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CHIMIE



Ces dernières années, on parle de plus en plus de transition énergétique, de nouveaux modèles énergétiques, économiques et même politiques. A mon sens, cela reste des stratégies ou des politiques intimement liées les unes aux autres. 

 Un secteur-clé pour 

la transition énergétique

On ne peut pas concevoir une stratégie ou une politique de transition énergétique sans réfléchir de manière urgente à un nouveau modèle économique qui ne peut être pensé sans tenir compte de la problématique de l’énergie dans son contexte mondiale. En effet, selon certaines analyses [Agence internationale de l’énergie  (AEI), d’ici 2040, la population mondiale dépassera les 9 milliards d’habitants vs 7 milliards actuellement et les besoins énergétiques mondiaux augmenteront de 30%. Cela engendrera inéluctablement un déséquilibre du marché international de l’énergie et nous mettra face à plus d’un impératif auxquels  il faudra faire face ; il s’agira essentiellement de réduire les émissions de CO2,  gaz à effet de serre par excellence [Agence internationale de l’énergie AEI], responsable principale du réchauffement climatique, de protéger l’environnement et d’en assurer un niveau acceptable de sécurité «énergétique». Tout cela exige une réflexion et une stratégie de gestion, de production et de consommation de l’énergie sous toutes ses formes, de l’efficacité énergétique dans un nouveau modèle, du développement durable, mais aussi et surtout du développement humain durable. Qu’est-ce donc la transition énergétique et quel rôle attribuer à la chimie et au chimiste au milieu de tous ces questionnements ?

 

Qu’est-ce la transition énergétique…

Avant tout, la transition énergétique est une problématique largement débattue dans le cadre du processus de Kyoto relayé par les engagements de l’Union européenne pour 2020 et qui consiste à atteindre - 20 % d’émissions de dioxyde de carbone, + 20 % d’efficacité énergétique et 20 % d’énergie renouvelable. La transition énergétique est donc cette phase de basculement qui permet de passer d’une société consommatrice d’énergies classiques,  fossiles  et nucléaires  à outrance,  à une société sobre et écologique puisant ses «forces» dans l’éolien, l’hydraulique, le solaire et surtout moins gourmande en énergie. De  ce fait il s’agit non seulement de réduire la consommation générale en énergie mais aussi  et surtout à  construire un modèle énergétique qui soit efficient, efficace et basé sur une optimisation de production de nouvelles formes d’énergies durables et renouvelables et de nouveaux modes de consommation. Réussir cette transition nécessitera une assise,  un socle de savoir, de connaissances et surtout de la citoyenneté. On en arrive même au terme d’ «éco-citoyen». En effet, cette transition énergétique pourrait constituer un «catalyseur» pour un changement sociétal et économique dans lequel «l’individu» serait épanoui et donc créatif et surtout innovant.

 

Et l’efficacité énergétique ?

Une transition énergétique correctement conduite, comporte dans ses chapitres, forcément, de l’efficacité énergétique.  L’efficacité énergétique signifie, techniquement une consommation raisonnée ou rationalisée de l’énergie tout en gardant un niveau équivalent d’activité économique. En un mot, cela reviens à «consommer moins pour faire plus» ! La mise en œuvre d’un programme d’efficacité énergétique pourrait réduire la demande en énergie d’environ 10% pour l’année 2030 [2]. En revanche, l’économie d’énergie signifie plutôt, une baisse de consommation de l’énergie de façon à conduire à une baisse sensible de l’activité économique.

 

Pourquoi une stratégie de transition énergétique 

Le contexte international actuel connait plus d’un bouleversement, en effet, le monde est sous l’emprise et de l’avènement du numérique qui a conduit à l’ouverture des nations les unes vers les autres, et des changements climatiques et de la crise économique mondiale induite par la limitation des combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon). Le monde se trouve de ce fait face à des défis mettant en périls l’équilibre sécuritaire et énergétique des pays. L’Algérie dont l’économie est sous la totale emprise de l’exportation des hydrocarbures, n’étant pas en dehors de ces considérations énergétiques. C’est dans ce contexte que peut intervenir la chimie comme «solution-clé» pour une transition énergique correctement menée et une économie soft, sûre,  basée sur le savoir et la connaissance à l’ère de l’avènement des technologies et du numérique.

 

La chimie, «une  porte»  vers un développement durable ?

La limitation des combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon) et la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre, tel que le dioxyde de carbone (CO2), constituent des défis majeurs auxquels fait face l’industrie et l’économie de par le monde. En effet, basculer d’un modèle qui repose dans sa majorité sur les énergies fossiles à un modèle dans lequel les énergies «non carbonées»  seraient dominantes, n’est pas aussi évident que cela pourrait paraître. De plus, «le carbone» tellement nécessaire aux diverses industries et secteurs tel que : le bâtiment et matériaux de construction, industrie du plastique, matériaux durables d’isolation des polymères, cosmétique, pharmaceutiques est issu essentiellement des énergies classiques pour leur grande majorité. De ce fait, il devient aisé de comprendre  ce que peut  être l’apport de la chimie à la transition énergétique. C’est d’ailleurs, pour cela que certains acteurs de l’industrie chimique considèrent ces problématiques comme « opportunités » à ne pas manquer, pour mettre au point leurs produits et services qui vont dans le sens d’une énergie de transition. C’est dans ce contexte et dans cette phase de transition énergétique que la chimie peut trouver place et un rôle incontournable à jouer surtout comme source alternative du carbone.

 

Comment ?

Que la chimie prenne sa juste place dans l’échiquier de la transition énergétique cela reviendrait systématiquement à  «valoriser» les programmes et projets de recherche de chimie. Il s’agit donc de mettre en œuvre toute une mécanistique pour actionner un système d’ innovation et de valorisation dédié au secteur de l’énergie pour faire avancer la machine de la transition énergétique et donc de faire face aux questions «de carbone» et de l’efficacité énergétique . La  chimie,  «secteur-clé» pour une transition énergétique Les programmes ou domaines de chimie qui peuvent être stratégiques pour une transition énergétique réussie pourraient être comme suit:  Développement de biocarburants et produits alternatifs   aux dérivés de l’industrie pétrolière,

• Développement de structures de recherche (centres de recherches grandes écoles, incubateurs…) dans l’écosystème de l’industrie pétrolière,

• Valorisation du CO2, et du gaz naturel : source de carbone pour la synthèse de carburants et de molécules organiques pour la chimie. Très peu de laboratoires de recherche sont dans cette thématique et dont les travaux restent méconnus par l’industriel algérien. 

• Développement et promotion du GPL,

• Les nanotechnologies et nanosciences, domaine pour lequel l’Algérie devrait se situer à l’échelle internationale,

• Hydrogène, énergie propre par excellence : production et stockage,

• Conversion et stockage de l’Energie,

• Agro-industrie, biotechnologies,

• Matériaux de construction et bâtiment

• Les énergies renouvelables : éoliennes, panneaux solaires, l’énergie des vagues, l’hydrogène, les biocombustibles,

•Géniedes procédés, simulations/modélisations multi-échelle,

• Développement de partenariats win -wino où le transfert de technologie est mot-clé.

• Introduire la R &D dans la culture de l’industrie algérienne : c ‘est en étant innovant que l’on devient compétitif…,

• Elaborer des pédagogies et des formations pour faire du citoyen « lambda » un éco-citoyen

• Et pour finir et surtout pour rester réaliste et pragmatique, il est primordial non seulement de disposer de fonds nécessaires mais aussi  et surtout de mécanismes et outils dédiés. Cependant, et à mon sens, nous pouvons disposer de toutes les technologies possibles, de tous les fonds possibles et outils de mise en œuvre, si nous ne travaillons pas pour l’épanouissement et le développement de l’ individu (formations et stages adéquats ) nous ne pouvons atteindre le niveau d’ d’éco-citoyenneté requis pour la réussite d’une quelconque stratégie et pour finir je dirais qu’ avec des citoyens conscients et consciencieux, on arriverait toujours à faire plus,  avec moins pour mieux !!

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