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Agriculture

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25e ANNIVERSAIRE DE LA CRÉATION DE L’UNION NATIONALE DES AGRONOMES



La tenue du 4e congrès de l’Union nationale des agronomes qui s’est tenu les 21 et 22 du mois en cours s’est achevé avec l’élection d’un nouveau président et d’une nouvelle composition du bureau.  Auparavant, le président sortant, en l’occurrence M. Zane, s’est dit très enthousiasmé de passer le flambeau à la nouvelle génération de ses paires  et ce, dans l’objectif d’être au service du secteur agricole.

Une élite marginalisée

Toutefois, malgré les ratages qui se sont succédé lors de son parcours à la tête de l’organisation, il n’en demeure pas moins qu’il a réussi à donner une certaine assise nationale à l’UNA en installant  pas moins de 40 bureaux de wilaya. Yahia Zane, que nous avons rencontré lors des travaux du congrès, s’est dit très fier d’avoir  mené la bataille de la construction «contre vents et marées» et de défendre des slogans comme celui des 4e  congres à savoir : «L’agronome au cœur des défis de l’alimentation». Néanmoins, le constat de son parcours est  mi-figue mi-raisin selon ses propos ; d’ailleurs plusieurs  objectifs  n’ont malheureusement pas été atteints. Tout d’abord, il est navrant de savoir que les cadres de l’agriculture algérienne dont les milliers d’ingénieurs  toutes spécialités confondues, ne sont pas impliqués notamment  dans l’élaboration des politiques et les stratégies nationales agricoles malgré leur compétences avérées  et leur connaissance approfondies des problèmes du terrain : «Comment allez-nous assurer notre sécurité alimentaire si ces hommes et femmes de la profession sont marginalisés. Nous voulons que l’UNA devienne une organisation professionnelle, technique et économique», a-t-il déclaré en ajoutant que son organisation «vise à apporter son expertise dans des domaines divers, allant de l’agriculture à l’aquaculture, ou encore la maîtrise des prix sur le marché de gros et la création de laboratoires de contrôle de la qualité». L’Union des agronomes algériens, souligne M. Zane, veut être une force de proposition et avoir son écho sur la scène nationale et ce, pour participer au développement du pays. Il dira que l’UNA sera toujours présente et prête à collaborer avec les partenaires, notamment le ministère de l’Agriculture et de la Pêche et autres départements.

 

Abdelkader Bouazghi, le ministre de l'Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche

«les agronomes doivent s'unir»

Le ministre de l'Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche, a exhorté les membres de cette dite union à s'inscrire dans la dynamique du développement du secteur de l'agriculture. Il a insisté sur la nécessité de voir les agronomes unis autour du même objectif qui est celui qui consiste à relever le défi de la sécurité alimentaire. A l'occasion des rencontres avec les agronomes,  le ministre a souligné, à maintes reprises, l'importance du regroupement des agronomes autour des objectifs que l'Etat a arrêté pour le développement du secteur et il a également encouragé les membres de l'UNA à plus d'organisation autour de thématiques intéressant le secteur de l'agriculture, du développement rural et de la pêche. Aujourd’hui, les agronomes doivent s'unir et constituer une force de propositions à même d'accompagner les pouvoirs publics dans la réalisation du programme de développement du secteur.

 

Sid-Ahmed Ferroukhi ex ministre de l’agriculture  du Développement Rural et de la Pêche

«réussir la transition agricole et alimentaire»

 A cette occasion, l'ex-ministre de l'Agriculture, de la Pêche et du Développement rural a tenu à honorer de sa présence afin de présenter une communication intitulée «L’innovation au service du développement durable des systèmes agricoles et alimentaires». En substance, M. Ferroukhi a mis en exergue les succès  réalisés par l’Algérie en indiquant  que «l'Algérie a réalisé ces deux dernières décennies, grâce aux politiques agricoles et alimentaires mises en œuvre, de grands progrès en matière de sécurité alimentaire». Ceci a permis d'améliorer de manière substantielle les indicateurs relatifs aux différentes dimensions de la sécurité alimentaire (disponibilité, accès, stabilité, qualité) ; il est presque évident d'affirmer que nulle part ailleurs ces progrès sont définis et acquis de manière durable et qu'à l'instar des autres pays de nombreuses incertitudes et risques existent à l'avenir sur la durabilité alimentaire et nutritionnelle de l'Algérie. Dans ce cadre, de nombreux défis et enjeux prospectifs sont perceptibles pour l'Algérie à travers : «La croissance démographique et les changement climatiques et leurs impacts sur les ressources naturelles, la rareté de la main- d’œuvre agricole et du capital humain, la protection et la valorisation des terres agricoles, la valorisation et l'utilisation des ressources non conventionnelles et renouvelables, l'amélioration durables des rendements, la production, l’assimilation et la diffusion des innovations comme moteur de la croissance agricole et enfin l'intégration aux chaînes de valeurs internationales et la relance des filières agroalimentaires à l'export».

Conscient des dangers qui guettent notre pays, les ingénieurs agronomes doivent se mobiliser afin d'être des interlocuteurs privilégiés des pouvoirs publics. Et ce, afin de participer aux grands choix stratégiques que notre pays est appelé à prendre en matière de politique agricole, et éviter ainsi de subir les conséquences du mauvais choix. L’UNA doit rassembler tous les ingénieurs et élèves ingénieurs agronomes qui doivent former une élite républicaine qui sera appelée à coloniser de très nombreux territoires économiques de l'Algérie indépendante. Il s'agit alors pour l'avenir à la lumière de ces enjeux prospectifs en Algérie et dans le monde de promouvoir un système alimentaire et agricole alternatif et durable résilient s'appuyant sur les innovations (au sens multidimensionnel d'ordre : technologiques, manageriel, institutionnelles) pour réussir la nécessaire transition agricole et alimentaire. Pour rappel, l’UNA compte aujourd’hui plus de 3.000 adhérents au niveau d’une quarantaine de wilayas dont les représentants ont participé au 4e  Congrès. Il faut savoir que les deux  revendications phares de l’organisation ne sont  autres que  la création de l’Ordre des ingénieurs agronomes, ainsi que le Haut conseil de l’alimentation. L’Union a été créée en plein milieu de la décennie noire, plus précisément  en décembre 1994, grâce à une initiative de jeunes ingénieurs agronomes avec l’encouragement de leurs ainés dans la profession. La vision stratégique de l’UNA inscrite dans le statut de création repose sur une dynamique purement partenariale, scientifique, technique, économique et professionnelle.

 

Abdelmalek Serraï expert 

«il faut s’imposer en force de proposition»

Présents lors de ce 4e congrès de l’UNA , Abdelmalek Serraï, président d’honneur de l’organisation en souhaitant  plein succès  aux nouveaux responsables et adhérents de l’UNA, a cependant exhorté ces derniers  à faire davantage d’efforts pour «s’imposer en tant que force de proposition en mettant en œuvre un plan  de communication très agresseur et tous azimuts». En outre, il n’a pas manqué d’évoquer  le bien-fondé du programme du président Bouteflika, s’agissant  des concessions des terrains dans les Hauts-Plateaux.

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