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L’ascension intrigante du groupe Kouninef



La société familiale Kouninef dénommée KouGC a été créée en 1971, elle a donc 48 ans d’existence. C’est d’ailleurs la moelle épinière du groupe Kouninef. Les activités du groupe Kouninef, vont de l’immobilier au BTPH à l’industrie, la téléphonie, le génie civil pétrolier, l’agroalimentaire et l’hydraulique. La famille Kouninef s'est lancée dans les travaux publics dans les années 1970 puis dans l'importation de matériaux de construction dans les années 1990. Depuis les années 2000, elle a obtenu des contrats très importants dans l'hydraulique et le génie civil comme l'équipement d'une extension du métro d'Alger.

 Les Kouninef ont constitué leur fortune durant la décennie noire  quand ils ont bénéficié d’un prêt octroyé par la Banque mondiale de près de 100 millions de dollars. L’arrivée au pouvoir de Bouteflika, un proche de la famille Kouninef, ne pouvait que favoriser l’ascension de ce clan vorace. En 2006, profitant de la privatisation de l’Entreprise nationale des corps gras, le groupe Kouninef évince avec la complicité du pouvoir Issad Rebrab et se lance dans le raffinage avec Cogral (Corps gras d’Alger). Il  crée ensuite Nutris, filiale du groupe KouGC, afin de réaliser dans la zone extraportuaire de Djen Djen (Jijel) une usine de trituration évaluée à 250 millions de dollars.

Pour l’essentiel, ces familles représentent le processus d’accumulation du capital privé, effectué au travers de la rente des hydrocarbures, du monopole des importations et des investissements souvent mixtes effectués sous le parasol de l’Etat protecteur: «Nous nous sommes, d’ailleurs, associés à des groupes internationaux. Ce qui nous a obligés à nous tirer vers le haut. KouGC est devenu ce que l’on appelle un général contractor. Nous gérons le projet en EPC. En parallèle, nous avons lancé d’autres entreprises, comme celle gérée par mon frère qui prend en charge tout ce qui est génie civil. De plus, nous avons créé HCC, une entreprise qui s’occupe de tout ce qui est technique, comme la fibre optique. Cela ne sert à rien d’aller vers un métier, sans avoir le personnel qualifié. Vous allez perdre du temps, de l’argent et votre crédibilité. Avant d’aller ailleurs, je pense qu’il faut, d’abord, asseoir notre produit, notre savoir-faire et développer l’entreprise. Dans les années 1990, nous avons été la première entreprise algérienne privée à avoir fait des forages pétroliers, notamment pour Mobil. Nous avons même reçu des lettres de félicitations des sociétés pour lesquelles nous avons travaillé. Une expérience très intéressante, même si elle était à l’état embryonnaire. Vous savez très bien que le privé est perçu bizarrement chez nous.

Or, c’est la locomotive même d’un pays. Aujourd’hui, nous sommes 5 000 employés dont 20% d’étrangers. Tout a un rapport avec les besoins et les attentes des gens. Il y a aussi les rencontres et les opportunités qui se présentent à vous. Quand nous nous sommes lancés dans la fibre optique nous avons remarqué que les entreprises qui réalisaient les travaux étaient souvent des entreprises étrangères, et pas forcément très professionnelles. Pour l’eau, et puisque nous activons dans les travaux publics, c’est donc un cheminement logique. Nous avons répondu aux appels d’offres.

Notre expérience et notre professionnalisme nous ont fait gagner beaucoup de projets. Nous ne sommes, bien entendu, pas les seuls. Il existe d’autres entreprises professionnelles. D’ailleurs, je voudrais signaler une chose très importante. Ce n’est pas parce que nous sommes concurrents que l’on est ennemi. Au contraire, cela doit nous motiver pour mieux nous développer. Nous continuons dans les secteurs porteurs, comme les technologies nouvelles, notamment dans la fibre optique. Nous restons toujours à l’écoute des changements et des opportunités, surtout par rapport aux lois. Il existe encore des secteurs où l’investissement n’est pas autorisé. Peut-être que cela changera, on sera peut-être intéressés à ce moment-là. Nous réfléchissons toujours pour des projets innovants et porteurs. Personnellement, je crois en l’Algérie. C’est mon père qui m’a inculqué ces idées. Nous avons un potentiel très important. À nous de le développer», disait Rédha Kouninef lors du seul entretien donné a un site électronique. Alors que la procédure de gré à gré est réservée à des situations particulières, le pouvoir vient d’en user, voire d’en abuser une nouvelle fois. Un des hommes d’affaires proches du clan présidentiel, à savoir Kouninef a, en effet, bénéficié d’un contrat de ce type pour l’extension du métro d’Alger. Selon le site TSA, le groupement est constitué de KouGC et du français Colas Rail. Le marché est d’un montant de 12,263 milliards de DA, soit près de 115 millions de dollars.

Le dernier Conseil des ministres a annoncé l’autorisation de l’extension du métro d’Alger sur 3,5 km : «Ce marché dont la conclusion a été autorisé par le Conseil des ministres, associe des entreprises algériennes et françaises retenues à la suite d’une consultation restreinte. Il porte sur la réalisation du système intégral pour l’extension du métro d’Alger, sur 3,6 km, entre Haï El Badr et Aïn Naâdja, pour un coût total de 12,263 milliards de DA», a indiqué le communiqué du Conseil des ministres. Ce n’est pas le premier marché dont bénéficie la société de Reda Kouninef. En 2012, les autorités avaient attribué à KouGC le contrat d’installation du système intégral de la ligne de métro reliant Haï El Badr et El Harrach sur 9,5 km pour 110 millions de dollars. La ligne est actuellement en exploitation.  En 2018, ils obtiennent coup sur coup plusieurs marchés juteux. En mars 2018, l’homme d’affaires Réda Kouninef, obtient un marché de sécurité auprès de l’Entreprise nationale des grands travaux pétroliers (ENGTP). L’entreprise Secur Group, propriété du milliardaire Réda Kouninef, a obtenu un important marché pour la protection, la surveillance et l’escorte des produits sensibles dans la zone d’In Amenas (Illizi). Le marché d’une valeur de plus de 800 millions de DA, a été adjugé le 19 février 2018 par l’ENGTP, filiale de Sonatrach. À noter que Secur Group filiale du groupe KouGC remonte à 1971 et appartient à la famille Kouninef. Pour rappel également, le milliardaire Réda Kouninef aurait même proposé une levée de fonds de 300 millions de DA (30 milliards de centimes) pour financer une éventuelle campagne de Bouteflika en 2019.  Sonatrach offre un marché à 2 milliards DA à Rédha Kouninef.

Ce dernier, a aussi obtenu un important marché avec le groupe publique pétrolier Sonatrach. Ce groupe a raflé le 24 avril dernier le contrat de réalisation d’une base-vie de Sonatrach au niveau du gisement gazier TFT (Tin Fouyé Tabankort) à Ghadamès. Ce gisement est exploité par Total, Repsol et Sonatrach. Pas spécialisé dans les infrastructures préfabriquées, l’entreprise de Redha Kouninef bénéficierait, selon la même source, de la politique dite d'algérianisation des contrats de sous-traitance. Avec ce nouveau contrat, Kouninef devient l’homme d’affaires préféré du PDG de la Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour qui, d’ailleurs, avait offert un important marché de sécurisation d’ENGTP (filiale de Sonatrach) à la société de gardiennage armé Secur Group, elle aussi détenue par ce magnat du BTP. Le groupe KouGC,  a obtenu il y a quelques jours un contrat à 170 milliards de centimes, qu’il partagera avec l’Entreprise générale Rekima. Le contrat porte sur la réalisation de six passages dénivelés dans la wilaya de Blida pour l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des infrastructures ferroviaires (Anesrif). Le projet a été confié au leader du BTP KOUGC et à l’Entreprise Générale Rekima, propriété de Kamel Rekima. Enfin le groupe Kouninef est associé à la société Swissport-Algérie présente sur le sol algérien depuis 2012.

Le groupe privé algérien détient la majorité des actions. Cette société est spécialisée dans la maintenance des avions en Algérie, une activité dévolue auparavant à Air Algérie. Toutes les compagnies étrangères qui desservent le sol algérien ont signé un contrat avec cette entreprise. Mais la roue tourne et ce groupe reçoit les premiers avertissements. Après les mises en demeure salées, adressées par la Direction des Equipements Publics (DEP) de Tipaza concernant le projet de l’école nationale du Trésor, la DEP de Laghouat a haussé le ton contre la société KouGC, appartenant à la famille Kouninef connue pour sa proximité avec l’entourage du Président. Dans ce cas précis, l’Etat a fait beaucoup de concessions à KouGC, qui a pris en charge la réalisation des travaux en TCE, dans le cadre d’un groupement avec une entreprise serbe, PUTEVI. Après révisions et avenants, le coût du projet s’est situé à 1,622 milliards de DA. A plusieurs reprises, KouGC et son partenaire se sont engagés devant le Wali à accélérer la cadence des travaux, mais en réalité, le projet a connu une succession d’arrêts pour diverses raisons. Cette fois-ci, les relations entre l’administration et KouGC se sont détériorées puisque le DEP a transmis le 11 octobre dernier un courrier lui intimant la reprise des travaux. Mais, les choses n’ont pas changé. Puisque KouGC et PUTEVI ont refusé de signer l’avenant n°6 qui définit de nouvelles règles de travail. Pour toutes ces raisons, la DEP de Laghouat a transmis à KouGC une correspondance dans laquelle elle menace de recourir à la résiliation du contrat, aux torts exclusifs du maître d’œuvre. Pour rappel, la DEP de Tipasa a dressé, la semaine dernière, les mêmes menaces aux filiales du groupe Benhamadi en raison des retards enregistrés dans la réalisation de l’école nationale du Trésor. La DEP de Laghouat a transmis au courant de la semaine à KouGC, un courrier assez violent à propos des retards enregistrés dans la réalisation de l’hôpital psychiatrique (120 lits) de Laghouat. Entamé en avril 2011, le projet en question devait être achevé dans un délai de 31 mois, soit en 2014. Mais, quatre ans après l’expiration des délais contractuels, le projet n’est toujours pas achevé. 

Ci-après la liste des mandats passés et actuels de Ahmed Kouninef dans des entreprises et organisations.

Ici vous découvrirez également tout ce qui a été publié sur Ahmed Kouninef dans la Feuille officielle suisse du commerce (FOSC). Vous trouverez d'autres informations, notamment financières, sous les menus correspondants. Ci-après, la liste des mandats passés et actuels de Ahmed Kouninef dans des entreprises et organisations. Ici vous découvrirez également tout ce qui a été publié sur Ahmed Kouninef dans la Feuille officielle suisse du commerce (FOSC). Vous trouverez d'autres informations, notamment financières, sous les menus correspondants.

Extrait des anciens mandats de Ahmed Kouninef dans des sociétés suisses:

LITL SA en liquidation (en liquidation)

Conseil d'administ.

Vice-directeur

Bis 27.02.2006

ALMASS INTERNATIONAL Ltd en liquidation (faillite terminée)

Conseil d'administration

Vice-directeur

Bis 28.02.2006

 

Dernière publication sur Ahmed Kouninef dans la Feuille officielle suisse du commerce (FOSC):

Radiation du CA/Direction vice-directeur (à signature individuelle) : VD Mutations KAIZER GAZ CONSTRUCTION INTERNATIONAL (KGCI) Ltd, précédemment à Meyrin, CH-660-1770002-2 (FOSC du 29.10.2004, p. 7). Siège transféré à Jouxtens-Mézery, en Flusel, c/o Noah Kouninef. Statuts primitifs du 9 septembre 2002 modifiés en conséquence le 16 février 2006. But: activités pétrolières et parapétrolières ; génie civil, travaux hydrauliques, électriques et de montage. Capital-actions: CHF 100.000, libéré à concurrence de CHF 50.000, divisé en 100 actions au porteur de CHF 1.000. Organe de publication : Feuille officielle suisse du commerce. Kouninef Ahmed, dont la signature est radiée, et Basic André, inscrit sans signature, ne sont plus administrateurs. Kouninef Noah, d’Appenzell à Jouxtens-Mézery, reste seul administrateur et signe désormais individuellement. Nouveau réviseur : COFIDOR FIDUCIAIRE Sarl, à Lausanne. Journal no 2267 du 22.02.2006 03264910

Radiation du CA / Direction vice-directeur (à signature individuelle): VD Mutations LITL SA, précédemment à Meyrin, CH-660-0818003-1 (FOSC du 29.10.2004, p. 7). Siège transféré à Jouxtens-Mézery, en Flusel, c/o Noah Kouninef. Statuts primitifs du 11 avril 2003 modifiés en conséquence le 16 février 2006. But : étude d’équipement, de travaux hydrauliques et électriques sous haute tension (HT) et moyenne tension (MT) ; livraison et pose de pipe-lines. Capital-actions : CHF 100.000, libéré à concurrence de CHF 50.000, divisé en 100 actions au porteur de CHF 1000. Organe de publication : Feuille officielle suisse du commerce. Kouninef Ahmed, dont la signature est radiée, et Basic André, inscrit sans signature, ne sont plus administrateurs. Kouninef Noah, d’Appenzell, à Jouxtens-Mézery, reste seul administrateur et signe désormais individuellement. Nouveau réviseur : COFIDOR FIDUCIAIRE Sàrl, à Lausanne. Journal no 2202 du 21.02.2006 03262334

Inscription au CA / Direction vice-directeur (à signature individuelle) : GE Mutations KAIZER GAZ CONSTRUCTION INTERNATIONAL (KGCI) Ltd, à Meyrin, activités pétrolières et parapétrolières, etc. (FOSC du 25.02.2003, p. 6). Kouninef Karim n’est plus administrateur ; ses pouvoirs sont radiés. Administration  : Kouninef Noah, d’Appenzell, à Jouxtens-Mézery, président, avec signature collective à deux, Kouninef Ahmed, d’Appenzell, à Jouxtens-Mézery, vice-président, avec signature individuelle, et Basic André, secrétaire, lequel n’exerce plus la signature sociale. Journal n° 6490 du 02.06.2004 02298250

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Rédha Kouninef d’Oria à Chifa

Il y a d’abord Rédha Kouninef, le maître du BTP, qui avait commencé dans les années 2000 avec les cabines téléphoniques Oria, avant d’être effacé par le marché de la démocratisation de la téléphonie mobile. Cette fois il a décidé de sauter une étape, en décrochant avec son partenaire russe BPC, des marchés publics pour déployer le paiement électronique estimé à 1,3 milliard de dinars.  Redha Kouninef avait aussi décroché le marché de la carte Chifa, en s’associant avec le groupe franco-néerlandais Gemalto, à travers sa société Tesiame.  

Noah Kouninef, le prince de la monétique

C’est au tour de son jeune frère Noah-Tarek Kouninef, seulement 42 ans, de s’attaquer au marché algérien de la monétique. Il a notamment décroché le marché d’Algérie Poste (18 millions de clients) avec sa solution d’e-paiement et d’e-commerce, BaridiNet.  Et pourtant il n’a pas assisté à la cérémonie de lancement, début décembre, aux côtés du directeur général d’Algérie Poste, Nacer Sayah, de la ministre des télécoms, Houda-Imane Feraoun et de son collègue chargé de l’économie numérique, La firme russe BPC Banking Technologies, avait décroché ce contrat dès avril 2016, pour 137 millions de dinars. BPC qui fournit la plateforme technologique Smartvista au cœur de BaridiNet, est alliée à Monetix, dont l’actionnaire et président du conseil d’administration est Noah-Tarek Kouninef. D’ailleurs, c’est le second grand marché remporté par Noah-Tarek Kouninef en moins d’un an. Monetix a en effet remporté, en avril, l’appel d’offre de mise en place et le développement d’un réseau de paiement électronique émis par la Société d’automatisation des transactions interbancaires et de monétique (Satim, consortium représentant sept banques publiques et Al Bakara Bank), pour 739 millions de DA. Celui-ci prévoit notamment le déploiement de 22 000 terminaux de paiement électronique, avec l’implication technique d’Al Wataniya Telecom Algérie et de NagraID (filiale suisse du spécialiste des cartes sécurisées Oberthur), tous deux actionnaires minoritaires de Monetix. La Satim a confié, en novembre, à Monetix et BPC, le soin d’assurer la migration de sa solution monétique vers Smartvista par le biais d’un marché de 481 millions de dinars. Ce contrat sera assuré par le groupement Monetix-BPC, structure constituée en décembre dernier et présidée par Noah-Tarek Kouninef.

 Karim Kouninef : A 44 ans, ce jeune entrepreneur est un milliardaire influent qui dirige l’un des plus importants groupes privés algériens : Heavy Construction Company. Héritier d’une famille oranaise très connue dans le milieu des affaires en Algérie, Karim a repris les affaires de son père. Le groupe familial s’appelle KouGC et a réussi un grand coup en 2007 en obtenant l’autorisation de racheter l’unité algéroise de l’Entreprise nationale des corps gras (ENCG) qui fabrique les huiles ménagères. Et depuis, Kouninef est devenue une marque qui évoque pour les Algériens richesse et réussite. Et pourtant, dans le business, la famille Kouninef compte à son palmarès d’impressionnants succès. A titre exemple, en 1990, une filiale du groupe Kouninef a été la première entreprise algérienne privée à avoir fait des forages pétroliers, notamment pour la multinationale Mobil. Et pour faire mûrir les affaires familiales, Karim a suivi un cursus en Suisse au début des années 90. Il est revenu plus tard en Algérie pour entamer sa carrière de redoutable homme d’affaires. Mais il s’est bien entraîné d’abord en touchant à de nombreuses activités. Ainsi, il a géré durant les années 90 une entreprise qui exportait du café du Cameroun. Désormais, son groupe est présent dans presque tous les secteurs de l’agroalimentaire, dans l’hydraulique et même dans la fibre optique. Sa fortune familiale et personnelle est estimée à au moins 300 millions d’euros.

 

 

 

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