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Dans le Sud-est algérien, la ville de BATNA, capitale des Aurès, est à 435 km au Sud-est d'ALGER et à 113 km au Sud-ouest de CONSTANTINE. Située à 1 041 mètres d’altitude, dans une plaine arrosée par de nombreuses sources, cette ville est de construction entièrement française. Dans une région semi-aride, la température moyenne est de 4° C en hiver, la nuit elle descend en dessous de zéro et de 35° en été.

La région de BATNA faisait partie de la Numidie et des premiers royaumes indépendants berbères comme l'atteste le monument Madracen non loin de la ville. A quelques centaines de mètres au nord-est du futur village Nègre, sans doute sous influence carthaginoise, un des anciens Aguellids numides le roi GAÏA, ordonna la construction du temple consacré à la divinité RABETNA. Le mausolée de Madracen (ou Medghassen) date de 300 ans avant-Jésus-Christ. Il s'agit d'un monument numide et le plus ancien mausolée de l'Algérie. Pendant l'époque de la Numidie Cirtéenne sur le territoire de la ville a été construit un fort avec les ruines du temple de RABETNA en avant-poste de leurs positions afin de protéger la garnison centrale de LAMBAESIS.

Aperçu des richesses de la région de BATNA :

-L’ALFA : il est ici de qualité supérieure et 685 000 hectares y ont été recensés et exploités ;

-Le BOIS : de chauffage ou de construction avec 400 000 hectares exploitables (Chêne vert, Pin d’Alep, Cèdre et même le Genévrier y sont en grande abondance.

-Les MINES : La région de BATNA possède à elle seule plus de mines que toute l’Afrique, même la France et probablement une partie de l’Europe. On y a recensé : Cuivre premier choix ; Fer oligiste et Manganèse d’une très grande richesse ; Plomb ; Mercure ; Fontaines abondantes en toutes saisons et assez rapprochées de ces gisements. Les Romains avaient fait une masse de tuyaux pour mener l’eau dans les villages et pour remplir leurs citernes ; ces tuyaux sont encore sous terre, et le plomb n’est même pas désargenté…

Présence Française 1830 – 1962 Sous le commandement du Duc d’Aumale, les troupes françaises auxquelles se sont joints de nombreux indigènes se rassemblent le 10 février 1844 sur le plateau du Mansourah aux portes de Constantine. Elles traversent l’oued Rhumel et le soir même la troupe campe à AÏN-M’LILA. Le lendemain, elle dresse son bivouac à AÏN-YAGOUT. Le 12 février 1844, les soldats font halte auprès d’un important point d’eau, futur embranchement des routes de BATNA-BERNELLE et BATNA-CONDORCET. Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822 à Paris/1897 Italie). Distingué lors de la prise de la smala d'ABD-EL-KADER en 1843 et a participé à sa reddition en décembre 1847. Succédant à BUGEAUD, il a été nommé Gouverneur d’Algérie (1847/1848). Le Duc d’Aumale décide de dresser un camp provisoire à cet endroit. Les chefs indigènes ne comprenant rien au propos du Duc d’Aumale, demandent aux interprètes ce qu’il dit : « N’bet hena ». Les estafettes partent transmettre l’ordre du duc d’Aumale et les Français croient entendre « BATNA au lieu de N’bet Hena ». Ils en concluent que c’était le nom du lieu du bivouac ; ils le désignent BATNA – se rendant compte de la situation stratégique de ce lieu – et décident de construire un camp militaire fixe afin de contrôler les différents axes routiers, de protéger la route du Tell au Sahara et de dominer les montagnes de l’Aurès. Ces paysages merveilleux alliés aux vestiges archéologiques très importants des villes romaines du Nord, TIMGAD et LAMBESE, font de cette région un des hauts lieux des sites de l’Algérie.

BATNA : Capitale des AURES située entre Constantine et Biskra. A l’Est de BATNA, on découvre les Monts de BELEZMA plantés de cèdres. Un site remarquable au col de TELMET. Source : Mensuel « SPÉCIAL BATNA » du mois d'octobre 1984 – Transmis par M. REGAZZACCI Guy. Par suite des événements, ce camp prend un caractère de permanence et l’on décide d’y fonder des établissements durables. Le colonel HERBILLON ayant reconnu que la position du camp ne permettrait pas d’y installer les établissements, l’abandonne le 22 juin 1844 et en établit un autre à 2 km au Nord. C’est le quartier militaire actuel. Pour perpétuer le souvenir de la fondation du nouveau camp et rappeler avec le nom de son fondateur la belle défense du mois de mars, le colonel HERBILLON fait élever un petit monument avec l’aide des soldats de la garnison. Emile HERBILLON (1794/1866). Autre monument : Pierre ou la stèle inaugurale de la ville de BATNA : Ce monument a été conçu par le colonel Jean-Luc CARBUCCIA et érigé à son initiative le 19 août 1849. Est inscrit : Défense de l’ancien camp de BATNA les 10,11 et 12 mars 1844 par la colonne de BUTTAFOCO, lieutenant-colonel au 31e  de Ligne, 3e  Bataillon d’Afrique, 15e  d’Artillerie et 3e  Chasseurs d’Afrique. 1845 : Autour du camp s’installent des gens de toutes professions, notamment des vivandiers, marchands de liqueur, boulangers, bouchers, etc., vivant uniquement de leur industrie avec les troupes, mais pas un seul colon se livrant aux travaux de la terre.

La mosquée du Camp date de 1845. Le fortin (photo 2007 de Serge VIRET) 1846 : Leur nombre va s’accroissant. La construction d’une manutention à l’intérieur du camp attire des ouvriers. L’élément civil est devenu si important que la création d’un village à proximité du camp est envisagée. Et le 15 août, une commission consultative est nommée en vue d’établir un projet. Pour administrer les territoires conquis les années précédentes, on crée à BATNA un Bureau Arabe. Dans le but de favoriser la colonisation et de récompenser en même temps des services rendus, le Gouverneur général décide à la date du 28 décembre que des concessions à trois ou quatre hectares seraient offertes aux soldats libérables au 1er janvier 1847. La construction des puits est une des clauses dans les concessions. A la fin de l’année la population civile atteint 200 habitants. 1847 : L’importance de BATNA est accrue au 1er   février d’une subdivision dont le siège lui est dévolu. Le 8 mai, la Commission consultative, instituée l’année précédente décide, vu la situation particulière de BATNA au point de jonction des routes de BISKRA, TEBESSA, CONSTANTINE et SETIF, qu’une ville, et non un village, sera créée à BATNA.

Les travaux entrepris tels que la construction de l’enceinte du camp (terminé en 1858), de la caserne d’Infanterie et du quartier de la cavalerie (terminés en 1878), et les nombreux travaux en projet font affluer à BATNA une quantité considérable d’ouvriers de toutes les professions. 35 concessions sont délivrées dans le courant de cette année. Le 1er octobre, BATNA compte 16 maisons construites, 4 boulangeries, 2 boucheries, 10 puits, une usine à moudre le blé. L’administration municipale est confiée au commandant de la place. La police est assurée par deux voltigeurs. Un marché a lieu tous les dimanches. Au 31 décembre, la population s’élève à 511 habitants, mais pas un seul cultivateur. Le Marché de BATNA 1848 : Sur la demande de la population civile, un curé est nommé à BATNA, le 21 février. Le 8 septembre, une compagnie de milices et une section de pompiers sont créées. Les miliciens devraient être exercés chaque dimanche au maniement de l’arme et aux principaux mouvements de tirailleurs, dans le seul but de l’attaque et de la défense d’un village ou d’une position. Ils se recrutaient parmi les Européens et les indigènes valides. La ville de NOUVELLE LAMBESE voit officiellement le jour par décret du 12 septembre. Arrêté qui crée une ville européenne sous le nom de NOUVELLE LAMBESE : Au nom du peuple français, le Président du Conseil chargé du pouvoir exécutif, Vu les ordonnances des 21/7/1845 et 5/6/1847 sur les concessions et les créations des centres de populations en Algérie, Vu le rapport du Ministre Secrétaire d’Etat de la Guerre, Article 1er : Il est créé à BATNA, sur les routes de CONSTANTINE à BISKRA au lieu indiqué par les plans produits, une ville européenne pouvant renfermer 5 000 habitants et qui prendra le nom de NOUVELLE LAMBESE.

La superficie des limites du territoire de cette ville sera ultérieurement fixée. Article 2 : Le ministre de la Guerre est chargé de l’exécution du présent arrêté. Le Lavoir Immédiatement, l’autorité militaire se met à l’œuvre pour donner à la ville les éléments nécessaires pour vivre et se développer. Le 12 décembre, est arrêté un plan d’allotissement de la ville auxquels sont annexés un plan des jardins et un plan rural. Tous ces projets sont approuvés par la Commission consultative. Restait à attribuer ces lots aux colons. Dans une circulaire du 10 novembre, le Gouverneur recommandait aux Commandants supérieurs d’avoir un œil attentif sur les titres de demandeurs de concessions et sur les justifications qui seraient présentés par eux. Les colons qui se seraient soustraits à l’accomplissement des conditions qui leur seraient imposées par les règlements seront l’objet d’évictions rigoureuses. Désormais, la NOUVELLE-LAMBESE va être dotée progressivement des organes indispensables à son existence. 1849 : Le 11 janvier, le Cercle de BATNA est l’objet d’une réorganisation. Le 17 février, un service forestier est installé. Le 26 mai, on entreprend la construction d’une caserne de Gendarmerie. La dénomination de NOUVELLE-LAMBESE, donnée à la future ville qui devait s’élever autour de l’ancien camp de BATNA, n’était plus acceptée avec ferveur par tout le monde.

La distance, assez grande, qui la séparait de l’ancienne, la perspective assez rapprochée de reconstituer sur les ruines de cette dernière un village destiné à rappeler le souvenir de l’antique cité romaine, ces différents motifs et d’autres encore amenèrent l’autorité locale à demander que l’ancien nom de BATNA fût restitué à la jeune ville. Satisfaction lui fût donnée, et le 8 Août paraissait un Arrêté du Gouverneur Général, par lequel la ville française de NOUVELLE-LAMBESE, prendrait à l’avenir la dénomination de BATNA. (Source ANOM) : Un camp militaire est fondé par le duc d’Aumale le 12 février 1844, près duquel s'installent des civils. La ville de Nouvelle-Lambèse, créée par arrêté du 12 septembre 1848, reprend le nom de BATNA par décret du 20 juin 1849. Elle est érigée en commune de plein exercice par décret du 18 février 1860 avec deux annexes : -FESDIS : Le centre de population, déjà projeté en décembre 1853, existe en 1861. Il est créé officiellement par décret du 29 septembre 1862, en même temps que QUESSAÏA. Il est rattaché à la commune de plein exercice de BATNA par décret du 10 mars 1864. Il est érigé en commune par arrêté du 4 avril 1957 (avec les centres de QUESSAÏA et KASSEROU).

-QUESSAÏA : Centre de population créé par décret du 29 septembre 1862, en même temps que FESDIS avec lequel il se confond. Mairie de BATNA Le choléra qui avait fait son apparition dans la province, courant septembre, n’épargna pas BATNA et au 11 décembre on dénombrait tant dans la ville que dans le camp, 52 cas. 16 nouvelles maisons sont construites en 1849. 1850 : La colonisation a pris un grand développement. Plusieurs colons ont demandé et obtenu des concessions rurales de 25, 50 et 75 hectares, avec l’idée bien arrêtée de se livrer à l’agriculture.

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