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R I V O L I



Dans l’Ouest algérien, au Sud-est de MAZAGRAN (à 4 km), le village de RIVOLI est situé au Sud et à moins de 10 km de MOSTAGANEM, son chef lieu départemental.

Nom d’origine : HASSI-MAMECHE - Caractérisée par un climat semi-aride sec et chaud.

La présence d’un puits (HASSI) dans la région alimentait en eau de nombreux douars. Ce point d’eau était le bien d’une personne, connue pour sa générosité et ses bonnes œuvres, se nommant MAMECHE,

HISTOIRE

Présence turque 1515 -1830

Ce lieu a connu, de près ou de loin, toutes occupations de l’Algérie.

Depuis le 14e siècle, la tribu des HASSAÏNA et les Ouled MALEF, fractions des MEDJAHERS sont présents dans la région immédiate.

La région, dès cette époque, allait être mêlée activement aux luttes qui mirent aux prises Espagnols, autochtones et Turcs.

Au 16e  siècle, MOSTAGANEM, véritable place forte, a servi de base pour préparer les sièges destinés à chasser d’ORAN les Espagnols ; elle passe aux mains des Turcs en 1558 et fut alors agrandie et fortifiée par Kheir ED-DIN.

PRESENCE FRANÇAISE 1830 - 1962

C’est en 1831, le 4 janvier, que le général DAMREMONT fait son entrée à ORAN. Le Bey d’ORAN, HASSAN s’étant retiré, les tribus de l’intérieur se précipitent sur les garnisons turques créant une certaine anarchie.  Les événements militaires qui s’étaient succédé sans interruption depuis le 4 janvier 1831 n’avaient pas permis

de s’occuper sérieusement de colonisation.  Ce ne fut guère qu’à la fin de l’année 1845 que, grâce à l’activité et à l’énergie déployée par le général BUGEAUD,  aidé des généraux LAMORICIERE et CAVAIGNAC, et du colonel PELISSIER, la province d’ORAN se trouva peu à peu pacifiée.  Au moment de l’arrivée des Français, c’est la tribu des DRADEB qui séjourne à HASSI MAMECHE, arrivée de TAGDEMPT, place forte d’ABD-EL-KADER. Au Sud-est on note la présence d’une autre tribu, les Ouled HAMDAM qui s’étend vers NOISY-LES-BAINS.

En 1831, le caïd IBRAHIM, Gouverneur de MOSTAGANEM se déclare vassal des français, et l’Emir des Croyants organise la défense des Arabes. Les généraux DESMICHELS, PERREGAUX, LAMORICIERE ferraillent dans les environs et c’est le général BEDEAU qui obtient la soumission des BORDJIA, tribu voisine des Ouled HAMDAM le 7 décembre 1841 : Le futur RIVOLI est pacifié.

Rappelons qu’en 1841, le général BUGEAUD avait pris l’initiative de la colonisation, et des fermes avaient été créées à MISSERGHIN, par les spahis ; au Camp du Figuier par le 1er bataillon d’infanterie légère, à la SENIA par le 56e  de ligne. Bientôt, autour de ces fermes, ainsi qu’autour des postes militaires fondés dans les parties les plus éloignées de la province, des Colons arrivèrent, une agglomération se forma, quelques maisons furent construites, en un mot, des villages se créèrent…

Entre ARZEW et ORAN, toute une série de centres agricoles furent aussi semés de bonne heure dans la plaine :  SAINTE -LEONIE, en 1846. De 1848, datent les centres d’ARCOLE, ASSI-BEN-OKBA, ASSI-BOU-NIF, ASSI-AMEUR,  FLEURUS, KLEBER, LEGRAND, MANGIN, RENAN, SAINT-CLOUD, SAINT-LOUIS, VALMY.  D’ARZEW au Chélif, la route fut aussi jalonnée. En 1846, avaient été créés LA-STIDIA et MAZAGRAN ; de 1848 datent DAMESNE, SAINT-LEU, NOISY-LES-BAINS, ABOUKIR, TOUNIN, AÏN-TEDELES, BELLEVUE et RIVOLI.

LES PREMIERS COLONS SONT DES FRANÇAIS

Contexte : La France traversait alors une crise grave qui allait amener, en février 1848, des troubles et l'abdication de LOUIS-PHILIPPE et, au mois de juin, les émeutes parisiennes et le gouvernement CAVAIGNAC.  Le 19 septembre 1848 l’Assemblée constituante vote un décret qui ouvre « un crédit de 50 millions de francs au ministère de la Guerre sur les exercices 1848, 1849, 1850 et suivants pour être spécialement appliqués à l’établissement de colonies agricoles dans les provinces d’Algérie ». C’est la première fois qu’une entreprise coloniale officielle, subventionnée, d’une telle ampleur est décidée. Quarante-deux « colonies agricoles » doivent être créées en territoire militaire ; 12 000 colons transportés et installés aux frais de l’État, doivent recevoir en plus d’une concession de terre de deux à dix hectares selon l’importance de leur famille, une maison, des instruments, du bétail, des semences et des rations journalières de vivres pendant trois ans. « A l’expiration de ces trois années, précise le décret, les habitations construites pour eux et les lots qu’ils cultivent deviendront leur propriété. »  A cette époque, l’Algérie ne comptait qu’une cinquantaine de villages de colonisation peuplés d’environ 15 000 colons ruraux – dont 9 000 Français –, on peut se rendre compte de l’importance de l’effort envisagé. 

Le chiffre des colons qui bénéficieront du décret « ne pourra excéder 12 000 âmes en 1848 » car les crédits pour la fin de l’année 1848 ne dépassent pas cinq millions de francs. Les colons seront des « citoyens français, chef de famille ou célibataires ». Le décret distingue : « Les colons cultivateurs ou qui déclareront vouloir le devenir des colons ouvriers d’art qui exécuteront, soit individuellement  soit par association, tous les travaux d’installation des familles, et concourront aux travaux d’utilité publique reconnus indispensables pour le développement des colonies ».

On les a appelés « Ouvriers parisiens » mais ils ne sont pas tous natifs de la capitale.

Ces arrivants de 1848 viennent de Paris certes, mais aussi des départements du Nord, de l’Est, de Belgique et de Hollande. Ceux destinés à RIVOLI font partie du troisième convoi.

Le Magellan les transporte de Marseille à Mostaganem et le général BOSQUET les invite à choisir une des trois premières lettres de l’alphabet. « A », c’est RIVOLI. Ils sont 71 hommes, 41 femmes et 82 enfants. Le capitaine MAGNIN les installe au camp d’ HASSI-MAMECHE. Les Colons ont d’abord été logés dans des baraquements. Ils devaient être nourris jusqu’au 31 décembre 1850.

L’année suivante, un nouveau convoi de futurs colons arrivent à RIVOLI, après un voyage épique sur la frégate L’INFERNAL qui devant accoster à MERS-EL-KEBIR, se retrouve dans la baie de STORA (Est algérien). Escales à PHILIPPEVILLE, ALGER et enfin arrivée à la destination prévue (MERS-EL-KEBIR) et enfin MOSTAGANEM.  Ce nouveau centre se trouve dans la périphérie de MOSTAGANEM (10 km), situé dans le triangle de colonisation,

voulu par LAMORICIERE.  En effet, l’idée de la fondation du village colonial, au lieu dit HASSI-MAMECHE, remonte à l’année 1846, elle revient au général LAMORICIERE, qui était chargé à l’époque d’établir le triangle de la colonisation représentant les meilleures terres du territoire de la province d’ORAN qui regroupait les trois villes de MASCARA, MOSTAGANEM et

ORAN. Répondant aux critères de la ceinture des villages créés pour les besoins de la colonisation, aux alentours des villes, le bourg fut ainsi choisi pour l’existence d’une forte nappe d’eau, déjà localisée, la fertilité de ses sols et surtout sa situation géographique.

Le troisième convoi s’installe à HASSI-MAMECHE, lieu isolé et abandonné depuis 1830. Le sol du nouveau centre est formé d’alluvions du plateau de MOSTAGANEM, de terrains sablonneux et salés, des marnes. HASSI-MAMECHE est le nom du puits qui donne ses premières eaux aux colons, mais la nappe souterraine, alimentée par les eaux de pluie, a donné des ressources insuffisantes pour tous les besoins. On l’a appelé « cuvette de RIVOLI ». Quant à l’eau saline, on a essayé de la neutraliser par le tunnel RIVOLI-OUREAH.

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POSE DE LA 1RE PIERRE LE 10 JANVIER 1849

Une bouteille renfermant un écrit signé par tous les colons a été scellé et recouverte dans les fondations. Jusqu’en 1852, le centre est administré par les militaires, pour devenir RIVOLI. Tous les hommes devaient être présents matin et soir à l'appel au travail. Chaque soir extinction des feux.  Pendant cette période des colonies agricoles, RIVOLI était le chef-lieu d’une direction qui comprenait : NOISY-LESBAINS et LA-STIDIA. RIVOLI dépendait alors d’ABOUKIR.

Celle d'une ville italienne, sur l'Adige près de VERONE. Siège d'une victoire remportée par Bonaparte sur l'Autriche en 1797.  La bataille de RIVOLI a eu lieu le 14 et 15 janvier 1797 aux environs de Rivoli Veronese dans le Nord de l'Italie,  entre l'armée française et l'armée autrichienne. Elle s’inscrit dans la suite de batailles livrées pendant le siège de Mantoue, mené par l’armée d'Italie du général français BONAPARTE et les armées autrichiennes envoyées pour délivrer la ville.

L’auteur d’un Guide d’Algérie de 1855 nous décrit ainsi les premiers pas de cette colonie agricole de 1848 : « Elle

est située à l’extrémité occidentale de la Vallée des Jardins, sur la grande route de MOSTAGANEM à MASCARA. Cette colonie, composée de 70 maisons environ, ayant chacune un puits, est sans contredit, après MAZAGRAN, le centre agricole le plus prospère de la subdivision ».  Le voisinage de la riche plaine de l’HABRA n’a pas été d’une faible ressource pour les colons de RIVOLI, pendant les premières années de leur installation. Les travaux de défrichement, rendus pénibles et lents par l’extraction des palmiers nains qui couvrent tout ce territoire, n’auraient pas permis aux colons, malgré toute leur ardeur, de trouver dans leur concession des moyens suffisants d’existence pour leur famille. 

A ce sujet, L’Echo d’Oran du 25 novembre 1848 indique « qu’une souscription a été ouverte à MOSTAGANEM afin de payer les ouvriers ayant l’habitude de ce travail et qui serviront à défricher les lots de jardins des familles les plus nécessiteuses pour lafondation du village de RIVOLI. A la fin novembre le maire de MOSTAGANEM envoie à l’officier, chef de la colonie deRIVOLI, six défricheurs espagnols ».  Les défrichements se font généralement en hiver. La terre y est plus humide et le labeur un peu moins pénible.  Mais le travail ne s’arrête pas là. Les défricheurs vont sécher leurs souches devenant en été charbonniers. La vente du charbon de bois est immédiate et bien rémunératrice. De véritables « armées » de défricheurs se constituent et se déplacent en Oranie au gré des contrats d’une année sur l’autre. 

La plaine de l’HABRA leur fut alors d’un bien grand secours, ils y récoltèrent pendant les premières années une moyenne de 25 000 quintaux de foin, que l’administration leur acheta.  Maintenant les défrichements et les cultures sont très avancés ; les cultures industrielles se font déjà remarquer ; les plantations publiques ainsi que celles des particuliers ombragent le sol. Les colons ont suppléé à l’absence d’eau courante par des puits ; il y en a un dans chacune des maisons de la ville, et dans presque toutes les concessions, il y a une noria qui suffit aux irrigations. Tous les puits ont de 4 à 5 mètres de profondeur ; quelques uns même n’ont pas plus de 3 mètres.

Parmi les colons de RIVOLI, il en est quatre ou cinq qui se sont distingués, et ce n’est pas sans intérêt qu’on visite leurs propriétés. De ce nombre, nous citerons principalement M. BORDAS, qui a exécuté des travaux considérables, et M. BLOU, dont la propriété est en quelque sorte littéralement couverte par les cultures de tabac et de plantes industrielles : 25 000 pieds de vignes, 500 arbres fruitiers, 100 caroubiers et 200 caféiers ; le tout d’un grand rapport.

Statistique officielle (1851) :

Constructions : 71 maisons bâties partie par l’Etat, auxquelles les colons ont ajouté 8 hangars, 4 écuries, 39 étables, 9 gourbis, 69 puits.  Bétail (distribué) : 4 mulets, 48 boeufs, 7 chèvres, 41 truies, 18 verrats ;  Matériel Agricole (distribué) : 60 charrues, 30 herses, 60 bèches, 60 pioches, 60 pelles, 30 voitures bouvières, 6 brouettes ;  Plantations : 1 180 arbres – Concessions : 415 hectares – Défrichement : 235 hectares – Récoltes (1852) sur 395 ha cultivés en grains, 750 hectolitres de blé tendre, 1 500 de blé dur, 1 330 d’orge, 420 de seigle, 97 de maïs, d’une valeur totale de 36 087 francs.  Pendant la période militaire des colonies agricoles, RIVOLI a été le chef lieu d’une direction qui comprenait AÏN-NOUSSY, ABOUKIR, SIDI-CHERIF, BLAD-TOUARIA.

En 1857, RIVOLI devient une Commune de Plein Exercice.

En 1888, un Conseiller général de MOSTAGANEM, Monsieur BLOCH, en parle, lui, en ces termes, trente ans après :  « Village agricole prospère, qui, avec ses 1 500 habitants produit dès maintenant 18 000 hectolitres de vin par an ».

En 1902, la Commune de RIVOLI (1 693 hectares : 679 habitants dont 515 Européens) avait dans ses attributions :

-HASSAÏNIA et CHERABA, douars : )

-DRADEB, douar : ) 1 347 habitants (indigènes) – Surface : 2 241 hectares.

-NADOUR, hameau : )

« …Je quitte MAZAGRAN, toujours par la Nationale MOSTAGANEM-PERREGAUX, qui borde à ce moment la belle vallée du NADOUR, pour entrer bientôt dans un écrin de verdure. En effet, des deux côtés de la route, des arbres énormes et feuillus mêlent leurs branches et forment une très longue tonnelle jusqu’à l’arrivée à RIVOLI.

« RIVOLI un village, que j’aime bien, tracé par le génie militaire, ses rues sont larges, droites, parallèles ou perpendiculaires. Son aspect a changé au cours des années 1930. Les vieilles maisons de colonisation ont disparu pour laisser place à des bâtisses modernes dont quelques-unes, comme les villas DESPRES, SAURIN ou CHARPENTIER, témoignent d’un goût certain. La mairie elle-même a fait peau-neuve et dresse sa belle silhouette sur la place de l’église ».

« Mon meilleur souvenir est celui que m’ont laissé ses fêtes patronales, parmi les plus belles, sinon les plus belles,  de tout l’arrondissement de Mostaganem. Elles étaient tellement fréquentées que les chemins de fer mettaient à la disposition du public mostaganémois des trains spéciaux qui arrivaient vers 20 heures à RIVOLI pour en repartir vers deux heures du matin, et ce en dépit des cars et des voitures particulières qui envahissaient toutes les rues

du village. Quelle foule ! Quelle cohue ! N’empêche, on s’amusait bien.

« Un autre souvenir, teinté de tristesse celui-là : ce sont les inondations que pendant longtemps RIVOLI, construit dans une cuvette, eut à subir. Plus ou moins graves, elles étaient presque annuelles et les anciens gardaient un souvenir reconnaissant à M. GONNARD, leur ancien maire, qui, en 1903, se distingua lors d’inondations particulièrement dévastatrices.

« Enfin ce dernier souvenir qui me vient du cimetière : parmi les tombes, les plus anciennes bien sûr, certaines portent dans l’épitaphe la mention « né à Paris (tel) arrondissement » et rappellent que RIVOLI fut créé, en novembre 1848, avec la bénédiction de l’archevêque de Paris, par 71 hommes, 44 femmes et 82 enfants qui avaient quitté la capitale exactement un mois auparavant. En juin 1962 vivaient encore à RIVOLI des descendants de ces pionniers comme les HAUDRICOURT, CHAVET, SAINT-UPERY, VIGNAU, GRAILLAT, HAMELIN, etc.

« Avant de quitter RIVOLI je veux rappeler que le frère de notre directeur, M. Eugène BELLIER, fut un temps le maire du village et que le colonel RIVORY, commandant actuellement la base d’aviation du secteur de Nancy, est le fils d’un petit colon de RIVOLI. Mais je veux aussi rendre un hommage particulier à la mémoire de M. Humbert BOURDIOL.  « Humbert BOURDIOL, ingénieur agricole et esprit très curieux, avait appris qu’aux environs de COLOMB-BECHAR

on cultivait des blés hâtifs, une variété de blé dur, une variété de blé tendre. Ces blés étaient moissonnés dès le début avril, juste avant que ne soufflent les vents chauds du sud ou que n’arrivent les nuages de sauterelles.  BOURDIOL vit tout l’intérêt qu’il y aurait à acclimater ces variétés de blé dans le Tell. C’était en 1919, il revenait de la guerre. Avec persévérance il se mit à l’ouvrage et il n’eut de cesse jusqu’à la réussite. 

En 1934 il pouvait semer des blés hâtifs à RIVOLI, l’année suivante on en semait un peu partout dans le Tell, à la grande satisfaction des agriculteurs. Ces blés furent appelés « Florence Aurore » mais, pendant longtemps, ils furent connus sous le nom de « blés Bourdiol …».

ETAT CIVIL

-Première naissance en 1848 (03/12) : de TURLUTTE Amandine - Père colon âgé de 32 ans – Mère Ménagère âgée de 22 ans ;

-Premier décès en 1848 (25/12) : de SANDRE Julien, âgé de 17 mois natif de Paris -Père, 39 ans, cultivateur ;

-Premier Mariage en 1849 (04/06) : de M. LE ROUX J. Charles (colon natif de Paris)avec Mlle PERIN Anne (SP native de la Meuse) ;

L’étude des premiers actes de Mariage nous permet de révéler quelques origines :

-1850 (24/11) : de M. GELIX Jean (Cultivateur natif de l’Aude) avec Mme (Vve) MARTIN Marie (SP native de la Seine Maritime) ;

-1850 (02/12) : de M. GEORGE J. Michel (Cultivateur natif des Vosges) avec Mlle FOUCAULT Louise (SP native de Paris) ;

-1850 (21/12) : de M. RABION Edmé (Cultivateur natif de la Nièvre) avec Mlle BERNARD Marguerite (SP native de la Meurthe d’alors) ;

-1850 (23/12) : de M. REGNOULT Louis (Militaire libéré natif de l’Eure) avec Mlle LANGLOIS Eugénie (SP native de Paris) ;

-1851 (13/03) : de M. POINTU Claude (Colon natif du Puy de Dôme) avec Mlle CASTILHON Madelaine (SP native des Hautes Pyrénées) ;

-1851 (10/07) : de M. SAMUEL Jean (Colon natif de l’Isère) avec Mlle CHABUEL Marie (SP native de l’Isère) ;

-1852 (08/02) : de M. TUFFIER Hilarion (Colon natif de l’Orne) avec Mlle BARTHOLIN Catherine (Couturière native de la Loire) ;

-1852 (18/03) : de M. BEURVILLE Achille (Instituteur natif de la Marne) avec Mlle MONTALANT Léontine (SP native de Seine et Oise) ;

-1852 (05/05) : de M. REMY Michel (ex soldat natif de la Meurthe) avec Mlle SCHMITT Barbara (Couturière née en Prusse (Allemagne) ;

-1852 (20/10) : de M. HEMONET Pierre (Colon natif du Morbihan) avec Mlle BILLORET Louise (SP native de Paris) ;

-1852 (08/11) : de M. MASSOUTIER Jean (Colon natif du Tarn) avec Mlle ZIMMERMAN Françoise (SP native d’Alsace) ;

-1853 (19/01) : de M. LUBIN Louis (Militaire natif du Nord)avec Mlle CHERADAME Eulalie (SP native de Paris) ;

-1853 (26/04) : de M. MOLITOR Guillou (Cultivateur né en Prusse Rhénane) avec Mlle GUILLON Héloïse (SP native de Paris) ;

-1853 (09/05) : de M. MOREAU Pierre (Bottier né en Seine et Oise) avec Mlle VALLEE Joséphine (SP native d’Eure et Loir) ;

-1853 (09/05) : de M. GUYOT Joseph (Cultivateur natif de la Haute Loire) avec Mlle EB Anne (SP native de la Moselle) ;

-1855 (23/06) : de M. WILLEMS Jean (Cultivateur natif de la Prusse) avec Mlle CRISPIN Félicité (Cultivatrice native de la Drôme) ;

-1855 (27/10) : de M. GELIS Jean (Veuf Cultivateur natif de l’Aude) avec Mlle CLOSTRES Catherine (SP native de l’Ariège) ;

-1855 (31/10) : de M. PEYREGNE Jean (Charron-forgeron natif des Htes Pyrénées) avec Mlle BILLORET Louise (Propriétaire née à Paris) ;

-1855 (12/11) : de M. POURTALET Pierre (Meunier natif des Basses Pyrénées) avec Mlle CLOSTE Marie (Journalière née dans les Bouches du Rhône) ;

-1856 (28/02) : de M. RAMOND François (Garde-champêtre du Tarn et Garonne) avec Mlle ZIMMERMANN Eve (SP native d’Alsace) ;

-1856 (12/04) : de M. GRAULIERE Jean (Cultivateur natif de l’Allier) avec Mlle VALLEE Delphine (SP native de l’Eure) ;

-1856 (26/05) : de M. FAUQUE Louis (Cultivateur né à Paris) avec Mlle GILLOT Madeleine (SP native de Saône et Loire) ;

-1856 (06/09) : de M. GAULTIER Henri (Dessinateur natif de l’Indre) avec Mlle MONTALANT Caroline (SP native de Seine et Oise) ;

-1856 (27/12) : de M. DULAC Jean (Maçon du Lot et Garonne) avec Mlle CHARPENTIER Louise (SP native de Paris

Quelques mariages célébrés avant 1905 :

(1889) ALBY Joseph/HAMELIN Eugénie –(1899) ALCOSER Louis/BEHENG Marie –(1885) ALIX Ernest/COSTA Marie –(1880) AYMAT J. Jacques

/DUDON Marie -(1881) BARBAZAN J. Marie/VIGNEAU Marie -(1887) BEHENG Eugène/HAMELIN Augustine –(1897) BERNICOLA Ferdinand

/RAYNAUD Lucie -(1898) BENICOLA Rafaël/VELTEN Louise -(1898) BERTIN Jean/GIRIN Lucienne –(1891) BLAIN Adolphe/CORNU Eugénie -

(1898) BOITEUX Henri/PUJOL Marie –(1890) BONNEFONT Pierre/HAMELIN Adeline -(1887) BONNORE Baptiste/SAINT UPERY Marie –(1858)

BOUJASSY Jean/CHERADAME Alexandrine -(1873) BOURDIOL Joseph/FEUILLET Annette –(1880) BOURGUE Paul/COSTA Thérèse -(1894)

CABOT Pierre/SAINT UPERY Lucie –(1881) CANDEL José/LAUJOULET Yamina –(1880) CASTILLO Carlos/HERNANDEZ Maria -(1896) CHABAULT

Jean/LAURENT Pauline -(1898) CHARLES Eugène /FUGET Marie -(1890) CHARPIOT Elie/HAMELIN Eugénie -(1898) CHAVET Charles/SAINT

UPERY Marie –(1899) CHAVET François /PARALIEU Jeanne –(1895) CHAVET J. Baptiste/HAMELIN Célestine –(1865) CHERADAME Pierre

/CHARPENTIER Elise -(1860) CLASSEN Charles/BORDAS Jeanne –(1870) COEURET Ernest/VANIER Marguerite -(1899) COLLOMB Louis

/HAMELIN Célestine –(1891) COLUMEAU Louis/MOUILLOR Françoise –(1857) CORNU Eugène/BEGUIN Marie -(1898) COSTA Louis

/DEROUDILLE Marie –(1876) COURAU Mathieu /SAMUEL Henriette -(1882) CRASTE Baptiste /VIGNAU Marie -(1889) CRASTE Paul/GEY

Jeanne -(1892) CRESPO Pedro/BOX Dionicia –(1866) CUVELLIER Emile/DEVIGNE Hélène -(1890) DAMBLAISE J. Baptiste/GABRION Marie –

(1860) DARRICARRERE Firmin/SAMUEL Henriette -(1887) DAST François/CHABUEL Henriette –(1886) DAVID Gaston/ANDRE Emma -(1890)

DEJARDINS Achille/CUVEILLER Hélène –(1890) DELPLANQUE Henri/MOUILLO Antonia –(1859) DESJARDINS Jacques/DEVIGNE Florence -

(1888) DIAGORN François/SAINT UPERY Clémentine –(1874) DIDIOT Louis/GUYOT Marie –(1897) DISLE DE LALANDE Jean/JULIEN Clémence-

(1876) DORGANS Jean/ JEAN MARIE Victorine –(1856) DULAC Jean/CHARPENTIER Louise -(1887) DULAC Lucien/BEHENG Rosalie -(1880)

DUVAL Augustin/DESPAUX Rosine –(1888) EISINGER Adolphe/COSTESEQUE Maria -(1894) FAYON Jules /BEHENG Maria -(1899) FERRANDEZ

José/BOJ Joséfa -(1884) FEUILLET Pierre/DESPAUX Clémentine –(1876) FOURNIER PAZY Paul /VALLEE Marie –(1889) GALLION Félix

/HUMBERT Emilie -(1896) GALLION Jean /DIDIOT Joséphine –(1885) GARABAJA Antonio /FAYON Olympe -(1896) GIRCH Cirylle/CORNU Irma

-(1882) GIRIN Pierre/SPITZ Clémentine -(1898) GONGORA José/BEMICOLA Maria –(1898) GORLIN Charles /MICHEL Rosalie –(1876)

GOUAZON Jean/FAYON Marie -(1896) GRAILLAT Henry/HAMELIN Marie –(1895) GUYOT Pierre/MOLITOR Louise -(1897) HAMELIN Emile

/SAURAT Emilie -(1899) HAMELIN Eugène/JOUD Louise –(1894) HEMMERLIN Emile /RODRIGUEZ Maria –(1852) HEMONET Pierre/BILLORET

Louise -(1891) HERITIER Romain/MOUILLO Thérèse –(1866) HUMBERT Jules/BORDAS M. Louise –(1857) JAILLAT Jean /CHABUEL Marie -

(1894) JEAN MARIE Victor/NOGUES Noémie –(1876) JOUD Victor/SAMUEL Marie -(1868) JULIEN Edouard/FUGET Marie-(1899) JULIEN

Edouard/TREZZIT Marie –(1890) JUSSON COUMAT Romain /LASSUS Thérèse -(1892) KLOCK Mathias/BLOT Marie -(1866) LANGLOIS François

/GUILLOU Eloïse –(1890) LANGLOIS Louis/BOJ Maria -(1900) LAOUEZ Menad /BAKRETI Mahdjouba –(1899) LAURENT J. François /FOURNIER

Angèlle –(1896) LAURENT Maximilien /HEINRICH Louise –(1857) LECIGNE Henri/BON Catherine -(1866) LECIGNE Henri/SAURAT Bazilie -

(1873) LEROUX Stéphane/MOLITOR Marie -(1898) LORENZO Antonio/FRESIGNAC Marie –(1890) LOZES Paul/TARBOURIECH Marie –(1853)

LUBIN Louis /CHERADAME Eulalie-(1895) LUDWIG Ernest/ROMERO Maria -(1899) MADELINE Marie/BOURGEOIS Marie -(1900) MANCIET

Miltiade /BOURDIOL Marie –(1896) MASSON Louis/DORGANS Louise –(1852) MASSOUTIER J. Pierre/ZIMMERMAN Françoise -(1879)

MASSOUTIER Pierre/POURTALET Alexandrine –(1883) MAURY Guillaume/ALIX Marie -(1890) MORERE PEYROT Eugène/LASSUS Françoise -

(1894) MORIGAS Diégo/ALFOSEA Ramona -(1895) MORTAGNE Abel/DUJUS Marie -(1897) MOUILLOR Francisco/SERRANO Dolores -(1898)

NIOGRET Joseph/GALLION Berthe –(1882) PASCAL Jean/NOGUE Marie –(1892) PIGNOLY Paul/SAINT UPERY Sophie –(1891) POCQUET

François /UNTEREINER Marie -(1895) POCQUET J. Baptiste/UNTEREINER Marie -(1892) PRONO Adrien/PUJOL Eugénie –(1892) PRONO

Charles /GONGRA Maria –(1888) RAPHANEL Marie/MANACORDA Angela -(1850) REGNOULT Louis/LANGLOIS Eugénie –(1852) REMY Michel

/SCHMITT Barbara -(1883) ROBERT Pierre /FAYON Marie –(1879) ROBIN Joseph /BERGER Louise –(1874) ROBIN Pierre/FEUGASSE Marie -

(1899) RODRIGUEZ Joseph /TORREGROSSA Térésa –(1895) RODRIGUEZ Mariano /MORILLAS Maria –(1883) SABATER Manuel/BOX Maria –

(1869) SAINT UPERY Auguste/SAURAT Bazilie -(1859) SAINT UPERY Bernard /HAMELIN Marie -(1860) SAINT UPERY Jean/GUILLOU Virginie –

(1851) SAMUEL Jean/CHABUEL Marie -(1884) SCHNEIDER Jules/GUYOT Marie -(1869) SAURAT Antoine/DESJARDINS Alphonsine -(1897)

SAURAT Pierre /VALENTIN Alexandrine -(1900) SAURIN Paul/VERCELOTI Louise –(1890) SERRE Emile/CAUQUIL Louise –(1898) SERRE Emile

/SCHOENBERG Claire –(1895) TUDURI Juan /SANCHEZ Marie –(1896) TUDURI Michel/EISEINGER Sophie –(1881) UNTEREINER Henri

/LACARRET Catherine -(1885) VALLEE Joseph /GUYOT Marie –(1863) VERCELLOTTI Jacques/CHARPENTIER Amélie -(1888) VIGNAU Bernard

/PUJOL Marie –(1899) VIGNAU Paul/FAURI Marie –(1870) VIGNAU Pierre/AKERMANN A. Marie –(1890) VIGNAU Pierre/TALLIEU Marie -

(1892) VIGNAU Thimothée/CLOSTRE Jeanne –(1886) WAILLY Louis /MASSOUTIER Joséphine -(1892) ZAMMITE Jacques/BERNICOLA Maria –

Les premiers DECES relevés :

1848 : SANDRE Julien (17 mois) -LORIOT Louise (10 ans) –(1848) ROUILLON Anne (14 ans)

1849 : BUSNEL Adolphe (15 ans) -CHASSEIGNE Jean (bébé) -KOHLER épouse LENARD Jeanne (29 ans) – LENARD Emile (bébé) -PETIT Marie

(17 mois) – REPPELIN Rose (6 ans) -SCHMITT Maurice (2 ans ½) –SCHWEITZER François (bébé) -

1850 : AYMON Laurent (53 ans) -CHERADAME M. Louis (14 ans) –DUPLESSIS J. Baptiste (bébé) –FAYON François (7 ans) -HAMELIN Jules

(3 ans) –JACQUEMIN Louise (1 an) -METRA Julien (19 ans) –PAISANT Louis (bébé) - SIMON Emilie (1 an) –TUFFIERE Henriette (bébé) –TRUCHY

Adèle (bébé) -VERHR Marie (2 ans) -

1851 : BORDET Marie (67 ans)-CHARPENTIER Augustin (40 ans) -HAMELIN Juliette (1 an) – LEMEY Prosper (26 ans) -RIGAUD Marie (1 an) –

ROUILLON Joseph (30 ans)-

1852 : SAMUEL Marie (bébé) -

1853 : HEMONET Honoré (bébé) -REMY Michel (1 an) -SANDRE Pauline (1an) – SAURAT Marie (1 an) -TULLE Elisabeth (18 mois)

Quelques Naissances relevées :

1849 : COLLIN Clémentine (père Colon) ; LAZIGNAT Auguste (Père Colon natif de la Haute Vienne/Mère de la Haute Saône) ; LENARD Emile (père

colon natif de Guadeloupe) ; SCHWEITZER François-Léon (Père Colon natif de la Moselle/Mère née à Paris) ; SIMON Emilie (Père Colon) ; TRUCHY

Adèle (sans précisions) ;

1850 : BAHUET Charlotte (père Colon) ; CHARPENTIER Victor (Père décédé/Mère Epicière) ; DUBOIS Alphonsine (père Colon) ; DUPLESSIS J.

Baptiste (Père Colon) ; HAMELIN Juliette (père Colon) ; LUZARD Adolphe (père Colon) ; MONSALANT Hubert (père Colon) ; PETIT Auguste (père

Colon) ; POUGET Célestine (père Colon) ; ROUILLON Gustave (père Colon) ; TUFFIERE Henriette (père Colon) ; VILLEGUIER Alexandre (père Colon)

1851 : COLLIN Edouard (père Colon) ; DARRICARRERE Louise (père Colon) ; EVRARD Auguste (père Colon) ; GELIX Raymond (père Colon) ;

GOUDET Ernest (père Colon) ; GUILLOU Jacques (père Colon) ; LASIGNAT Marie (père Colon) ; LEROUX Stéphan (père Colon) ; TIREL Joseph (père

Colon) ;

LES MAIRES

RIVOLI : Colonie agricole créée en vertu du décret du 19 septembre 1848, sous le nom d'HASSI-MAMECHE.  Elle est définitivement constituée sous le nom de RIVOLI par décret présidentiel du 11 février 1851 et érigée en Commune de Plein Exercice par décret du 31 décembre 1856.  La commune est rattachée au département de MOSTAGANEM en 1956.

Les édiles ont été :

1857 à 1863 : MONTALANT François ;

1863 à 1867 : BORDAS Marc :

1867 à 1884 : HOURSAT Jean Antoine ;

1884 à 1896 : HAUDRICOURT Victor ;

1896 à 1903 : GONNARD Jean Marie ;

1903 à 1904 : SERRE ;

1904 à 1933 : SAURIN Paul père ;

1933 à 1942 : DESPRES ;

1942 à 1945 : FUGET ;

1945 à 1947 : BELLIET ;

1947 à 1962 : SAURIN Paul fils.

DEMOGRAPHIE

Année 1850 : 205 Européens,

Année 1876 : 1 286 habitants dont 413 européens,

Année 1926 : 2 673 habitants dont 785 européens,

Année 1936 : 4 684 habitants dont 753 européens,

Année 1954 : 5 564 habitants dont 618 européens,

Année 1960 : 6 320 habitants dont 582 européens.

Outre les malheurs qui se sont abattus sur RIVOLI : épidémies, sauterelles, etc..., le village a subi de graves inondations en 1900, 1927 et il a fallu remédier aux dégâts par la construction de deux tunnels.  Au point de vue des travaux agricoles, le voisinage de la plaine de l’HABRA a été une bonne ressource pour les premiers colons. Après les travaux de défrichement, très pénibles, ils récoltèrent une moyenne de 25 000 quintaux de foin achetés par l’administration puis on commença à s’occuper des cultures industrielles, des plantations publiques.

On essaye le tabac, le coton, les arbres fruitiers, les caroubiers et le café. Mais c’est la vigne qui domine : en 1880,  elle est plantée sur 280 hectares. En 1935, ce sont 4 545 hectares qui produisent 263 450 hectolitres de vin. En 1933 le Domaine Bled-KALIFA de Joseph BRUYAS produisait des Carignans et des Alicantes de bonne renommée. Celui du Clos MACHMECH de Camille FUGET donnait un vin particulièrement apprécié. Quant aux céréales, on récoltait le blé, l’orge, le seigle, l’avoine et le maïs. Un jour, le préfet de Mostaganem, à l’occasion d’une distribution de Prix, a pu dire : « Ces produits ainsi rassemblés, quelques variés qu’ils soient, sont loin de pouvoir donner une idée complète de la situation générale de nos laborieux colons ». Et il ajoutait « que pour s’en rendre compte, il faudrait les voir à l’oeuvre et partager leur vie ».  La PAROISSE - Auteur M. Louis ABADIE « Mostaganem de ma jeunesse » - C’est le 10 août 1850 qu’est créée la paroisse de RIVOLI. On lui donne pour protecteur Saint SERAPION.  Le premier desservant, en 1849 est le père COULON, jésuite de la résidence d’ORAN qui, rencontrant une certaine hostilité, rejoindra ORAN.

Eglise SAINT SERAPION : Crucifié à Alger pour avoir prêché la foi en Jésus-Christ. Il appartenait à l'Ordre de Notre-Dame de la Merci. Il était venu pour racheter des esclaves chrétiens. Comme il n'avait pas de quoi payer toutes les rançons, il envoya son compagnon chercher la somme manquante. En son absence, il fut arrêté et torturé à mort. Il est ainsi le premier martyr de son Ordre qui en connut bien d'autres.

Le premier membre de l’Ordre de la Merci qui mérita de recevoir la couronne du martyre pour la délivrance des captifs et la prédication de la foi chrétienne en pays infidèle.

La messe est célébrée dans une maison de colonie avant la construction d’une église. Celle-ci commencée en 1869 sera livrée au culte et consacrée le 19 décembre 1873 par Mgr CALLOT, évêque d’ORAN. Le premier curé en titre est l’abbé BREVET de 1850 à 1851n un saint homme, nommé, plus tard à TLEMCEN pour une cure qui durera plus de 50 ans. Viennent ensuite MM. DAGONNEAU (1851/1852), LOUSSERT (1852/1875), CANAC (1875/1889), ROUBIRE (1889/1909), ROUCHALEOU (1909/1919), CARMOUZE (1919/1924), WERNERT (1924/1936).  Puis durant deux ans, le curé de NOISY assure le service et il en sera de même de 1949 à 1950.  L’abbé JOURNIAC est curé de 1938 à 1945 ; l’abbé GAILLARD le sera de 1945 à 1948. Viendront ensuite les abbés MORDICONI (1950/1956), AMOROS (1956/1957) et enfin l’abbé BROUSSOLE de 1957 à 1962.  Cette paroisse de RIVOLI a donné à l’Eglise un prêtre, le chanoine Victor DEJARDIN, né en 1906, descendant des premiers arrivants, historien remarquable, et auteur de plusieurs monographies de villages d’Oranie.

Le Sénateur SAURIN Paul (père)

SAURIN PAUL, né le 27 août 1870 à Digne (Basses-Alpes), mort le 13 octobre 1933 à Hauteville (Ain).

Bien que commencé à Digne le 27 août 1870, le destin de Paul SAURIN fut exclusivement algérien. Très jeune, il suivit à Alger son père, lequel venait d'être nommé avoué-défenseur à la Cour. Le droit était ainsi la voie tracée au fils qui, sans quitter Alger, conquit son diplôme de licence et un certificat d'études de droit musulman et acquit en outre cette rareté : une complète connaissance de la langue et de l'écriture arabes.  Sa carrière désormais se lit ainsi : avocat stagiaire puis attaché au parquet général d'Alger, suppléant rétribué de

justice de paix à TOBLET et enfin, en 1901, juge de paix à MONTEYNAC.

Mais entre-temps a éclaté l'affaire Dreyfus et SAURIN a donné dans les passions que l'on sait d'un coeur entier,  donc aveugle. Résultat : en 1904, il ne veut plus du souci de l'Etat, il démissionne pour raisons de famille. Il fuit le monde, part s'établir dans ses vignes, en Oranie, non loin du bourg de RIVOLI. Il y passera les trente dernières années de sa vie, en colon qui adore sa terre, l'amélioration de son domaine primant tout autre souci.

Toutefois, la blessure de 1904 n'est pas parvenue à tuer en Paul SAURIN le goût de l'action publique. Conseiller municipal puis maire de RIVOLI, le voilà en 1913 conseiller général ; en 1920, délégué financier, en 1923 président de la délégation financière. Ainsi, la voie du Sénat lui est-elle ouverte, le département d'Oran l'y envoie siéger en janvier 1927. Préférant le travail dans les commissions de l'Algérie et de la marine il prit rarement part

aux débats.  C'est dans l'Ain, à HAUTEVILLE, que la mort le surprit le 13 octobre 1933 : il s'y était retiré pour raisons de santé. Il était âgé de 63 ans.

Le Député Paul SAURIN (fils)

Né le 6 octobre 1903 à RIVOLI (Algérie). Député d'Oran de 1934 à 1942.

Décédé le 15 mai 1983 à Paris.  Fils du sénateur d'Oran, Paul SAURIN fut élu député de la 3e circonscription d'ORAN le 8 avril 1934, en remplacement de Me ROUX-FREISSINENG, élu sénateur le 31 décembre précédent et démissionnaire de son mandat de député le 22 janvier.

Docteur en droit, avocat et agriculteur-viticulteur, il avait fait ses études au lycée d'ORAN et aux Facultés de droit d'ALGER et de PARIS, préside de 1927 à 1931 les Etudiants de France, puis la Confédération internationale des étudiants,  et publie un ouvrage sur le problème de l'eau en Algérie (1933). Membre du Conseil général, il en fut élu président en 1935,  année où il devint également maire de RIVOLI.

Son mandat parlementaire lui fut renouvelé aux élections de 1936 par 9.535 suffrages sur 16.489 votants. Sa profession de foi comportait un long compte -rendu de toute son action en faveur de sa circonscription. Et, de fait, la majeure partie de ses quelque vingt-cinq rapports, propositions ou interventions durant ses deux mandats ont trait à l'Algérie. Il appartenait d'ailleurs à la commission de l'Algérie, des colonies et des pays de protectorat. Il était inscrit au groupe de la gauche démocratique et radicale indépendante.

Le 10 juillet 1940 il accorde les pouvoirs constituants demandés par le maréchal PETAIN qui le nommera au Conseil national. Il ne retrouvera plus de mandat parlementaire après la Seconde Guerre mondiale.

La SAGA d’Emile BORIES

La rencontre entre le patronyme de cette famille de viticulteurs et le nom du Château La Borie est un aléa de l’histoire. Un clin d’oeil. 

Frédérique, la fille d’ Emile, avec son mari Denis Vinson, Vignerons à VINSOBRES, font partie de la 8ème génération de viticulteurs chez les BORIES.  Le grand-père d’Emile, Henri BORIES est né en 1845, originaire du Tarn, il était Directeur de la Société Anonyme des Viticulteurs du Tarn. On dirait aujourd’hui Président de la Fédération des Viticulteurs du Tarn. Ruiné par le phylloxéra, il émigre en Algérie entre 1890 et 1895 avec toute sa famille.

Émile Bories en Algérie

Louis BORIES, le troisième fils et le père d’Emile, se met très jeune au travail et il crée de nombreuses propriétés qui ne resteront pas toutes dans la famille, mais qui garderont toutes son empreinte : RIVOLI, ABOUKIR, CLINCHANT, SAINTE MARGUERITE, BLAD TOUARIA, La MACTA, Bel-HADRI, EN-NARO, AÏN-TELLOUT…. … La suite du parcours d’Emile est riche en activités.  Président des docks à vin de Mostaganem, poste qu’il occupera pendant ses dernières années en Algérie, succédant à son père

qui en était le « Président FONDATEUR » en Octobre1950. A partir de ces docks il pouvait charger un bateau de 300.000 hectolitres en quelques heures au moyen d’un pipeline…

Considérée depuis le 4 mars 1848 comme partie intégrante du territoire français, l'Algérie fut organisée administrativement de la même manière que la métropole. C'est ainsi que pendant une centaine d'années, MOSTAGANEM fut une sous-préfecture du département d'ORAN jusqu'au 28 juin 1956, date à laquelle ledit département fut divisé en quatre parties, afin de répondre à l'accroissement important de la population algérienne au cours des années écoulées.

L'ancien département d'ORAN fut dissous le 20 mai 1957 et ses quatre parties furent transformées en départements de plein exercice. Le département de MOSTAGANEM fut donc créé à cette date, et couvrait une superficie de 11 432 km2 sur laquelle résidaient 610 467 habitants et possédait cinq sous-préfectures,  CASSAIGNE, INKERMANN, MASCARA, PALIKAO et RELIZANE.

L’arrondissement de MOSTAGANEM comprenait 18 centres :

ABOUKIR – AÏN SIDI CHERIF – AÏN TEDELES – BEL HADRI – BELLECOTE – BELLEVUE – BLAD TOUARIA – BOUGUIRAT - FORNAKA – GEORGES CLEMENCEAU – MAZAGRAN – MOSTAGANEM – NOISY LES BAINS – PELISSIER – RIVOLI – SAF SAF – SIRAT – TOUNIN –

MONUMENT AUX MORTS

Le relevé n°57171 mentionne les noms de 25 soldats « Morts pour la France » au titre de la guerre 1914/1918, à

savoir : AMMOUR Abdelkader (Mort en 1918) –BENAOUDA Ould Abdelkader (1917) –BERRAOUTI Mohamed (1914) – BOJ Joseph (1914) -

BOUKRALFA Abdelkader (1914)–CASTILLO Manuel (1915) –CHAÏB Mohammed (1915) –CHARPENTIER Alfred (1914) –DE HARO Bartholomo

(1915) –DULAC Louis (1918) –DURANDO Paul (1915) –EISINGER Eugène (1914) –GIRIN Maurice (1918) –GUETARNI Miloud (1918) –GUIDO

Jean (1916) –KHETTAF DIT BENFATHOUCH Abdelkader (1918) –LOPEZ Adrien (1915) –LORENZO Daniel (1918) –MECHTA Ameur (1916) –

NEHAR Ahmed (1918) –PEREZ Sylvain (1917) –PERRIER René (1914) –RAHAL Belkacem (1914) –SABATER Pierre (1918) –TREZZY Gaston

(1915) –

(1943) Installées dans un campement à RIVOLI, au Sud-est de Mostaganem, les volontaires féminines conductrices de la 531e compagnie sanitaire de transport vaquent à leurs occupations. Certaines s’attèlent aux préparatifs pour les départs en mission, d’autres, de retour de mission, s’affairent à l’entretien de leurs véhicules, des ambulances Dodge WC 54 (graissage, gonflage des pneus, changement de roue,  s symbolique de l’unité est un Donald représenté en secouriste pour marquer la mission sanitaire. La compagnie est composée de quatre sections de 20 ambulances Dodge et commandée par le capitaine Abdon Monsang.

Nous n’oublions pas non plus nos militaires victimes de leurs devoirs à RIVOLI dont :

Le Chef de Bataillon (1er RTA) ZOUATIM Charef, tué le 6 décembre 1956 à RIVOLI.

EPILOGUE HASSI-MAMECHE

De nos jours (dernier recensement 2012) = 32 930 habitants.  L’armée algérienne procède à un reboisement dans la forêt de « El Gheraïbya » relevant de la commune de HASSI MAMECHE qui a été l’élue pour recevoir les quelques centaines d’arbres, toutes des essences forestières,

parfaitement adaptées au maintien des sols et à même de lutter contre les éventuels phénomènes d’érosion hydriques, pouvant survenir à l’occasion de violents orages, nous dira un forestier, sur les lieux fait, c’est la période propice pour toutes les plantations d’arbres et arbustes…

 

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