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Si jeunesse pouvait !...



Sans citer d’exemples, la relève de la gouvernance aujourd’hui de par le monde est passée aux quadragénaires quand des exceptions de petits génies de 24-25 ans ne sortent pas du lot.

Chez nous, la tendance reste aux générations nées dans les années 30… Ces sombres années de l’histoire caractérisées par une crise mondiale fatale, des politiques dénigrées, l’émergence du fanatisme de tout poil... et menaces de tout bord. L’aventure de la gouvernance chez nous a mené le pays au marasme plombé par une crise financière, une bourse en panne, une industrialisation factice, une agriculture stérile, une culture monodimensionnelle, un citoyen aux œillères, un chômage asphyxiant, à un déséquilibre entre la production de richesses, les dépenses et la redistribution, à l’indifférence d'un État vulnérable, économiquement et politiquement, et dépassé… Un discrédit des élites, une errance sur la scène internationale. Une colère sociale, doublée d'une gabegie morale, qui se meut en Hirak. Petit rappel : cette gabegie a été le socle d'une idéologie antidémocratique qui prit la main sous l’ère du parti dissous, débouché sur des lendemains assassins. Le même «génie» des années 30 : Rejet du libéralisme, crise culturelle, repli dans des abris d’esprit dangereux pour la société, un nazisme naissant qui prétend repenser le monde. C’est l’œuvre et le souvenir des années 30, les années de naissance de nos gouvernants, 40 ans avant la naissance des gouvernants des pays développés. Pour y pallier, on invente une recette en invitant des personnalités, dites nationales – reste à définir ce qu’est une personnalité nationale et une autre qui ne l’est pas – proposées par le Forum civil pour le changement (FCPC) – fallait de même bien nuancer civil et non pas militaire et qui, svp, possède à lui seul le bail du changement –, pour dialoguer avec le pouvoir pour se libérer du goulot d’étranglement d’une crise politique certaine. A l’appel, Djamila Bouhired, Taleb Ibrahimi, Mouloud Hamrouche et Mokdad Sifi, Karim Younes, Bouchachi, Fatiha Benabou, Nacer Djabi, Smail Lalmas, Ilyes Merabet, Nafissa Hireche, Aïcha Zinai et Islam Benaya… Sans faire la grosse gueule ou médire sur des gens connus surtout dans leur majorité pour leur incompétence pure, le peuple ne voit dans cette manœuvre qu’une énième tentative de viol. Il faut juste rappeler que 19% de la population algérienne ont moins de 25 ans, 23 millions moins de 30 ans, soit 55% de la population. Un taux d’accroissement de naissance de 2,03% par an. Autrement dit, les ¾ de la population algérienne n’ont pas droit au chapitre ni celui de formuler le vœu de vivre selon leur propre vision de l’avenir. On leur fait savoir subtilement que les soldes ouvertes pour un pouvoir bradé ne les concernent pas, même si aujourd'hui ce pouvoir s'offre au moins-disant… intellectuellement. Et tant que ces vanneries dureront, le pays sera à jamais vidé de sa substance d’avenir, son potentiel humain, voire la seule garantie d'une prospérité : sa jeunesse. S. M.

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