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Bouteflika renonce après un sévère avertissement de l’ANP, La sommation ultime du Gaid



Le général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah, Chef d’Etat-Major de l’Armée nationale a du sorti la grosse artillerie faire partir et sans conditions le président Bouteflika qui s’est accroché désespérément a son fauteuil : «nous estimons qu’il n’y plus lieu de perdre davantage de temps et qu’il faut appliquer immédiatement la solution constitutionnelle proposée, à savoir la mise en application des articles 7, 8 et 102 et entamer le processus garantissant la gestion des affaires de l’Etat dans le cadre de la légitimité constitutionnelle. Aussi notre décision est claire et irrévocable» dit-il. 

Le patron de l’Armée nationale affirme se ranger du côté du peuple et le dit haut et fort : «Nous soutiendrons le peuple jusqu’à ce que ses revendications soient entièrement et totalement satisfaites. Etant le fils du peuple et partant de la responsabilité historique qui m’incombe, je ne pourrai que m’aligner sur ce peuple dont la patience n’a que trop durer et qui a tant souffert des différentes épreuves. Car il est temps pour qu’il recouvre ses droits constitutionnels légitimes et sa pleine souveraineté» ajoute-t-il.

Et à leur adresse il leur lance un dernier avertissement : «J’ai confirmé à maintes fois qu’en ma qualité de moudjahid ayant lutté par le passé contre le colonialisme tyrannique et ayant vécu la souffrance du peuple en cette période difficile, je ne saurai me taire aujourd’hui sur les complots et les conspirations abjectes, fomentés par une bande qui a fait de la fraude, la malversation et la duplicité sa vocation. Aussi, je suis avec le peuple et à ses côtés pour le meilleur et pour le pire, comme je le fut par le passé, et je m’engage devant Allah et devant la patrie et le peuple que je n’épargnerai aucun effort à cette fin, quoi qu’il m’en coûtera» a-t-il avertit. Dans la foulée il demande au président Bouteflika de partir comme il lui a suggéré lors de sa première intervention le 26 mars dernier niveau du secteur opération Sud-Est de Djanet en 4ème Région militaire : «J’ai affirmé qu’il était nécessaire de trouver une solution pour sortir de la crise dans l’immédiat et a proposé la mise en application de l’article 102 de la Constitution, comme solution s’inscrivant exclusivement dans le cadre constitutionnel, considéré comme l’unique garantie pour maintenir une situation politique stable» dit-il.

Le général major a également évoqué sa dernière intervention en date, était lors de la réunion tenue au niveau du siège de l’Etat-major de l’Armée nationale, en date du 30 mars, au cours de laquelle il lui a réitéré la nécessité de mettre en application les articles 7, 8 et 102 de la Constitution et qu’aucune autre solution en dehors du cadre constitutionnel ne peut être envisagée : «Le peuple algérien a approuvé cette démarche et l’a accueillie favorablement, voyant en elle un signe de bon augure et un espoir pour sortir de la crise. Cette initiative a été présentée a été accueillie par l’entêtement, la tergiversation et la sournoiserie de certains individus qui œuvrent à faire perdurer la crise et la rendre plus complexe, avec comme seul souci la préservation de leurs intérêts personnels étroits, en se souciant que peu des intérêts du peuple et de l’avenir du pays» dit-il. Selon le vice-ministre de la Défense nationale «une poignée de personne s’est indûment accaparée des richesses du peuple algérien. A l’heure qu’il est, elle s’affaire à contourner ses revendications légitimes en fomentant des plans douteux, tendant à déstabiliser le pays et l’entrainer dans le piège du vide constitutionnel.

Quant aux vastes opérations de pillage et de dilapidation qu’a connues notre pays, ciblant ses potentiels et ressources économiques et financières» menace-t-il.  Aussi s’est-il interrogé sur «les moyens qui ont permis à cette poignée de personnes d’amasser de richesses immenses par des voies illégales et dans un court laps de temps, en toute impunité, profitant de leur accointance avec certains centres de décision douteux, et qui tentent ces derniers jours de faire fuir ces capitaux volés et s’enfuir vers l’étranger» soutien-t-il confirmant au passage que c’est bien l’ANP qui est derrière les dernières décisions relatives à l’interdiction de sortie de territoire à l’encontre de 12 hommes d’affaires et les enquêtes lancées par la justice algérienne : «Il y a lieu d’indiquer dans ce contexte que les décisions de poursuites judiciaires contre ces derniers émanent de la justice par le biais du procureur général, mû par son adhésion aux revendications populaires insistantes. Ainsi des décisions préventives ont été prises à l’encontre de certains individus, leur interdisant le déplacement jusqu’à l’accomplissement des procédures d’enquête, alors que les structures de compétence relevant du ministère du Transport ont mis en œuvre des mesures d’interdiction de décollage et d’atterrissage des avions privés appartenant à des hommes d’affaire au niveau des aéroports du pays, conformément aux dispositions légales en vigueur» ajoute-t-il. Concernant le communiqué attribué au Président de la République, le Général de Corps d’Armée a souligné qu’au moment où le peuple algérien attendait avec impatience la satisfaction de ses revendications légitimes, «paru en date du 1er avril un communiqué attribué au Président de la République, alors qu’en réalité il émanait d’entités non constitutionnelles et non habilitées, ayant trait à la prise de décisions importantes concernant la phase de transition» rejetant ainsi toutes les décisions et notamment la formation du nouveau gouvernement Bedoui. Dans ce contexte particulier, nous confirmons «que toute décision prise en dehors du cadre constitutionnel est considérée comme nulle et non avenue». 

Au sujet de la réunion Toufik-Zeroual, le Général de Corps d’Armée a évoqué «des réunions suspectes tenues clandestinement pour comploter contre les revendications du peuple et adopter des pseudo-solutions en dehors du cadre de la Constitution afin d’entraver les démarches de l’Armée Nationale Populaire et ses propositions de sortie à la crise et, partant, exacerber la situation et la rendre plus compliquée. Tout ceci est entrepris en coordination avec les entités non-constitutionnelles. Toutefois certaines de ces parties se sont manifestées, tentant vainement de nier leur présence dans ces réunions et induire l’opinion publique dans l’erreur, malgré l’existence de preuves irréfutables attestant ces réalités malveillantes. Mais ceci a dû exaspérer certaines parties, qui s’échine à cibler l’Armée en portant atteinte à sa réputation et la cohésion de ses composantes, afin de réaliser leurs desseins malveillants. Des desseins que l’Armée nationale populaire, qui demeure une ligne rouge, saura contrecarrer avec toute la rigueur et la détermination et en usant de tous les moyens légaux» indique encore le patron de la Grande muette qui ne semble pas apprécier ces conciliabules  dehors du cadre officiel : «Partant de ce principe, nous ne permettrons jamais et en aucun cas que ces acquis, qui sont en réalité les acquis du peuple algérien, soient compromis» dit-il encore.

Une heure plus tard le président Bouteflika démissionne de son poste de président de la république en notifiant officiellement au président du Conseil constitutionnel, sa décision de mettre fin à son mandat en qualité de président de la République. La vacance du pouvoir sera assurée sauf changement de dernière minute par le président du Sénat, Abdelkader Bensalah conformément aux dispositions de la Constitution. Selon l’article 102 de la constitution en cas de démission ou de décès du Président de la République, le Conseil constitutionnel «se réunit de plein droit et constate la vacance définitive de la Présidence de la République. Il communique immédiatement l'acte de déclaration de vacance définitive au Parlement qui se réunit de plein droit. Le Président du Conseil de la Nation assume la charge de Chef de l'Etat pour une durée de quatre-vingt-dix (90) jours au maximum, au cours de laquelle des élections présidentielles sont organisées. Le Chef de l'Etat, ainsi désigné, ne peut être candidat à la Présidence de la République». 

Abdelkader Bensalah assurera donc l’intérim durant 90 jours. Après vingt ans de règne sans partage le président Bouteflika quitte le pouvoir et laisse une situation des plus compliquée. En effet l’intérim sera assuré par Bensalah, lequel est grandement décrié par le peuple. Allié de l’ex président Bouteflika, lui aussi malade, Bensalah s’apprête à diriger les affaires du pays au moment où le peuple exige le départ de tous les hommes qui incarnent un système obsolète et corrompu. Le président Bouteflika laisse une bombe à retardement pour le pays en favorisant jusqu’au bout son plan de transition. Même le gouvernement actuel sera assuré par Nourredine Bedoui selon l’article 104 de la Constitution : «Le gouvernement en fonction au moment de l'empêchement, du décès ou de la démission du Président de la République, ne peut être démis ou remanié jusqu'à l'entrée en fonction du nouveau Président de la République. Dans le cas où le Premier ministre en fonction, est candidat à la Présidence de la République, il démissionne de plein droit. La fonction de Premier ministre est assumée par un autre membre du gouvernement désigné par le Chef de l'Etat. Pendant les périodes prévues aux articles 102 et 103 ci-dessus, il ne peut être fait application des dispositions prévues aux alinéas 7 et 8 de l'article 91 et aux articles 93, 142, 147, 154, 155, 208, 210 et 211 de la Constitution. 

Pendant ces mêmes périodes, les dispositions des articles 105, 107, 108, 109 et 111 de la Constitution ne peuvent être mises en œuvre qu'avec l'approbation du Parlement siégeant en chambres réunies, le Conseil constitutionnel et le Haut Conseil de Sécurité préalablement consultés» est-il écrit.  Aujourd’hui le FLN et le RND sont complètement neutralisés, le patron de l’ex DRS Toufik remis à sa juste place, Zeroual reparti à Batna sa ville natale pour y profiter encore de sa longue retraite, Bouteflika et ses frères ne président plus l‘Algérie, TAJ et le MPA, oubliés et la mafia politico-financière, du moins une grande partie d’entre elle est aujourd’hui sous surveillance. Que reste-il alors à neutraliser. Il y a ceux qui sont encore tapis dans l’ombre dans les institutions officielles et les entreprises publiques. Seuls quelques partis de l’opposition, les plus crédibles et certaines personnalités sont épargnés par la vindicte populaire.

Mais la grande question qui est sur la bouche de tout le monde : Que va être désormais la position de l’ANP ? Sera-t-elle tentée, encore une fois, d’imposer son propre agenda ? Ou fera-t-elle comme elle l’a montré dans ses deux derniers communiqués, allégeance au peuple qui a brandit les articles 7 et 8 de la Constitution pour signifier que le moment de son règne est venu ? L’ex patron du RCD Said Sadi, ne cache pas d’ailleurs on appréhension envers cette institution : «L’ANP doit, en ces instants critiques, se méfier autant de ses propres démons que de ses courtisans» avertit-il. Le premier jour de l’après Bouteflika après vingt ans de règne personnel a rendu le sourire aux Algériens. Mais il ne doit pas cacher pour autant cette légitime interrogation : «Où va l’Algérie ?»; du défunt président Mohamed Boudiaf. Le Conseil constitutionnel qui s’est réuni sous la présidence de Tayeb Belaiz et a officiellement constaté la vacance du pouvoir. Cette décision devra permettre au président du Sénat Abdelkader Bensalah de prendre la relève pour une période de 90 jours. Benflis à raison de parler de «bombes à retardement laissées par le régime déchu qu’il s’agira de désamorcer».

 

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