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L’Afrique continue de s’imposer sur la scène économique internationale comme l’un des acteurs majeurs de l’avenir. Cette force de l’économie africaine est en train de redessiner l’économie mondiale et de faire du continent l’un des lieux les plus propices à l’investissement. Résultat : la Chine, l’Amérique et beaucoup de puissances économiques étrangères investissent au sein du territoire de nombreux pays africains et dopent leur économie locale ainsi que leur représentation internationale. Avec la croissance économique africaine, c’est également le Forex qui est grandement impacté.

Comment l’Afrique 

est en train de changer la donne

Ainsi, elles représentent de nouveaux investissements potentiellement très rentables sur lesquels les professionnels et les amateurs de trading en ligne peuvent miser pour dégager d’importants profits. Effectivement, une forte croissance implique souvent une forte croissance de la valeur de la devise locale et un investissement dans cette devise peut alors rapporter beaucoup d’argent. En reprenant le contrôle de sa propre richesse, l’Afrique est également en train de redessiner l’intégralité des rapports de force qui régissent le monde économique actuellement. Les résultats économiques du continent africain ont été meilleurs en 2018 que l’Europe qui a connu une moins bonne croissance. Évidemment, dans un continent où de nombreux pays sont encore en voie de développement, il est facile d’obtenir des taux de croissance à deux chiffres. En revanche, cela a tout de même pour conséquence directe d’attirer de très nombreux investisseurs qui voient dans cette croissance l’occasion de s’installer à une place de choix au cœur d’une économie bientôt très puissante. Un cercle vertueux dont profitent de nombreux pays africains actuellement. Deux points de vue contradictoires risquent fort de ressortir des débats entre experts, universitaires ou hommes et femmes d’affaires sur l’état des économies d’Afrique subsaharienne. Certains se montreront optimistes : le décollage économique de l’Afrique est proche, ou est déjà en cours.

Nous avons toutes les raisons d’espérer. En dépit de la crise économique mondiale, le PIB de la région s’est accru rapidement, de près de 5 % par an en moyenne depuis 2000, et cette croissance devrait s’accélérer au cours des années à venir. Beaucoup de pays – et pas seulement ceux riches en ressources – ont participé à cet essor : vingt États d’Afrique subsaharienne non producteurs de pétrole ont affiché des taux de croissance annuelle moyens du PIB de 4 % ou plus entre 1998 et 2008. Entre-temps, la région a commencé à attirer des sommes importantes de capitaux privés : ces apports, qui atteignent 50 milliards de dollars par année, dépassent désormais les flux d’aide extérieure. En même temps, la pauvreté diminue. Depuis 1996, le taux moyen de pauvreté des pays d’Afrique subsaharienne a diminué d’environ un point de pourcentage par année et, entre 2005 et 2008, la proportion des habitants de la région vivant avec moins de 1,25 dollar par jour a fléchi, passant de 52 à 48 %. Si les pays stables de la région maintiennent les taux de croissance qu’ils ont connus au cours de la dernière décennie, ils atteindront pour la plupart, en 2025, un revenu national brut par habitant de 1 000 dollars, et accéderont donc, selon la définition de la Banque mondiale, au rang des «pays à revenu intermédiaire».

La région a, par ailleurs, fait d’énormes progrès en matière d’éducation et de soins de santé. Entre 2000 et 2008, le niveau de scolarisation secondaire a augmenté de près de 50 %. Par ailleurs, l’espérance de vie des populations a augmenté d’environ 10 % au cours de la dernière décennie. D’autres se montrent par contre plus pessimistes. Ils doutent de la durabilité de la croissance économique de l’Afrique, et insistent sur la persistance déprimante de ses difficultés économiques. Ils peuvent eux aussi, pour justifier leur point de vue, invoquer des arguments irréfutables. D’abord, la croissance récente observée en Afrique a été liée pour une bonne part à la hausse des cours des produits de base, ces derniers représentant par ailleurs une part écrasante des exportations africaines – situation qui n’est jamais propice à la stabilité –. Les pessimistes soutiennent en fait que l’Afrique est en train de surfer sur la vague des produits de base, mais que les conditions favorables dont elle jouit actuellement ne sauraient durer éternellement, et que la région n’a toujours pas procédé aux changements économiques fondamentaux qui lui permettraient de faire face à un ralentissement économique. À titre d’exemple, le secteur manufacturier en Afrique subsaharienne ne compte aujourd’hui que pour la même petite fraction du PIB global qu’au cours des années 1970. De plus, malgré un recul global de la pauvreté, certains pays à croissance démographique rapide comme le Burkina Faso, le Mozambique et la Tanzanie peinent toujours à réduire leurs taux de pauvreté. Par ailleurs, même si la plupart des guerres civiles ont aujourd’hui pris fin, l’instabilité politique reste généralisée : au cours de l’année écoulée, la Guinée-Bissau et le Mali ont connu des coups d’État, la violence a repris dans la partie orientale de la République démocratique du Congo (RDC), et des combats ont éclaté à la frontière entre le Sud Soudan et le Soudan. À l’heure actuelle, le tiers environ des pays d’Afrique subsaharienne sont en proie à des conflits violents.

D’autres problèmes d’apparence plus banale sont également lourds de  conséquences. Une bonne part des pays africains sont aux prises avec une corruption endémique, et leurs infrastructures sont dans la plupart des cas en piètre état. Les autorités publiques peinent dans beaucoup de cas à fournir les services de base.  De tels problèmes ne feront que s’aggraver à mesure que les populations africaines exploseront. Enfin, les pays africains – en particulier ceux qui sont riches en ressources – deviennent souvent les victimes de ce que l’économiste Daron Acemoglu et le politologue James Robinson ont appelé les «institutions extractives», organisations dont les politiques et les pratiques visent à accaparer la richesse et les ressources d’une société pour le compte d’une élite restreinte, mais politiquement puissante.

Ce phénomène se traduit en particulier par des inégalités stupéfiantes dont les effets sont souvent masqués par des statistiques de croissance positives. Que faire face à de telles contradictions ? Ces deux points de vue paraissent d’emblée irréconciliables. Il s’avère cependant que les deux sont valides, ou qu’ils reflètent tout au moins une réalité plus complexe qui les transcende. Les sceptiques portent une telle attention à la situation des exportations régionales de produits de base qu’ils ne se rendent pas compte de l’incidence qu’a eue sur la croissance récente de la mise en œuvre de réformes économiques (dont beaucoup avaient été rendues nécessaires par les mauvaises politiques du passé). De leur côté, les optimistes sous-estiment la mesure dans laquelle les problèmes persistants de la région – par exemple, institutions sclérosées, faibles niveaux d’instruction et soins de santé déficients — reflètent des défaillances des autorités publiques qui seront très difficiles à corriger puisqu’elles trouvent leurs racines dans des conflits politiques. Cependant, même si les deux points de vue sont réducteurs, celui que défendent les optimistes est en fin de compte plus près de la réalité et plus susceptible d’être confirmé par l’évolution de la situation au cours des prochaines décennies.

L’Afrique continuera d’être confrontée à des obstacles énormes sur la voie de la prospérité, en particulier dans le domaine de l’amélioration des ressources humaines telles que l’éducation, les compétences et la santé de ses populations. Cependant, les succès remportés par les récentes réformes et le degré croissant d’ouverture de ses sociétés, stimulé en partie par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, donnent à l’Afrique une chance raisonnable de réaliser une croissance plus soutenue et de réduire la pauvreté au cours des décennies à venir.

Après plusieurs décennies perdues au cours desquelles l’endettement, les maladies, la famine et la guerre ont fait obstacle au développement de l’Afrique, la situation a commencé lentement à s’améliorer à la fin des années 1990. Les gains réalisés se sont jusqu’à maintenant avérés durables. Malgré la crise financière globale de 2008 et ses séquelles, les économies d’Afrique subsaharienne ont affiché une croissance annuelle moyenne de 4,7 % entre 2000 et 2011. Ces solides résultats économiques se sont traduits par le premier recul global de la pauvreté observé dans la région depuis les années 1970, le taux de pauvreté passant de 58 % en 1999 à 47,5 % en 2008. Ces tendances positives ont été constatées partout dans la région, et ne se sont pas limitées à certains types d’économies : les exportateurs de pétrole comme l’Angola et le Nigeria ont connu une forte expansion, mais des importateurs de pétrole comme l’Éthiopie et le Rwanda ont également tiré leur épingle du jeu. Les pays n’ont évidemment pas tous affiché le même rythme de croissance ; certains États fragiles comme le Burundi et la République centrafricaine, qui s’efforcent toujours à grand-peine de se relever d’un conflit violent, n’ont connu qu’une croissance modeste. D’après la toute dernière «Évaluation annuelle de la politique et des institutions nationales» de la Banque mondiale, les résultats macroéconomiques globaux de la région sont désormais comparables à ceux enregistrés par les pays en développement d’autres régions. Grâce au renforcement de leurs politiques macroéconomiques, les pays africains ont su tirer parti de la hausse des prix des produits de base, qui ont atteint le sommet avant la crise économique mondiale, et éviter l’effondrement lorsque les cours de ces produits ont chuté. Pendant la crise, la plupart des pays ont continué d’appliquer des politiques économiques prudentes, et certains ont même accéléré leurs réformes. C’est en partie à cause de ces efforts que les économies africaines ont poursuivi leur croissance tout au long de la récession mondiale et que, depuis, l’Afrique subsaharienne a maintenu une croissance annuelle moyenne de près de 5 %, malgré la volatilité persistante de l’économie mondiale. 

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