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Intervention de Madame la ministre de la Culture qui fait polémique



La bavarde…

Tous le staff de Boutef a pris de la bonne graine du Président malade qui de tout son mandat n’avait pas daigné accorder un entretien aux journalistes nationaux pour s’adresser à son peuple, ni exposé un discours à l’APN, lieu de la souveraineté du peuple.

Il y a moins de six mois, les Algériens n’attendaient pas plus de leurs gouvernants qu’un signe d’espérance, un mini discours, qu’un mot pour les rassurer, leur donner le courage de vivre un quelconque espoir pour un avenir meilleur pour eux et leur enfants. Pas d’autres exigences. Rien. Que les nababs aux pouvoirs qu’ils voyaient traverser les couloirs des autoroutes en gyrophares, vitres teintées, les considèrent via un canal d’information. Leur dire quelque chose concernant la situation du pays. Les ministres faisaient la moue. La petite bouche et la parole leur y était d’or, vraiment. Aucun ministre ne fut proche de ce peuple, comme si ces commis pourtant de l’État faisaient fi, parfois avec un mépris affiché, du peuple. Ils avaient changé de religion, et leur petit dieu de foi, de trois centimètres plus long que Napoléon, était celui qui, semblait-il, connaissait la moitié de l’Algérie, quand l’autre moitié le connaissait. Oui Saïd, le conseiller apôtre, connaissait même les bouchers des quartiers, sans jeu de mot aucun, prétendait-il. Magicien, il pouvait transformer un boucher en milliardaire, il suffit que ce dernier prouve sa docilité. Broute dans la main de son maître. Obéisse, sans parler. Du coup, les «enfants adoptifs de Saïd» n’osaient jamais parler alors que la situation du pays faisait, fait toujours, appel à un sérieux débat, sachant que la vraie crise ne débutera que dans un an, selon plusieurs paramètres et selon plusieurs experts et pas des moindres.

Je dis ça par rapport à la communication institutionnelle. Quand est-ce qu’il faut s’adresser à son peuple ? À quel moment ? Avec quels mots ? Avec quelle démarche, quel canal… Nous savons aujourd’hui que le coup des lettres recommandées estampillées APS et reprises par nos autres, la presse privée, ne rime à rien et incite aux spéculations. C’était un tour navet du magicien Saïd. Azzedine Mihoubi, pourtant, était à la tête du département de la Culture, avec toute la latitude linguistique, la métrique du verbe… Il pouvait de temps en temps faire semblant de respecter ce peuple en s’adressant à lui. Rien ne fut. Tous le staff de Boutef a pris de la bonne graine du Président malade qui de tout son mandat n’avait pas daigné accorder un entretien aux journalistes nationaux pour s’adresser à son peuple, ni exposé un discours à l’APN, lieu de la souveraineté du peuple. Le silence méprisant était la ligne choisie comme si le pouvoir s’inspirait du silence pour y puiser sa domination.

Aujourd’hui, alors qu’il faut bien se taire et courber l’échine, Madame la ministre de la Culture s’aventure à prendre la parole au moment où la parole est au peuple. Elle nous dit qu’elle est acceptée. Elle nous dit qu’elle est belle. «Elle nous dit qu’on attendait qu’elle. Elle nous dit que nous sommes juste faits pour ses bras, elle nous parle comme on caresse »… C’est de la casse dans les hommes qui passent… pardon KAAS.

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