Contact
  • Banner Redmed 748x90

Entretiens

Derniere minute

Mohamed Zerrouki, président de la Chambre de commerce et de l’industrie «Mina» de Relizane



Après plus d’une décennie d’hibernation, l’activité commerciale renaît de ses cendres à la ville de l’Antique Mina de Relizane, et ce grâce à un travail en profondeur mis au point par la Chambre de commerce et d’industrie Mina (CCI Relizane). Dans cet entretien, Mohamed Zerrouki, son président nous parle des potentialités de la région, des défis et des attentes en matière de développement économique.

«Mettre l’Antique Mina sur la rampe du développement»

Crésus : Quelles sont le rôle et les actions de la CCI pour faire connaitre les potentialités de la région de la Mina ?

Mohamed Zerrouki : Les industriels, promoteurs et investisseurs, entre autres, basés à Relizane, reconnaissent tous l’implication de la CCI. Mina, a fait que l’activité commerciale de la wilaya a changé en se tournant résolument vers l’avenir, à travers le confortement de ses assises économiques. Le travail de fourmi à l’actif de l’actuelle direction de la CCI Mina, n’est plus à démontrer.

 

Quels sont les atouts dont recèle la CCI ?

Relizane avance. Incontestablement. Les atouts dont regorge la cité de l’Antique Mina, sont autant de gages d’un avenir prospère. Sa vocation industrielle n’amoindrit en rien son potentiel agricole et ses richesses touristiques.  Notre mission est l’assistance et l’accompagnement des opérateurs en termes d’encadrement, de soutien et de mise à niveau des entreprises. Mettre la ville de l’Antique Mina sur la rampe de lancement en matière d’activités économiques reste mon principal objectif.

 

Bénéficiez-vous de soutien dans l’environnement administratif et autre ?

Ce qui est  un défi pour moi, demeure  pour les pouvoirs publics la priorité des priorités. Le nouveau collège d’élus de la Chambre de Commerce et d’Industrie (C.C.I), installé récemment, entend favoriser le développement des activités économiques de Relizane.

 

Es-ce que la CCI Mina a entrepris des démarches ? Y a-t-il déjà des contacts en vue ?

La C.C.I Mina a, en effet, entrepris de nombreuses démarches, contacts et manifestations locales, nationales et internationales pour favoriser l’implantation d’entreprises dans la région. C’est une véritable politique de développement économique que la CCI  a mis en place pour notre région. Nous avons élaboré un rapport dans lequel les grandes priorités de la C.C.I sont définies.  La promotion de l’investissement figure en tête de file. Il s’agit aussi de mettre en évidence du savoir-faire des ressources humaines, de la capacité à exploiter l’information, de l’amélioration de l’organisation du travail et de la rentabilité et du dynamisme dans l’innovation. 

 

Parlez-nous de la formation ?

La C.C.I a mis en place plusieurs commissions qui ont pour priorité la formation et l’investissement, l’exportation des produits « made in Algérie » et la facilitation de nouvelles formes de travail. Ce qui lui a permis d’éliminer au niveau du secteur de la PME/PMI, les obstacles à la coopération en multipliant les rencontres entre les industriels algériens et étrangers. Il y a également celles relatives à la présentation des produits algériens, les conditions et les modalités de contrôle des marchandises aux frontières en collaboration avec la direction du Commerce et des Douanes algériennes. Il est indispensable, voire vital de moderniser nos administrations et leurs interventions pour qu’elles soient au même rythme des mises à niveau au sein des entreprises. L’allègement des procédures pour permettre une meilleure utilisation des instruments structurels est incontournable pour la promotion de nos exportations.

 

La CCI semble avoir retrouvé son dynamisme depuis que vous êtes réélu…

La C.C.I. retrouve son dynamisme après une certaine inertie. Aujourd’hui, elle propulse la wilaya vers un réel essor économique. Dans cette institution, l’on ne parle plus d’autorités locales et nationales sur lesquelles s’appuyer pour dégripper la machine. Ainsi, le compter sur soi est en vigueur à la C.C.I. Il est le point d’orgue de toutes les rencontres et manifestations (nouvelles technologies, loi des finances 2018, foires et expositions, séminaires,…etc.) organisées jusqu’ici par la Chambre. Avec la création de plusieurs manifestations dans différents secteurs d’activité, l’institution montre que les mécanismes archaïques s’effritent. Peu à peu, ils cèdent leur place à des enchaînements plus vertueux entre l’ensemble des partenaires de la C.C.I.

 

Relizane

Projet de transfert d'eau dessalée

Le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, a procédé, le 9 août dernier à Relizane, au lancement du projet de transfert d'eau à partir de la station de dessalement d'eau de mer d'El Mactaa (Oran).

Ce projet structurant permet le transfert d'une quantité de 150.000 mètres cubes d'eau dessalée par jour à partir du couloir Mostaganem-Arzew-Oran (MAO). Cette opération permet de renforcer l'alimentation en eau potable au profit de 35 communes et 186 centres d'habitation, dont des localités éloignées de la wilaya de Relizane totalisant plus de 921.000 habitants. Ce projet a enregistré la réalisation de réseaux de transfert et de distribution d'eau ainsi que plusieurs stations de pompage, outre six unités de stockage pour une capacité globale de 57.000 m3.

Des systèmes technologiques de gestion électronique à distance du réseau de ce projet ont été intégrés. Le ministre a souligné, à l'occasion, que le projet s'inscrit dans le cadre des réalisations que le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, s'est engagé à ce qu'elles soient concrétisées pour relancer le développement, saluant le développement enregistré dans différentes régions de la wilaya de Relizane en plein essor sur les plans agricole et industriel.

 

Secteur de la pêche

Les professionnels s’organisent

 

qui pénalisent l’activité des professionnels de la pêche, selon le Directeur Général de la Pêche et d’Aquaculture auprès ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche, M. Hamouche Taha. Ce dernier qui a effectué une visite d’inspection à Oran, a indiqué que ce groupe de travail est composé de représentants de l’administration du port de pêche, de la Chambre de la Pêche et d’Aquaculture, ainsi que des professionnels de la pêche. Une réunion a été tenue dans ce cadre, au niveau du port de pêche d’Oran, où selon M. Hamouche, il y a une «une discussion franche» avec les professionnels de la pêche, qui ont exposé leurs préoccupations et les difficultés rencontrées quotidiennement, dans l’exercice de leur activité. 

Le Directeur Général de la Pêche a salué la réalisation d’un centre de soins au niveau du port pêche, ainsi qu’un foyer sera bientôt ouvert au profit des pêcheurs. Il a rendu visite au siège de l’association Barbarous qui effectue diverses activités liées a la protection de l’environnement marin, notamment la mise en place d’un récif artificiel. 

Par ailleurs, le Directeur Général de la Pêche s’est rendu à une conserverie de thon à Hassi Ameur qui emploie plus de 500 salariés et dont les produits sont aux normes internationales. Le dernier point de la visite était le centre de dégustation de moules de la ferme aquacole «Les coquillages de la Fontaine», implantée à Arzew. L’espace vise à faire connaître les moules, un produit halieutique encore nouveau en Algérie et dans la région Ouest. 

M. Hamouche Taha a salué ce projet qui reflète les progrès effectués à Oran en matière d’aquaculture : «plusieurs projets ont été réalisés à Oran malgré les contraintes, la Capitale de l’Ouest, ainsi que la wilaya d’Aïn Témouchent et Mostaganem peuvent constituer un véritable pôle de production aquacole en Algérie», dira-t-il. 

Notons que la ferme «Les coquillages de la Fontaine» a été réalisée grâce à un montage ANSEJ. Quatre ans après sa mise en exploitation (en 2014), elle commercialise ses produits auprès d’hôtels, de poissonniers, et de particuliers, un marché en pleine expansion dans la ville d’Oran. Elle a lancé récemment une unité expérimentale pour la production d’huitres. Cette ferme produit déjà une centaine de tonnes de moules annuellement et compte se lancer dans la production d’huitres, un projet "plus compliqué", a avoué son promoteur de cet investissement, Habib Benaïssa. 

En effet, la ferme aquacole tente de se lancer dans l’élevage de l’huître creuse, une des espèces les plus cultivées à travers le monde, précise-t-il, rappelant que seules quelques fermes conchylicoles installées au centre de la côte algérienne sont actuellement opérationnelles. L’investissement dans ce genre de projet est "freiné" par des problèmes d’approvisionnement en naissains, tributaires des opérations d’importation. Estimant que la production locale des naissains en écloserie est importante pour le lancement de ce genre d’activités, Habib Benaïssa s'est dit "tenté" de s’y lancer, si son unité expérimentale donnerait des résultats satisfaisants.

  • Pub Laterale 2
  • Banner Salem 2