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L’Algérie au seuil d’une IIème république, L’article 102 de la constitution parlons-en !



Depuis le 22 février le mouvement populaire ou plutôt l’insurrection populaire donne du fil à retordre aux hauts responsables et les prédateurs qui avec la complicité de tout un système ont développé la corruption, le clientélisme, le clanisme et la prédation des biens du peuple. Autrement comment expliquer la naissance et le développement vertigineux d’une néo-bourgeoisie en l’espace de quelques années et surtout depuis les années 2000.

L’appauvrissement de la population de la base de la pyramide a semble t-il était un objectif des différents gouvernements il n’y a qu’à analyser les lois de finances et les budgets annuels pour s’en rendre compte. En parallèle des biens industriels ont été bradés à des personnes. A ce volet il y a lieu d’annexer les aides, les subventions, les passe-droits, des marchés douteux, les importations, les surfacturations, les grandes infrastructures noyées dans des surévaluations et les transferts de devises. Le 5ème mandat a été une très grave faute politique, même le 4ème mandat l’a été également mais quand une mafia remplace la bonne gouvernance c’est le chaos qui prend place et tous les indicateurs se sont allumés au rouge sans que ces larbins ne les voient car ils sont devenus daltoniens. Quand on a l’audace de piétiner la constitution et l’adapter à ses objectifs tous les hauts responsables, les élus au niveau du Sénat et de l’APN en sont responsables car ils n’ont eu ni le courage ni la clairvoyance ni le bon sens de démissionner car l’argent et les affaires les ont aveuglés. Ce dernier a osé quitter la table même si elle était bien servie et certains proches affirment que le président Bouteflika en a été malade car il aime limoger les responsables, raté pour cette fois !!

Quand le peuple est sortie de sa léthargie, les hauts responsables et leur réseau constitués de personnes attirés par une richesse illicite se sont réunis et on tracé une feuille de route construite sur des lettres du président à son peuple comme s’il y avait réellement un président en exercice si ce n’est par procuration illégitime. Même la constitution a été piétinée puisque le président Bouteflika dans une de ses lettres affirme qu’il n’était pas intéressé par un autre mandat alors qui a osé déposer son dossier ? Face à cette question les hauts magistrats restent muets. Quand un ex Premier ministre et un mandataire causent au téléphone et affirment vouloir fusiller les manifestants où est la justice et  où sont les procureurs de la république pour les poursuivre en justice soulignent un groupe de manifestants. 

Face à une insurrection légitime d’un vaillant peuple, le système doit avancer à l’arrière et tous les responsables doivent rembourser au peuple ce qu’ils ont pillé et détourné depuis trois décennies en partant du président d ‘APC, du chef de daïra, du wali, du ministre, du Premier ministre, les députés, les sénateurs et leurs relais crient hauts et à tue tête un groupe de jeunes drapés du drapeau algérien. 

La voix du peuple a raisonné dans l’espace des chouhada depuis le 22 février et chaque vendredi le peuple s’exprime de plus en plus fort et surtout de plus en plus exigeant sentant qu’il a été spolié de ses richesses pendant des décennies. Considéré comme dupe ce peuple échaudé par les dix années de terrorisme dont toutes les sources réelles restent  douteuses en dehors de l’islamisme radical. Les demandes vont en crescendo et constituent une réponse imparable aux pièges préparés par le système et ses fidèles parasites qui ont profité du système. Tous les citoyens interrogés lors de cette déferlante vert blanc rouge restent fidèles à leurs objectifs et surtout à leurs attentes que personne ne peut ni détourner ni récupérer. Les partis de la coalition qui avaient comme but unique de profiter des restes du système ont tenté de retourner leur veste comme disent ces valeureux manifestants ; mais ont tous reçu un niet russe. Comment en 2019 après avoir dévorer plus de 1000 milliards de dollars en 20 ans les partis au pouvoir et les partis dits de l’opposition osent-ils se rallier à l’insurrection ? Toutes les personnes participant à la manifestation affirment haut et fort que les partis qui ont acceptés de siéger dans les communes, les Assemblées populaires de wilaya, à l’Assemblée nationale  et au Sénat sont déclarés persona non grata faisant parti du système et doivent s’éclipser.

Assistant à un regroupement de personnes dans un espace vert, leur leader souligne que les faux élus, les corrompus et la mafia des fiances et leurs relais doivent savoir compter puisque le nombre des manifestants est passé de 3 à 15 millions d’Algériens demandent leur départ imminent. Même avec leurs élections truquées l’ensemble des partis n’ont jamais dépassé les 4 millions d’adhérents.  Les trois capitales régionales ont à elles seuls mobilisé plus de 7 millions de personnes ; ce qu’aucun parti dit révolutionnaire et libérateur même avec ses sandwichs beurrés et payés par le contribuable. 

Le fameux message du président Bouteflika  du 11 mars que ses rédacteurs pensaient pouvoir contenir la colère des Algériens à travers une série de mesurettes en totale inadéquation avec les demandes du peuple n’a eut comme finalité qu’une galvanisation de la contestation en plus d’autres exigeantes. L’offre qualifiée de politique et d’excellente par l’entourage qui encore s’accrochait à un pouvoir en errance n’est en fait qu’un divorce prononcé entre un peuple et un système.

Un enseignant universitaire précise que frappés d’amnésie les deux principaux partis politiques au Parlement, le Front de libération nationale (FLN) alors qu’il n’a rien à libérer, le Rassemblement national démocratique (RND) et les partis de cette coalition ont exprimé leur soutien au mouvement populaire et osent réclamer un changement radical dans la gouvernance du pays. Mais leur déclaration se s’arrête pas là, pensant que le peuple est dupe ils appellent à engager le dialogue dans les plus brefs délais pour construire un nouveau système politique avec eux bien sur ; ce qu’ils n’ont pas compris c’est que l’Insurrection populaire exige leur départ avec le slogan «système dégage». Comment oser pouvoir auto-réformer un système par les mêmes personnes, l’étude du fonctionnement des systèmes composés de sous systèmes ne peuvent évoluer que si un nouveau logiciel formate l’ancien. Il en est de même du secrétaire général du RND, l’ex- Premier ministre Ouyahia qui appelle à prendre en charge les revendications pacifiques du peuple alors qu’il a été à plusieurs reprises aux commandes. Il ose même affirmer que son parti défendra la nécessité pour tous de faire des concessions susceptibles de convaincre les citoyens de la crédibilité de la transition démocratique harmonieuse prônée par le président de la République ; ignorant volontairement que le peuple ne croit ni au président si à ses proches.

La seule et unique exigence que le système refuse d’admettre c’est son départ suite à un échec annoncé et confirmé par plusieurs indicateurs nationaux et internationaux comme l’érosion du dinar, les budgets déficitaires, les places honorables dans la corruption, la bureaucratie et la répression des libertés individuelles et collectives, la liberté d’expression, en queue de peloton dans l’indice de développement, les IDE, les investissements productifs, la qualité des réalisations et la place qu’occupe l’université algérienne. C’est le seul pays au monde où le taux de réussite au Bac est avancé avant l’examen, c’est comme le permis de conduire où certains candidats sont sur de l’avoir ; c’est la basique de l’ensemble du système mis en place et que l’insurrection populaire réfute.

Depuis le 22 février, des tentatives de briser ce mouvement sont restées vaines et le risque sécuritaire, l’incapacité du mouvement à se structurer, l’absence d'alternative et les fameuses feuilles de route n’ont fait qu’attiser le peuple. Certains spécialistes illuminés ou inféodés au pouvoir avancent des scénarii agitant le spectre de la guerre civile. Depuis un mois de mobilisation, la rue dément ces propos et invite ces chevronnés dits d’intellectuels à ôter leur lunette de soleil

Les défilés monstres qui ont lieu chaque vendredi à travers l’Algérie ont pu rallier de multiples manifestations catégorielles comme les avocats, les juges, les médecins, les enseignants, les étudiants, les architectes, les vétérinaires, les employés communaux et des magistrats de la Cour des comptes. La mobilisation ne faiblit pas et augmente de semaine en semaine avec toujours des slogans de plus en plus revendicatifs. Où va l’Algérie comme le souligne le regretté président Boudiaf éliminé par une mafia politico-financière ? Sans aucun doute vers une deuxième république où tous les voleurs et les prédateurs doivent être jugés et punis par une justice indépendante. 

 

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