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Situation politique algérienne, La France sort de sa réserve



Ni le TRACFIN, organe similaire du GAFI en Algérie, ni aucun banquier français n’avait jusqu’ici émet une déclaration de soupçon aux services français concernant les richesses dilapidées et transférées illégalement vers la France ou vers d’autres capitales étrangères.

Une semaine après une audition secrète de SE M. Xavier Driencourt, ambassadeur de France en Algérie, par la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat français, qualifiée de «privée», au tour du ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian de clarifier la position de la France quant à la situation politique algérienne. Jean Yves Le Drian affirme que la France restait «attentive» à ce que «l’esprit de responsabilité et de dignité qui prévaut en Algérie depuis le début des manifestations puisse continuer à s’exprimer librement». «La solution, c’est le dialogue démocratique. Dans ces moments historiques, nous continuerons d’être attentifs à l’Algérie et aux aspirations des Algériens, dans le respect et l’amitié qui président à nos relations », dira-t-il.

En garde face à tout esprit d’ingérence étrangère, le hirak aura certainement quelques slogans à brandir dans sa prochaine sortie tant que beaucoup d’Algériens se montrent allergiques à toute déclaration étrangère et spécialement française qui, jugent-ils, est source de tout malentendus en Algérie. Ce ressenti national est argumenté par le soutien de la France qu’elle avait assuré aux détournements de la richesse algérienne. Il faut noter que la majorité des hommes d’affaire véreux, qualifiés aujourd’hui de Issaba –bande mafieuse- détiennent des biens, immobiliers et autres, en France. Ni le TRACFIN, organe similaire du GAFI en Algérie, ni aucun banquier français n’a osé jusqu’ici émettre une déclaration de soupçon aux services français concernant les richesses dilapidées, l’argent non justifié des transferts effectués illégalement vers la France ou vers d’autres capitales étrangères. En d’autre part, le hirak allergique aux Saadani, Bouchouareb et bien d’autres, considère, le hirak, que la France a bénéficié de la traitrise de ces derniers en échange de leur protection.

Cependant, il faudrait dire que la France marche sur la pointe des pieds dans cet épisode de l’histoire de l’Algérie en usant d’un tact diplomatique sans pareil. Le chef de l’état majeur de l’ANP a, lors de quelques unes de se interventions, fait allusion à un complot contre l’armée où des puissances étrangères seraient acteurs ou conseillers. Même s’il n’a jamais déclaré frontalement que la France était de cette partie, le hirak et quelques réseaux sociaux et sites d’informations n’ont pas évité la spéculation et la rancœur de GS à l’égard de l’ex puissance coloniale, ce qui a poussé l’Hexagone à se tenir en respect par rapport à ce que vit actuellement l’Algérie.

Nous avons à plusieurs reprises tenté de convier M. l’ambassadeur de France à un entretien pour débattre de la situation tant politique qu’économique et les affaires qui lient les deux pays, du nuage qui se prépare entre l’Algérie et la France concernant  Anadarko et Total Algérie, mais jusqu’à présent, SE et ses conseillers ont préféré ne pas intervenir. Ce que nous pouvons comprendre. 

Une affaire donc à suivre

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