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L’arrestation de Sellal et Ouyahia dans la presse étrangère Entre purge politique et opération mains propre



France 24 annonce en attaque reprenant une agence de l’AFP et Reuters, que SELLAL faut arrêté pour des soupçons de «corruption», étant l’un des alliés les plus proches du Président Bouteflika. France 24 parle d’une liste de 12 hauts cadres de la République, ministres et préfets, impliqués dans des affaires de corruption dans des enquêtes visant Ali Haddad.

Ni l’AFP, ni Reuters ni France 24 n’ont repris l’acte d’accusation pourtant rendu public dans les chaines publiques et privées, francophones et arabophones, nationales. Quant aux ministres attendus, le chiffre du moment d’en parlent les canaux officiels est de 18. Aussi, en Algérie, le titre de préfet n’existe pas, le professionnalisme aurait de donner la nomenclature exacte et faire l’équivalence. On imagine mal un journal algérien écrire le wali de Paris… s’agissant du préfet.

«Algérie: l'ex-Premier ministre Sellal, proche de Bouteflika, écroué» fut le titre du site RTL info dans un article évoque la bourde de la chaine publique A3 «Sur un bandeau défilant, la chaîne de télévision publique A3 a annoncé la "mise en détention préventive de l'ancien Premier Abdelmalek Sellal", tandis qu'un journaliste de la radio nationale a annoncé son placement en détention, citant des sources officielles» avant de chuter sur l’arrivée de Sellal à la prison d’El Harrach et le comité d’accueil qu’il lui a été réservé par la population qui a tenté de s’en prendre au fourgon cellulaire. Ce site corrige l’acte d’accusation des deux premiers ministres accusés de «dans des affaires concernant la dilapidation des deniers publics, d'abus de fonction et d'octroi d'indus privilèges, comme l'avait été la veille Ahmed Ouyahia», lit-on.

Slate Afrique revient sur le parcours professionnel de Sellal le qualifiant «d’un proche d'Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission le 2 avril, après 20 ans au pouvoir, par un mouvement de contestation inédit, M. Sellal fut son Premier ministre de 2012 à 2017, ainsi que son directeur de campagne présidentielle à quatre reprises en 2004, 2009, 2014 et 2019.»

Le Parisien et Ouest France reviennent aussi sur l’événement de l’arrestation des deux premiers ministre tout en greffant dessus l’info de Zaalane : «Un juge de la Cour suprême a par ailleurs confisqué le passeport de l’ancien ministre des Travaux publics et des Transports Abdelghani Zaalane et l’a placé sous contrôle judiciaire. Zaalane devra se présenter devant la Cour une fois par mois».

Le éditions africaines Le Pays versent frontalement dans la spéculation en osant une analyse tirée par les cheveux dans un article qu’on a fait exprès de ne pas signer : «il est difficile de dire, écrit-il, si ces mesures cosmétiques suffiront à calmer la colère de la rue.  En tout état de cause, s’il est difficile de remettre en cause l’opportunité de cette opération mains propres après la chute du régime de Boutef, il importe qu’elle soit sous-tendue par un esprit de justice pour que les choses ne virent pas aux règlements de comptes ni à la chasse aux sorcières. A moins que cette opération de salubrité publique ne soit tout simplement une stratégie de diversion de la classe politique ou d’affaiblissement du régime déchu par des autorités intérimaires qui cherchent visiblement à sauver leur tête, dans l’optique de mettre sur orbite l’un des leurs dans la perspective de la prochaine présidentielle.»

Le site 360ma attaque par un chapeau provocateur «Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal sont en détention dans la plus (tristement) célèbre prison algérienne. Assez pour calmer la colère populaire? Rien n'est moins sûr»… pour développer également les actes d’accusations des deux premiers ministres, cette fois enrichis par la rédaction de cette organe : «blanchiment d’argent, des transferts de biens obtenus par des faits de corruption, de la dilapidation de deniers publics, de l’abus de pouvoir. Le tout, sur fond de l’affaire Mahieddine Tahkout, du nom d’un homme d’affaire, également proche des Bouteflika et poursuivi, lui aussi, pour corruption.»

«L'ex-Premier ministre algérien Sellal écroué à son tour» titre le quotidien français La Croix. Après les relais financiers, écrit le journal, la justice s'attaque maintenant à l'aile politique du clan Bouteflika, a expliqué à l'AFP Rachid Grim, enseignant en Sciences politiques à l'Institut supérieur de gestion et de planification en mettant en avant l’esprit du règlement de comptes. «L'intérêt de ceux qui orientent les enquêtes, lit-on dans l’article qui reprend selon lui les propos de Grim, est de plaire au peuple (...) Ils veulent convaincre le +hirak+ (mouvement) que les choses changent. Il y a aussi des règlements de comptes au sein du pouvoir.» Fin de citation.

Dans son article, Mediapart, parle d’une purge qui a, écrit-il, «a débuté avec l’arrestation du multimilliardaire en dollars Issad Rebrab pour s’étendre ensuite au frère de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, Saïd Bouteflika, ainsi qu’aux anciens généraux majors Mohamed Mediene dit Général Toufik et Le Général Tartag dit aussi Général Bachir Tartag».

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