Tout un parchemin n’ayant in fine qu’une seule sentence toute avouée : pas de VOTE.

Ça rappelle étrangement l’étape du refus et de déprime d’un gamin. Une régression enfantine genre pas de chaussures. Non, pas de bain. Pas manger. Pas boire. C’est harassant lorsqu’un enfant vous fait ce numéro à la maison en interprétant l’insurrection du non. Un petit rebelle qui parfois fait rire, parfois énerve en laissant que l’envie de le baffer ou vous vous arrachez les cheveux. Mais toujours, pitié il fait, ce genre de gamin. Cette période-là est l’étape du non.

Qu’est ce qu’il lui prend ?

Hier il mangeait comme un ogre ce bébé, hier, il adulait picorer dans la main du Premier ministre, des ministres, des banquiers pour plaire au ministre de l’Habitat…  Hier, il voulait sa petite affaire plus que tout, afin de se marier avec l’argent de l’ANSEJ ou faire une entreprise de transport… aujourd’hui il s’en lave les mains de son passé comme si le fait de se laver le corps, ou une partie du corps, contribuait aussi à se « désinfecter» l’esprit. Ça rappelle étrangement la pièce de William Shakespeare dans laquelle lady Macbeth, coupables de crimes, ne cesse de se laver les mains pour faire disparaitre les tâches de sang qui ne disparaissaient pas.

Pour en revenir à notre sujet, oui. Le message de ce Harak, sa formulation claire du NON prouve, comme chez l’enfant, qu’un «je» est dorénavant là. Qu’il faudra désormais composer avec. Négocier avec. Consulter. Mais il y a toujours une limite entre un besoin et une provocation. Une demande et une menace pour la stabilité du pays, déjà fragilisé par tant de corruptions et tant de crises. Ce sont ces limites-là que ce Harak ne doit jamais franchir. Eviter les excitations exagérées, les défis saugrenus, les efforts inutiles… Il nous faut une rectitude morale. Nous avons des élections, c’est aujourd’hui acté. Le mieux que l’on puisse serait d’oublier nos malentendus, calmer ce bébé partisan du NON et prendre conscience que nous avons besoin d’un Président. Il doit émerger entre les cinq candidats par respect à notre pays. Ce faisant, mettre un grand bras d’honneur aux bonimenteurs, les tireurs de ficelles d’ici et d’ailleurs.

 

S. M.   

 

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