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Une nouvelle stratégie pour doper les exportations



Une stratégie comportant les mécanismes et instruments à même de soutenir et d'accompagner les exportateurs nationaux sera mise en place d'ici à fin avril prochain afin de booster les exportations hors-hydrocarbures, a précisé le ministre du Commerce, M. Saïd Djellab.

2019 sera-t-elle vraiment l’année de l’Algérie ?

Le ministre a expliqué, à ce propos, que la stratégie en question est basée notamment sur une plus grande présence aux foires et manifestations commerciales régionales et internationale, des manifestations qui, a-t-il dit, «permettent de mettre en relief le produit national. Lors des foires de Berlin et d'Abu-Dhabi dans lesquelles j'étais présent, je peux vous assurer que les produits algériens étaient particulièrement prisés», s'est-il réjoui, mettant l'accent sur l'importance d'adopter une démarche résolument offensive. Selon lui, les fruits de la diversification de l'économie nationale, entamée depuis quelque temps, sont indéniables, faisant état de 2,8 milliards de dollars représentant les opérations d'exportations hors-hydrocarbures. Observant que les opérations d'exportations ont permis d'engranger la somme de 230 millions de dollars rien que durant le mois de janvier de l'année en cours, il a signalé que les prévisions de ses services font état de 200 millions de dollars représentant les revenus d'exportation du ciment et des produits électroménagers durant la même période. Pour M. Djellab, il ne fait pas de doute que l'année 2019 sera celle de la dynamisation de l'économie et de l'exportation de façon générale, observant que l'accent sera notamment mis sur les produits agricoles et alimentaires. Selon lui, le plus important consiste à placer le produit algérien sur le marché car, a-t-il argumenté, «en matière de qualité et de compétitivité, nous sommes prêts à relever le défi».

Sur le plan continental, il a par ailleurs fait état de la tenue de la 1ère  foire régionale qu'abritera Tamanrasset et à laquelle prendront part les opérateurs économiques du Mali et le Niger en sus de 100 de leurs homologues algériens : «Ce grand forum s'élargira inéluctablement dès 2020 et nous nous employons à faire de Tamanrasset la plaque tournante des échanges commerciaux et du partenariat entre les pays africains», a-t-il soutenu. Le ministre a également mis l'accent sur la nécessité de lever les contraintes empêchant les exportateurs d'exercer leur activité dans les meilleures conditions, faisant état de la prochaine mise en place d'un  système d'alerte. Les recettes des exportations de certains produits industriels de base devraient générer 500 millions de dollars au terme de l'exercice 2019. 

Il y a certains secteurs-clés de l'industrie de base qui contribuent à accroître les exportations hors hydrocarbures, mise à part les secteurs de la pétrochimie et de l'agroalimentaire, qui se sont déjà positionnés sur les marchés extérieurs : «Dans le secteur sidérurgique, les exportations à partir des trois complexes d'acier de Béthioua (Oran),  Bellara (Jijel) et celui d'El Hadjar (Annaba), seulement, devraient dépasser 300 millions de dollars», a-t-il avancé, en ajoutant que le développement de l'acier implique aussi le développement des autres secteurs comme l'industrie minière pour avoir les minerais qui entrent dans sa composition : «Cela nous permettrait d'accélérer l'exploitation des gisements miniers», a-t-il soutenu. Il a égalent évoqué les exportations «des matériaux de construction et les produits électroniques et électroménagers» qui devraient dépasser chacun 100 millions de dollars. Quand au secteur des textiles, le ministre table sur des recettes de 10 millions de dollars qui seront générés à partir des exportations effectuées par le complexe de textiles de Relizane.

Le ministre a insisté, par ailleurs, sur l'impératif de développer la sous-traitance, notamment dans les industries de base telles la mécanique et l'automobile afin d'augmenter le taux d'intégration nationale dans les produits fabriqués localement. A ce titre, le premier responsable du secteur de l'industrie  a annoncé un projet de partenariat entre le groupe public des textiles et cuirs Gitex et certains producteurs de véhicules portant sur la production de 300.000 pièces dont des coussins et appuie-tête. Il a souligné en outre que l'industrie électrique prend pleinement part au développement de l'industrie automobile, affirmant l'existence de plusieurs accords entre les industriels du secteur et les constructeurs automobiles. Par contre, les exportations nationales en cuir, restent «modestes», n'excédant pas 10 millions de dollars, selon ses estimations. Pour booster le secteur, le ministre a préconisé aux opérateurs qui sont au nombre d'une trentaine, de s'organiser en association professionnelle en prenant exemple des opérateurs du secteur de l'agroalimentaire et bientôt celui de la mécanique qui comptent se constituer bientôt en fédération. Quant à la possibilité de lancer des filières de sous-traitance en Algérie, le ministre a estimé que le pays pourrait se placer comme un sous-traitant de cuir au lieu de se limiter à la première transformation. Il a assuré que la sous-traitance de cette matière première permettrait aux professionnels de la filière d'exporter des produits à forte valeur ajoutée vers l'Europe. 

 

mesures de facilitation 

Les exportations hors hydrocarbures de l’Algérie sont dans une phase «ascendante». Elles ont atteint le seuil des 2 milliards de dollars, «une année record», durant les huit premiers mois de 2018.  Elles pourraient même se situer à 3 milliards de dollars, à la fin de cette année, estime le DG de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (ALGEX), M. Chetti Chafik. Ce dernier a tenu a expliquer que ce résultat «par quelque chose qui a bougé», notant que pour ce qui concerne la structure des exportations, la part des dérivés d’hydrocarbures qui était de 80% auparavant, a baissé  à 60%.

Le reste étant constitué de produits industriels et agricoles frais placés sur des marchés en Europe, en Afrique et au Proche et Moyen- Orient. Par ailleurs, le DG d’ALGEX a annoncé la finalisation, en cours, d’une étude sur les coûts de transport entre les ministères du Commerce et des Transports, devant aboutir à une décision de prise en charge d’une partie de ce coût de transport à l’exportation. Une mesure qui sera supportée par le Fond spécial pour la promotion des exportations (FSPE) et qui s’ajoutera aux autres facilitations déjà en vigueur. L’Algérie qui est «pratiquement prête»  à l’internationalisation de ses produits, proclamera 2019 Année nationale des exportations hors hydrocarbures, a annoncé le ministre du Commerce, Saïd Djellab : «Tout est prêt pour promouvoir les exportations hors hydrocarbures et nous allons déclarer 2019 année de l’export hors hydrocarbures», a affirmé Saïd Djellab lors d’une conférence de presse. Le ministre a considéré que l’Algérie a tous les atouts pour se positionner sur les marchés extérieurs : «Nous disposons des infrastructures nécessaires, d’une diversification industrielle et agricole qui nous permettront de placer nos produits sur les marchés étrangers», a-t-il estimé, en affirmant que ses déplacements effectués à l’étranger (ces derniers temps) ont permis de prospecter les marchés afin de d’imposer le produit local à l’international.

En plus du marché européen, qui est demandeur de produits algériens, notamment agricoles et agroalimentaires, le ministre a assuré que les opérateurs versés dans l’export ont actuellement la possibilité de se diriger vers d’autres régions du monde notamment l’Afrique, l’Amérique du nord, la Russie et l’Asie. Pour le ministre du Commerce, les exportations hors hydrocarbures permettraient au pays d’instaurer une croissance économique durable en réduisant sa forte dépendance des hydrocarbures. Par ailleurs, il a mis en avant le rôle primordial de la logistique dans la promotion des exportations, en soutenant que promouvoir les exportations sans logistique relèverait de l’impossible : «La logistique est l’axe central de la promotion des exportations. Car si nous aspirons à être compétitifs sur les marchés internationaux, nous devons respecter le timing, le prix et la qualité et ces trois critères sont étroitement liés à la logistique», a-t-il argué. 

Dans ce même contexte, Djellab a abordé l’impact des coûts des services logistiques sur le prix final du produit, en recommandant d’adapter des règles de compétitivité qui permettraient d’optimiser l’utilisation d’outils pour contrôler l’incidence des coûts logistiques dans la chaîne de transport subis par les opérateurs économique à l’export. Afin de réduire les coûts, tout en améliorant la qualité des services, le ministre a insisté sur l’effet positif de la concurrence entre les différentes entreprises de ce créneau qui devrait jouer en faveur de l’exportateur : «Nous avons constaté dans ce Salon un bon nombre d’entreprises de logistique publiques et privées performantes. Cela permet de créer la concurrence et de réduire les prix des services logistiques aux profits des entreprises exportatrices», a-t-il soutenu.

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