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LA ZONE DE LIBRE-ÉCHANGE AFRICAINE ENTRE EN VIGUEUR, L’atout opportun de l’Algérie



La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) est entrée en vigueur, dans l'objectif de constituer un marché unique pour les biens et services au niveau du continent, basé sur la libre circulation des activités et des investissements.

Très attendue, cet espace constitue un marché de 1,2 milliard de personnes et un produit intérieur brut combiné de 2,5 milliards de dollars, et créera un marché de 3.000 milliards de dollars, sans aucun droit de douane ni restriction à la frontière, selon les données fournies pas ses concepteurs. Le commerce intrafricain représente actuellement environ 16% du commerce total du continent, soit 2% du commerce mondial, alors que les flux commerciaux intra-européens sont à hauteur de 67%.

La ZLECAf est une zone géographique continentale dans laquelle les biens et les services circulent sans restriction entre les Etats membres de l'Union Africaine (UA). Elle vise à stimuler le commerce intrafricain en offrant un Accord commercial global et mutuellement bénéfique entre les Etats membres, couvrant le commerce des biens et des services, les investissements, les droits de propriété intellectuelle et la politique en matière de concurrence. La zone supprimera progressivement les droits de douane et fera baisser les barrières non tarifaires. Elle aidera à améliorer les infrastructures de qualité déplorable et les postes frontaliers inefficaces. Elle facilitera aussi la circulation des marchandises, des ressources humaines ainsi que des fonds au sein de la région, et stimulera la croissance commerciale en reliant les économies fragmentées du continent dans un marché intégré de plus d'un milliard de clients potentiels.   Elle accélérera également le processus d'urbanisation à mesure que davantage d'investissements seront attirés par le continent, à l'affût des grands profits économiques offerts par ce marché intégré. La ZLECAf est l'un des projets-phares de l'Agenda 2063 de l'UA qui constitue un cadre commun pour une croissance inclusive et un développement durable pour l'Afrique à réaliser au cours des cinquante prochaines années. Pour rappel, l'accord portant création de la ZLECAf a été signé par 44 pays africains lors de son lancement en mars 2018 à Kigali, la capitale du Rwanda. La décision d'établir la ZLECAf avait été adoptée en 2012 lors de la 18e  session ordinaire de l'Assemblée des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA. Les négociations autour de cet espace commercial avaient commencé en 2015 au sein de l'UA.  Le DG du commerce extérieur au ministère du Commerce, Khaled Bouchelaghem, a expliqué que la 15e ZLECAf-FN, dont les travaux avaient débuté le 20 mai dernier, avait essentiellement porté sur la finalisation des travaux relatifs à l'identification des critères conférant l'origine africaine pour chaque produit : «cet exercice technique, visait à harmoniser les positions autour des règles d'origine pour faire bénéficier les produits africains échangés entre les Etats membres, de préférences tarifaires», dit-il. Le document sanctionnant les travaux de la session constitue un appendice à l'annexe 2 du protocole sur le commerce des marchandises, et ce, après sa validation par les ministres du Commerce de l'Union africaine (UA), les 7 et 8 juin 2019 dans la capitale éthiopienne, a précisé M. Bouchelaghem.  Selon lui, les négociations autour de la ZLECAf sont conduites par quatre institutions. Il s'agit des groupes de travail techniques (GTT), du Forum de négociation de la ZLECAf (ZLECA-FN), du Comité des hauts fonctionnaires du commerce (STOs) et de la Réunion des ministres africains en charge du Commerce (AMOT). Ces organes, a précisé le même responsable, sont composés de représentants des Etats membres de l'UA et des Communautés économiques régionales. Le Forum est donc chargé de conduire les négociations sur la base des rapports soumis par les différents GTT et rendu compte au Comité des Hauts fonctionnaires. Ce dernier présente les résultats des négociations aux ministres africains du commerce pour validation. Interrogé sur les questions qui restent en suspens, il a cité l'élaboration des règles,  l'identification des taux d'intégration conférant l'origine africaine aux produits à échanger (règles de liste), ainsi que l'élaboration des offres tarifaires visant la libéralisation de 90% des lignes tarifaires. Il a aussi évoqué l'identification des produits sensibles et ceux à exclure de la libération tarifaire constituant les 10% des lignes tarifaires restantes, ainsi que l'élaboration et la soumission, au titre du commerce des services, des listes des engagements spécifiques pour chaque Etat membre.  Questionné sur les prochaines étapes qui suivront le lancement effectif de la ZLECAf, le même responsable, a indiqué qu'un sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement, est programmé pour le 7 juillet 2019, à Niamey (Niger) pour le lancement du marché intraafricain. Selon lui, la ZLECAf se veut une zone géographique continentale dans laquelle les biens et services circulent sans restriction entre les Etats membres de l'UA. Elle vise à stimuler le commerce intraafricain en offrant un Accord commercial global et mutuellement bénéfique entre les Etats membres, couvrant le commerce des biens et des services, les investissements, les droits de propriété intellectuelle et la politique en matière de concurrence. Très attendue, cette zone constitue un marché de 1,2 milliard de personnes et un produit intérieur brut combiné de 2,5 milliards de dollars, et créera un flux d'échange de 3.000 milliards de dollars, sans aucun droit de douane ni restriction à la frontière. L'idée de créer la Zone son origine dans le Traité d’Abudja (juin 1991), qui stipule que les Etats africains doivent renforcer leurs Communautés économiques régionales (CER) en intégrant et en coordonnant leurs politiques commerciales et en mettant graduellement, les huit CER, y compris l’UMA, sur une période de 34 ans, et par étapes, à partir de l'entrée en vigueur du Traité d’Abudja. La ZLECAf, a ajouté M. Bouchelaghem, est l'un des projets phares de l'Agenda 2063 de l'UA qui constitue un cadre commun pour une croissance inclusive et un développement durable pour l’Afrique à réaliser au cours des cinquante prochaines années. Les dirigeants africains espèrent que l'accord éliminera les droits de douane et générera des emplois pour une main-d'œuvre jeune et harmonisera le travail des communautés économiques régionales déjà existantes. Cela pourrait également accroître le commerce intraafricain de 52,3 % par an. Actuellement, le commerce intra-africain représente environ 16% du commerce total du continent.

L’adhésion de l’Algérie  stimulera les échanges économiques

L'entrée en vigueur de l'accord portant création de la zone de libre-échange commune africaine (ZLECAF), «stimulera» les échanges économiques et commerciaux des pays africains ainsi que la dynamique d'intégration régionale du continent, a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum : «L'entrée en vigueur de l'accord portant création de la ZLECAf et le lancement de la phase opérationnelle de cette zone au cours du sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement que le Niger abritera, en juillet prochain à Niamey, ne manqueront pas de stimuler nos échanges économiques et commerciaux ainsi que la dynamique d'intégration régionale de notre continent», a souligné Boukadoum lors d'une allocution à l'occasion de la célébration de la Journée de l'Afrique. Il a rappelé que «l'Algérie, qui reste pleinement engagée dans ce domaine, a consenti des efforts considérables pour soutenir le processus d'intégration économique de l'Afrique à travers la réalisation de trois projets structurants majeurs». Il s'agit de la route transsaharienne Alger-Lagos, qui traverse le Sahara sur une profondeur de plus de 2.000 km et qui est «en voie de finalisation», de la dorsale à fibre optique Alger-Abuja, qui regroupe, aujourd'hui, quatre pays à savoir l'Algérie, le Nigeria, le Mali et le Tchad, et du gazoduc Alger-Lagos dont la réalisation devrait contribuer «à renforcer l'interaction économique entre les pays de la région», a-t-il relevé. Pour le chef de la diplomatie algérienne, «les acquis politiques et économiques renseignent sur notre pleine adhésion à l'impérieuse nécessité de parler d'une seule voix pour mieux défendre nos intérêts partagés et réussir le plaidoyer en faveur des priorités africaines».    

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