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Mot à dire

Derniere minute

Mon éternel «Je t’aime» !



La mienne, ma terre, était exactement à l’image de ce courant. Électrique :

 

« Tu sais, mon chameau (ça la badinait tant de m’appeler comme ça, C’est affectueux, me narguait-elle), que ma mission dans cette pu… de la création est de t’aimer, te ré-aimer à travers tes enfants, de t’aimer encore par tes proches, et de te ré-aimer enfin. Que penses-tu de ça ? Tu n’as pas une sacrée chance de co…, toi ? Dis chamelonet, mon mimi, mon mien ? Ta révolte sourde et muette à la c…? Un zéro qui as eu raison de toi en te plantant au centre !!!!!»

 

Fidèle à elle-même, ma moitié.

Ma terre !

Elle fut comme ça dès le départ.

Exerçant le métier d’être heureuse et ensoleillée.

Naturellement.

Depuis le début de notre relation, elle tente d’épancher ses sentiments tout en jurant bellicisme dans le souci de veiller sur son HOMME.

De son Homme, jalouse. 

Cupide, ma chérie.

Ma terre !

Même quand des milliers de «kilomètres» d’heures nous distanciaient, elle se régénère dans l’imaginaire comme si point de séparation.

Des traditions, principes, éducation, morale… elle se fichait éperdument même quand on l’y assigne.

L’anti-taboue, ma chérie.

Rien ne devait être choquant selon elle.

Surtout si le sujet est son homme. 

Elle a trop bien cuvé le verbe «aimer» à y être possédée.

Aimer, c’est sa vie en thèse, en philosophie, foi et certitude. 

Aimer, selon elle, est de se surpasser dans tout ce qui a goût à notre relation. Le couple, son couplet fétiche jamais démodé… en vogue, à jamais.

Ma terre !

Féminine, pour l’être, elle l’était.

Sans effort.

Féminine, elle pouvait être docile, en même temps souffler sur la braise quand on la malmène. Et on la malmène souvent.

Féminine, elle pouvait, aussi, être tigresse et protéger son territoire du risque de la… flamme.

Féminine, elle savait se mettre à genoux à son homme, les yeux amadouant un touché sensuel, éplucher un fruit, de son tiroir une fraise par exemple, une fraise, ou une orange à la limite de sa Mitidja débarquée. Ou bien une poire tiens, une poire !  Une belle sortie d’un fantasme des serres cultivant le Plaisir, toute sorte de plaisirs à fouiner dans les pores qui respirent le secret d’une jouissance jusque-là secrète.

Une belle, pomme, tiens, ou une poire, une pomme, une poire !

Une des plus audacieuses dont la forme, oui la forme, psalmodie une messe basse au creux d’une main insolente, toute petite la main, mais qui a le pouvoir de cracher… le feu.

Féminine, enfin, elle savait être agressive et incinérer les becs-de-lièvre récalcitrants dans sa lèvre, dans sa langue...

Pour l’être, elle l’était, un féminin ardent, ma terre.

Pour cela, elle a eu dès le début de la rotation  de novembre la couronne de ma confiance éternelle.

Mon «je-t’aime» éternel.

 

S. M.

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