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Agriculture

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18éme ÉDITION DU SALON SIMA-SIPSA



En ce qui concerne la filiale lait, les spécialistes recommandent en priorité la  diversification  des systèmes de production avec la valorisation des potentialités laitières «dormantes» (lait de chèvre, de chamelle, de brebis et le lait végétal). «Il est essentiel aussi de relever le niveau de la génétique pour réduire nos importations de 50%», insistent-ils dans ce cadre. 

Un Salon déjà dans les annales

Le rideau est tombé sur la 18e édition du Salon de l’élevage et de l’agro-équipement (Sipsa Sima), un événement professionnel annuel dédié au monde agricole avec ses deux spécialités à savoir le SIPSA Algérie, salon international de l’élevage, de l’agro-alimentaire et de l’agroéquipement et le SIMA, salon mondial de référence pour les fournisseurs de l’agriculture et de l’élevage, ces derniers se sont associés pour devenir le plus grand salon professionnel dédié à l’élevage et l’agroéquipement en Afrique. Aussi, grâce à ce judicieux partenariat entre ces marques leaders, le SIPSA-SIMA a présenté sa version 2018 avec  une offre des plus complètes pour satisfaire la demande des professionnels touchant toutes les filières agricoles  confondues.

 

Le satisfecit du ministre de l’agriculture                                                

Premier à s’adonner à une évaluation générale du salon M. Abdelkader Bouazghi  premier responsable du département ministériel de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche s’est félicité tout d’abord du succès retentissant de cet évènement annuel  tant en termes d’organisation, de participation ou du nombre de visiteurs (23 000). Pour reprendre les propres  déclarations du ministre «le SIPSA SIMA prouve que la solution, pour faire du secteur agricole une véritable alternative aux hydrocarbures, est entre nos mains». Du reste, le témoignage positif de Bouazghi est un message symptomatique  d’une bonne appréciation de la qualité des exposants et des thèmes traités à cette occasion. A cet effet, il s’est engagé à prendre en charge l’ensemble des préoccupations des sujets  abordées pendant les différents forums du salon, lesquels susciteront certainement  un grand intérêt de la part du président Bouteflika d’après le ministre.

Dans ce cadre, il n’a pas manqué de mettre en relief les grandes avancées réalisées par le secteur agricole en Algérie tout cela grâce à la volonté et la stratégie du président de la République qui a placé l’Agriculture au centre des engagements des pouvoirs publics évoquant au passage l’autosuffisance en matière de production de fruits et légumes, des viandes avicoles dont la production locale presque à 100%, à titre d’exemple. Pas seulement, l’exportation est dans les cordes de notre pays, puisqu’il est permis aujourd’hui d’expédier  une partie du volume des produits agricoles vers l’étranger répondant aux soucis du gouvernement de diversifier l’économie algérienne ainsi qu’à l’option des exportations hors hydrocarbures. Pour Bouazghi, «l’ambition des pouvoirs publics est de renforcer la production nationale et de la placer sur les marchés extérieurs». Abordant, les recommandations des forums animés par des experts, celles-ci seront prises en charge pour consolider celles adoptées à l’issue des assises nationales de l’agriculture. Par ailleurs, la pertinence des thèmes traités lors de ces forums spécialisés reflètent le grand professionnalisme des organisateurs du Sispa/Sima qui ont voulu mettre le doigt sur les vrais problèmes de l’heure dont souffrent certaines filières.

Il s’agit, notamment de DJAZAQUA qui a traité des avancées techniques les plus récentes dans la filière pêche et aquaculture, AGROECO,  un forum qui a visé la promotion d’une agriculture durable qui a pour rôle de produire des aliments sains, en quantité suffisante et en respectant le potentiel naturel des variétés et races locales tout en préservant les ressources naturelles ,le  SIAFIL concentre ses efforts à rassembler les différents acteurs de la filière fruits et légumes afin d’identifier les contraintes rencontrées dans cette dernière, de développer une stratégie commune et de s’entendre sur une plate-forme d’interventions et enfin,  le FIPLAIT qui s’est intéressé à la filière lait en Algérie laquelle filière souffre encore d’une grande dispersion des élevages dans l’espace d’où une difficile distinction de bassins laitiers. Cependant, en particulier en ce qui concerne la filiale lait, les spécialistes recommandent en priorité la  diversification  des systèmes de production avec la valorisation des potentialités laitières «dormantes» (lait de chèvre, de chamelle, de brebis et le lait végétal). «Il est essentiel aussi de relever le niveau de la génétique pour réduire nos importations de 50%», insistent-ils dans ce cadre. En outre, ils ont appelé à réserver et valoriser des espaces agricoles dédiés exclusivement à la culture fourragère.

 

Focus sur la filière lait

C'est dire qu'au moment où de nombreux pays présentent sur leur table le bon vieux lait de vache frais et dispos, l'Algérie en est encore à se débattre dans une histoire de sachets avec toutes les pénuries et les malversations qui vont avec. Partant de ces constats qui pénalisent doublement le pays, un expert en développement des filières alimentaires conclut que «l'Algérie doit assurer une exploitation optimale de ses capacités dans la filière lait afin de pouvoir couvrir ses besoins en la matière et contribuer ainsi au développement économique du pays». Le constat fait par M. Amokrane Nouad et conseiller international en exportation, en marge du salon organisé en marge de la 18e édition du Salon international de l'agriculture et de l'agro-équipement est, on ne peut plus clair. Dans son intervention à propos de la "filière lait", Nouad a regretté que l'Algérie souffre d'un déficit important dans la production de lait estimée à près de 50%, ce qui nécessite une conjugaison des efforts afin de relever le défi et promouvoir cette filière vitale pour le pays. Pour lui, l'Algérie n'exploite pas «convenablement» ses atouts pour éviter de continuer à importer la poudre de lait. Il a souligné l'importance «d'étudier et de recenser toutes les potentialités» pour développer la production de lait et se passer progressivement de l'importation.  La consommation de lait est en hausse constante, au moment où la production connaît une stagnation en dépit des atouts que possède l'Algérie, outre la subvention accordée à cette filière par l'Etat, a-t-il déclaré. Pour sa part, la ministre néerlandaise de l'Agriculture, de la nature et de la qualité des aliments, Marjolijn Sonnema, en visite en Algérie, a fait part de l'existence d'un partenariat avec l'Algérie pour la promotion de la filière lait et l'échange d'expertises et de connaissances dans ce domaine. 

La ministre néerlandaise a précisé que le développement de la filière lait passe par un travail continu et sérieux au niveau des élevages bovins et des chambres froides, tout en soulignant l'importance de veiller au traitement et au contrôle continu du lait. S'agissant d'échange d'expériences et d'expertises avec l'Algérie, la ministre néerlandaise de l'Agriculture, Marjolinj Sonnema, a évoqué un projet commun mis en place au niveau de la wilaya de Guelma, visant à assurer la formation des spécialistes dans l'élevage bovin. Un expert français en élevage animal a, pour sa part, indiqué que la mise en place de «superficies sûres et saines» pour les troupeaux constituait une des conditions indispensables tout en garantissant le contrôle et le suivi sanitaire. Il faut s'intéresser aux troupeaux de manière convenable, a-t-il ajouté, afin d'améliorer la production du lait, insistant sur l'importance de veiller à garantir des parts alimentaires suffisantes et de qualité pour ces mammifères en élevage. 

 

La Hollande invitée d’honneur, une grande opportunité à saisir

L’infatigable Dr Bensemmane, qui n’est autre que le président du Salon et du groupe de réflexion Filaha Innove, avait déclaré lors  d’une conférence à la Safex, que cette manifestation  est une manière «d’apporter une pierre à l’édifice dans le système d’identification des stratégies les plus adaptées pour augmenter durablement la productivité et la résilience des cultures, et œuvre pour la consolidation des bases de notre sécurité alimentaire».Le Sipsa/Sima a porté son choix  sur les Pays-Bas comme invité d’honneur, ce qui n’est gère  fortuit eu égard à son rang de superpuissances agricoles dans le monde. En effet, il est considéré comme l’un des trois grands champions et exportateurs mondiaux de fruits et légumes avec un montant avoisinant les 100 milliards de dollars en 2017. C’est aussi l’un des fleurons de l’agriculture et de l’agro-industrie européenne notamment à l’export et en expertise de la logistique. Son savoir-faire et son expérience surtout dans la logistique à l’export seront ainsi d’un grand apport pour l’Algérie qui envisage de réorienter son agriculture vers l’export. Plusieurs entreprises hollandaises sont actives dans notre pays, notamment à El-Oued où est lancé le projet d’amélioration de l’efficacité de l’irrigation et la production de pommes de terre de qualité. A Guelma, les Hollandais gèrent un projet d’élevage laitier, alors qu’à Biskra, ils développent la production agricole sous serre. 

Présente en Algérie pour une visite de travail, la ministre hollandaise de l'Agriculture, qui à  visiter les stands de cette édition du SIPSA-SIMA a exprimé le  vœu de son pays de renforcer sa coopération avec l'Algérie en présence de  l’ambassadeur néerlandais, M. Robert Van Embden. Pour rappel,Il est important  de noter que pas moins de 550 opérateurs économiques ont pris part  à cette édition, dont 280 d’entre eux venus de 32 pays. 

Ce Salon, organisé sous le thème «Pour une agriculture intelligente, face au défi d’une sécurité alimentaire et sanitaire durable». La cérémonie de clôture s’est achevée par la remise de trophées, notamment à l’expert des questions agricoles, Mokrane Nouad, à l’enseignante-chercheuse à l’USTHB, Djamila Haliche, au président de la fondation Filaha de la wilaya de Djelfa, Hakim Zoubiri, ainsi qu’aux entreprises EOPAM, Djazagua, et à la ferme pédagogique d’Alger. Des exportateurs et des producteurs innovants, notamment dans les huiles essentielles et les produits du terroir, ont été distingués. Le ministre de l’Agriculture a de même été honoré pour «son soutien au salon et pour ses efforts pour le développement du secteur».Vivement la version 2019

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