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Agriculture

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Intégration de la recherche dans la stratégie de valorisation du produit agricole national



Une récente recherche sur l’entrepreneuriat agricole nous démontre que l’agriculture traditionnelle et le fermage doivent évoluer vers deux sortes de modèle d’exploitation. L’une, sous forme de petite et moyenne taille, doit être intégrée dans le pôle de coopérative de prestation de services ou de corporation de filière spécialisée. L’autre, régie à l’échelle semi-industrielle doit composer avec le marché international et se prêter aux essais pratiques de la recherche telle qu’elle existe au niveau des instituts pour innover dans la sélection de la semence, des plants , voire pousser à la recherche de souche et constituer un terroir de semence particulière dans la variété traitée, que ce soit dans la production végétale ou animale. 

Une intelligence collective 

au profit de l’agriculture

La numérisation peut passer de l’information météorologie à la prévention des risques majeurs, aux traitements et aux types de cultures spécifiques si nous voulons parvenir à la traçabilité que ce soit en produits agricoles ou en produits de l’élevage. Les sous-produits, s’ils n’obéissent  pas à cette valeur numérique, peuvent être considérés composés d’intrants hors-normes. Il s’agit donc de question d’organisation à laquelle butte actuellement le secteur qui voit ses efforts  de consolidation des différents plans avancés, éclatés en plusieurs sources de problèmes et de contentieux dans ses relations avec le monde agraire.

Les sondages effectués à travers les différentes visites du ministère et ses structures sur le terrain cherchent davantage organiser des cultivateurs dans les filières professionnelles et interprofessionnelles à travers le territoire. Les concessions n’ont pas obéi à cet ordre de préparation quoique les premières GCA ont été conçues pour cela. Il faut donc reprendre les titres de concessions et les cahiers de charge sur le plan réglementaire  pour aboutir aux obligations estimées indispensables et nécessaires à l’homogénéité des cultures en fonction des saisons. Dans cette même démonstration sur le plan économique, cette théorie nous met en rapport avec plusieurs intervenants qui doivent s’appuyer sur le pivot de la programmation de l’acte agricole en temps et en lieu indiqué ainsi que l’acte de gestion avec toutes les possibilités qu’offre le programme du gouvernement.

 

Optimisation et labellisation

La labellisation d’un produit agricole suppose d’abord que l’exploitation répond aux normes de production pour générer un produit agricole susceptible d’être agréé à un label de qualité. Si nous regardons de plus près les grandes exploitations agricoles dans leur ensemble, elles figurent comme dans l’époque coloniale à un ensemble homogène où le bâti, l’équipement agricole, l’énergie et la disponibilité de main-d’œuvre qualifiée forment l’environnement immédiat de l’exploitation agricole. Les parcelles agricoles disséminées sur l’ensemble du territoire répondent au concept d’une agriculture familiale qui ne traite que des produits de terroirs à l’exception de la production céréalière.

Il va falloir parler de valorisation et de labellisation de produits du terroir dans le maraîcher et les agrumes. Pour ce faire, le marché de gros reste la solution idoine dans la mesure où il est doté d’une unité de conditionnement qui traite, nettoie, calibre et donne le choix dans la qualité de présentation et de goût. Nous pouvons nous permettre dès lors de réguler et conditionner le producteur à l’amélioration de la marchandise. Des crédits ont été alloués aux exploitants de chambres froides qui peuvent justement servir de stockage et de relais au conditionnement des produits et leur valorisation.

 

Optimisation

La diversité de la production agricole du nord au sud ne présentait pas auparavant une diversité érigée en étages qui distinguent une particularité de culture régionale. De nos jours, cette diversification se clarifie et fait ressortir dans les grands axes du territoire combien les régions céréalières et fourragères ont gardé leur statut traditionnel et peuvent être complétés dans les zones steppiques par les zones sahariennes du Tell. La contribution des ressources en eau à l’irrigué et de l’énergie électrique doit être considérablement augmentée par la collecte des eaux de surface et leur exploitation dans les lits des oueds favorables à des retenues, aménagés par digues et qui constitueront un support  appréciable aux eaux des barrages et des forages existants.Ces aménagements établis, il est nécessaire de repenser la réglementation d’utilisation des eaux des oueds et du mode d’irrigué comprenant la pollution et l’extraction anarchique du sable.

C’est dans ce cadre que, ajoutée à la formation sur site par des programmes ciblés sur les cultures utiles, l’optimisation de la production aura lieu. Dans un autre volet de la préservation des ressources génétiques et la recherche de régénération des semences et plants dont dispose l’Algérie, un récent rapport paru en 2015 et présenté par le Pr Abdelguerfi assisté de Mme Laoumer, avait attiré notre attention sur les rapports de force et sur ce qu’on peut faire surtout face à l’évolution du marché des semences, l’Algérie ayant perdu plusieurs variétés.

Au changement climatique qui s’opère avec l’impact sur la génétique qui est réel, déceler et valoriser  cette ressource est plus que nécessaire. Les gènes, l’or vert du siècle est destiné à réduire le fossé existant et restreindre les importations des semences hybrides dont la sélection au lieu d’améliorer les cultures crée un état de dépendance persévérant. La formation de qualité en la matière et l’importance de la biotechnologie, dont les compétences présentes sont isolées et convoitées, nous incite à poser cette question sur l’absence de connaissance du patrimoine génétique en relation avec la sécurité alimentaire. 

Si le processus de réhabilitation à la  source de ce patrimoine peut être rétabli à long terme il y a lieu  néanmoins d’élaborer une stratégie sur le plan législatif et des idées pertinentes pour généraliser les espèces existantes au profit de cultures organisées. Il y a donc obligation de préserver le patrimoine génétique national car les espèces font l’objet de convoitises acerbes qui refoulent sur l’Algérie les intrants dont ils ont modifié le contenu d’origine.

Cette optimisation, si elle intervient à la source tant sur le plan législatif que normatif, elle cadre aussi avec la recherche de performance des exploitations agricoles liées à un nouveau mode de mise en valeur des terres qui restent à recouvrir. Ce foncier agricole, qui préoccupe tant les autorités non seulement sur le plan de sa préservation et son organisation mais aussi sur le plan de la mise en valeur et la recherche d’investissements dans de nouvelles concessions agricoles, s’est  trouvé généralement confronté à des attributions qui n’ont pas été réellement exploitées depuis dix ans. Chose aggravée par les terres mises en jachère et les périmètres résiduels livrés à eux-mêmes autour des sites urbains. Optimiser la recherche génétique, la formation, la valorisation des terres agricoles en SAU suppose aussi maximiser la couverture des terres par des cultures performantes.

 

Cultures performantes 

Nous avions mis l’accent au cours du dernier SIPSA–SIMA dans une thématique enrichie par plusieurs expériences de chercheurs qui ont tour à tour développé des sujets d’actualité que ce soit en matière de culture végétale ou d’élevage animal et de mécanisation qui peuvent servir de référence dans leur généralisation auprès  des agriculteurs et des éleveurs, des entreprises de l’agro-alimentaire. L’entreprise consiste à faire le repérage de toutes les données scientifiques exposées sous forme de thèses ou d’exposés au niveau des instituts, des laboratoires de recherches, et les enregistrer dans une banque de données numérisée au niveau de l’Institut des études stratégiques globales pour  répartition et exploitation au niveau de chaque secteur et dans ce cas répercutées sur les Directions des services agricoles de wilaya. Cette institution verra dans quelle mesure chaque filière devrait être améliorée par l’expérience projetée et en faire une large diffusion. Si nous voulons que l’Algérie agisse,  la science ne doit pas rester l’apanage de quelques initiés de la science infuse demeurant uniquement à portée de l’Administration ou de commerçants qui jouent sur le facteur temps quand dans ce monde de la communication internationale tout finit par se savoir.

Dans une récente communication que j’ai tenté d’expliquer au cours du Congrès sur les énergies nouvelles, la sécurité énergétique et la sécurité alimentaire, la nécessité des stations et leur base économique appartenant aux grands complexes industriels d’investir par partenariats interposés dans l’agriculture. Ces bases disposent dans les sites du grand sud de moyens humains et matériels à même de booster les sites à caractère agricole environnant pour en faire des exploitations agricoles performantes à l’image du complexe géothermique de Touggourt inauguré récemment pour alléger le fardeau des investissements de l’Etat. Ces bases disposent de compétences, de l’énergie et de l’eau et sont en mesure de mettre en place une base d’entreprise agricole qui absorberait une main-d’œuvre qualifiée au même titre que celle dont elle est dotée actuellement.

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