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MARENGO (SUITE ET FIN)



MARENGO est situé au centre-nord de l’Algérie à 75 km au Sud-ouest d'Alger et à 12 km au Sud-ouest de TIPASA. Climat de type méditerranéen, caractérisé par un été chaud et sec et un hiver doux et humide. 

Les collines et les pentes modérées qui existent entre son territoire et la mer, la jolie et fertile vallée qui débouche sur les ruines de TIPASA, lui assurent des communications faciles et promptes avec le littoral. Situé sur une des ondulations qui ferment la plaine du côté de l’Ouest, ce village est d’aspect agréable. Parmi les pics qui dentellent la chaîne imposante de l’Atlas, qui lui sert de fond, se détache une montagne conique qu’on remarque nécessairement à cause de sa forme, de sa situation isolée, et surtout parce qu’on l’a presque toujours en face de soi depuis BLIDA. C’est le SIDI-MOHAMMED ou ALI, ainsi nommé d’un marabout des BENI-MENACER qui y est enterré. Les colons l’appellent le pain de sucre. 

Le territoire de cette commune, sans présenter autant de difficultés de défrichements que celui de l’AFROUN, a cependant nécessité le concours des soldats. La broussaille s’y est montrée plus abondante que le palmier nain, et a offert moins de résistance aux outils du reste, les terres sont fertiles et de qualité variée. Une forêt de près de 300 hectares, celle de SIDI-SLIMAN, qui s’étend à 2 000 mètres du rivage, toute peuplée d’ormes et de frênes d’une belle venue, est en voie d’aménagement par les soins du service forestier. Les prairies, qui terminent la forêt au Nord, fournissent le foin nécessaire à la consommation des bestiaux. L’abondance des eaux crée à cette localité, autant que la bonté du sol, des conditions particulières de richesse ; un canal, dérivé de l’oued-MEURAD, amène dans le village toutes les eaux d’irrigation qui peuvent arroser des centaines d’hectares, et donne naissance, dans son parcours à quatre chutes de 15 à 30 mètres chacune, susceptibles de faire mouvoir des usines importantes. « Les fièvres, qui ont accompagné les débuts, ne présentent maintenant aucune gravité ; elles disparaîtront avec la fin des défrichements auxquels les colons travaillent avec ardeur et grand profit. Des travaux considérables ont été exécutés au dedans et au dehors de MARENGO, pour le rendre digne de sa destinée qui l’appelle à devenir la capitale administrative de toute la Mitidja occidentale. En vue de cet avenir, vu d’ailleurs la difficulté de le rattacher à aucun autre centre de population, il a été laissé sous la direction militaire au capitaine du génie MALGLAIVE, qui est à sa tête depuis sa création, et qui a, plus d’une fois, fait exécuter sur sa fortune personnelle, les travaux qui dépassaient les limites du budget administratif. Le pont MALGLAIVE sur l'oued Meurad. STATISTIQUES OFFICIELLES (1851) : -

-Constructions : 200 maisons construites par l’Etat ; construction des colons : 5 greniers, 27 hangars, 180 écuries ou étables, 70 gourbis, 94 puits. Bétail distribué : 174 bœufs, 174 truies. 

-Matériel Agricole distribué : 174 charrues, 87 herses, 190 bèches, 190 pelles, 190 pioches, 87 voitures bouvières, 1500 objets divers. 

-Plantations : 14 150 arbres. 

-Concessions : 1 555 hectares – Défrichement : 951 hectares. Récoltes en grains (1852): Sur 502 hectares cultivés en grains, 2475 hectolitres de blé tendre, 1100 de blé dur, 1800 d’orge, 180 de seigle, 125 d’avoine, 144 de maïs, 80 de fèves, d’une valeur totale de 75 258 francs (fin citation DUVAL) ». 

L’assèchement du lac HALLOULA va permettre la disparition complète des marais et, en 1880, la vigne qui est plantée permet enfin aux colons de voir leurs efforts récompensés. Les travaux d'assainissement s'effectuèrent dans des conditions de difficulté extrême ; d'une part, du fait de l'insécurité à laquelle il fallut faire face de 1830 à 1842 ; d'autre part, en raison des fièvres paludéennes qui décimèrent les travailleurs attachés à des opérations exténuantes, d'abord de défrichement, par arrachage, des joncs, aloès et palmiers nains qui peuplaient les marécages et ensuite de creusement des canaux et fossés d'écoulement. Le vignoble à MARENGO s'étendait sur 2 276 hectares avec une moyenne de 19 Ha 60 par propriétaire. En 1955, ce vignoble produisit 127 627 hectolitres de vins, soit une production moyenne de 1 139 hectolitres par producteur. Une forêt communale de 220 hectares, remplaçant les broussailles et palmiers nains de l'origine, apportait sa contribution à l'amélioration du climat. L'équipement de la ville était complet, il comprenait : 

- Services publics : 1 Mairie, 1 Gendarmerie, 1 Justice de Paix, 1 Hôpital, 1 Collège d'Enseignement Général, L’hôpital MARENGO. Trois écoles de garçons, trois écoles de filles, une école maternelle, une Poste, un Jardin public etc. Tous les services d'états, commerces de toutes sortes, Artisanat actif (mécanique, forge, chaudronnerie, bourrellerie, travaux publics, briqueterie, etc., cinq banques et organismes de prêts. Le petit marché…

 - Vie associative : Elle y était très développée : Associations agricoles, des Anciens Combattants, des Prisonniers de Guerre, Dames de Charité, Ligue de l'Enseignement, Union musicale, Société de Chasse, etc. Les sports y étaient largement pratiqués sur des terrains aménagés. Capitale de l'ouest Mitidja, MARENGO fut longtemps l'une des capitales algériennes du paludisme. Mais l'assèchement du lac Halloula et la disparition des marécages, lui firent perdre ce titre fiévreux.

 

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