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Les journalistes critiqués de corruption sur les réseaux sociaux, Est-il venu le temps de dire…



Quel rôle doit jouer le journaliste dans cette phase de l’existence de notre société ? Le débat est sur les réseaux sociaux où certains ne vont pas par quatre chemins, accusant le journaliste d’être un sous-traitant des agences, le «greffier» des canaux officiels ?

Est-il venu le temps de dire sans avoir peur de mourir ?

Sans avoir peur de voir des inconnus frapper, à l’aube, à votre porte pour vous «kidnapper» et vous punir pour les relents d’un paragraphe pas trop au goût des «cuisiniers» du plat national? Ou bien carrément la trouille d’être incarcéré pour un papier qui tout compte fait ne changera absolument rien à la situation que vous prétendez dénoncer, mais risque de vous saquer la vie entière?

Est-il venu le temps de critiquer sans avoir peur que votre article soit mis sous le coude, que votre journal soit mis en quarantaine au placard par les distributeurs de placards…

Quel rôle doit jouer le journaliste dans cette phase de l’existence de notre société ? Le débat est sur les réseaux sociaux où certains ne vont pas par quatre chemins, accusant le journaliste d’être un sous-traitant des agences, le «greffier» des canaux officiels ?

Face à ces questionnements, le journaliste préfère se taire pour bien voir.

Un ami, écrit sur son mur : Pourquoi les journalistes n’arrivent toujours pas à changer de terminologie ? Ne parlent pas encore ? Pourquoi qualifient-ils ces voleurs incarcérés comme étant encore des hommes d’affaires ?

Dans l'absolu, il y a de vraies raisons à ce comportement professionnel. Nos autres, journalistes, ce n'est pas le manque de confiance à l'égard de la justice. Loin s’en faut. La justice nous a appris qu’elle était tout, sauf juste. Il ne faut pas perdre de vue que la justice a, surtout depuis l’éclosion du Bouteflikisme, toujours fonctionné par téléphone, et parfois actionnée par ces personnes habitués aux affaires scabreuses, ces flibustiers qui ont sucé les richesses du pays, les marchés juteux, affiliés au principe d’injustice et de passe-droit, ceux-là mêmes qui à présent se retrouvent dans les filets de Dame LOI. Tahkout, me raconte un ami, a même osé contester la décision du juge de le mettre en détention provisoire se croyant toujours maître des situations d'une Algérie blasée. Donc, pour en revenir à la question des journalistes, un temps d’adaptation et une période de rééducation sont nécessaires pour, non seulement faire confiance aux institutions, la Justice n’en reste qu’une parmi les autres, mais aussi pour reprendre confiance en eux-mêmes tant la censure et l’autocensure ont laissé des ravages dans ce corps de métier. Le journaliste, faut surtout pas lui en vouloir, avait l’épée de Damoclès au-dessus de sa tête, et certains d’entre nous n’ouvraient la bouche que chez le dentiste. C’est aux institutions de rassurer les gens de ce métier afin qu’ils puissent servir la société, mener des enquêtes journalistiques, avoir accès à l’information et non pas manipuler qui pour X et qui pour Y les informations dans le seul souci de manipuler, exploiter à des fins propagandistes, spéculer… Ensuite, quand un ministre de la Justice se retrouve aujourd’hui cité dans des affaires douteuses, de détournements… quelle réaction peut avoir un journaliste qui se transforme en un simple «agenciste» ayant peur des éternels retournements de situations vue que notre pays préfère souvent les jeux d’équilibres… Veux-tu que le journaliste paye encore des prises de positions alors que l’histoire nous enseigne que ces derniers ont toujours été les têtes de turcs, les grands perdants de ce fameux jeu qui se tient tout le temps derrière les murs.

Enfin, il ne faut pas oublier que ces mises en examens ne constituent nullement des condamnations définitives, la présomption d’innocence est un principe incontournable dans État de droit auquel le peuple aspire…

Patience.

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