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Après ENI et TOTAL



Le groupe Total est un partenaire historique de Sonatrach, avec le groupe italien l’ENI, il est le premier groupe international à avoir signé des contrats d’exploration juste après la promulgation de la loi sur les hydrocarbures de 1986. Le règlement à l’amiable de ses différends avec Sonatrach devrait permettre de développer les investissements dans le secteur de l’énergie et de renforcer l’attractivité du domaine minier algérien.

Anadarko souhaite 

reconduire ses contrats 

Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitoun a séjourné la semaine dernière à Houston aux USA accompagné d’une délégation de haut niveau, dont le PDG de Sonatrach Abdelmoumen Ould Kaddour. Durant ce forum, le ministre et la délégation qui l’accompagne a eu des entretiens avec les dirigeants des grandes compagnies américaines œuvrant dans les secteurs énergétique, pétrolier et gazier. Le ministre de l'Energie s'est également entretenu avec le sous-secrétaire-adjoint pour le pétrole et le gaz au Département américain à l'Energie, Shawn Bennett. Le groupe américain Anadarko, plus grand producteur de brut parmi les partenaires de Sonatrach, souhaite reconduire ses contrats de production en Algérie et y renforcer son activité, a confié un haut responsable de Sonatrach. Les deux groupes Sonatrach et Anadarko ont tenu une séance de discussion à Houston (Texas) à l’occasion de la 12e édition du forum algéro-américain sur l’énergie pour évoquer les perspectives de leur partenariat. La réunion a été présidée par le dirigeant de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour  et son homologue d’Anadarko, Al Walker : «Anadarko a demandé l’extension de tous ses contrats d’exploitation d'hydrocarbures en Algerie», a précisé le vice-président exploration-production de Sonatrach, Salah Mekmouche, à l’issue de cette réunion. 

 

Des avantages comparatifs

Le premier contrat portant sur le champ Hassi Berkine où le groupe exploite les blocs 404 et 208 arrive à échéance en 2023. Le groupe exploite également en partenariat avec Sonatrach le gisement El Merk à Illizi qui représente l’une des plus grandes découvertes de brut réalisées en Algérie ces dernières années avec des réserves estimées à 1,2 milliard de barils de pétrole et de condensat. Anadarko veut en effet apporter de nouvelles technologies en matière de maintenance prédictive et de digitalisation de l’exploitation des hydrocarbures, devenues aujourd’hui un véritable levier de performance en matière de production de pétrole, a fait savoir Mekmouche. Le groupe américain qui produit près de 260.000 barils/ jour est aussi intéressée par l’investissement dans les ressources non conventionnelles. Outre Anadarko, la délégation de Sonatrach a également rencontré le dirigeant de Technip FMC.

Fruit d’une fusion entre le géant français de l’ingénierie pétrolière Technip et l’américain FMC Technologies, ce groupe international souhaite créer des ateliers de maintenance et introduire de nouvelles technologies comme le traitement des données (data process). Sonatrach a eu aussi une séance de discussion avec les responsables de Honeywell international, un groupe industriel américain diversifié leader dans les systèmes de haute technologie. Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni a mis en avant, le 7 mars de dernier à Houston, les différentes opportunités qu’offre le marché algérien, ses atouts et son potentiel notamment dans les domaines de l’énergie : «L’Algérie est un pays relativement jeune, en construction, doté d’un important potentiel en ressources comprenant l’agriculture, une petite et moyenne industrie naissante mais en plein essor, une industrie lourde à dynamiser et évidemment le secteur de l’énergie avec ses différentes branches, qui constitue la colonne vertébrale de l’économie algérienne», a indiqué M. Guitouni lors du Forum de l'énergie algéro-américain organisé par le Conseil des affaires algéro-américain et la chambre de commerce bilatérale américano-arabe, avec le soutien de l'ambassade d'Algérie à Washington.

Le ministre a également présenté le secteur de l’energie comme le moteur de l’économie algérienne et un jalon important dans le processus de diversification de son économie : «L’Algérie aspire, bien entendu, à diversifier son économie et œuvre à en faire une réalité, en s’appuyant sur les revenus générés par le développement de ses gisements d’hydrocarbures, au bénéfice du développement socio-économique du pays. Il a fait valoir les avantages appréciables de l’Algérie comparée aux pays de la région, notamment grâce à l’accès à l’énergie sous ses différentes formes mais aussi grâce à un atout capital dont dispose l’Algérie, celui d’une main-d’œuvre formée, de qualité et en majorité jeune», a-t-il précisé.  Les avantages comparatifs de l’Algérie sont nombreux, a ajouté le ministre qui a relevé son étendue territoriale et sa position géostratégique très favorable. Il a notamment insisté sur la stabilité du pays que «l’Algérie est un pays stable et la sécurité est assurée à un haut niveau dans toutes les régions du pays et notamment les zones hydrocarbures». Le ministre a insisté sur la sérénité du climat des affaires qui est, a-t-il ajouté, «consubstantielle à une stabilité politique et institutionnelle et, sur ce plan, l’Algérie offre toutes les garanties de sérénité aux investisseurs». Il y a lieu de noter que le discours de M. Guitouni s’est articulé autour de quelques potentialités importantes marquant les opportunités que les investisseurs étrangers et notamment américains peuvent saisir dans le domaine minier algérien et qui donnent un aperçu sur l’ampleur des partenariats qui peuvent être conclus en matière d’exploration et de développement dans l’amont pétrolier et gazier. A ce titre, il a fait savoir que le domaine minier national des hydrocarbures  s’étend sur plus d’un million et de demi de kilomètres carrés, réputé encore largement peu exploré relativement à une densité de forage au kilomètre carré loin des standards internationaux.

 

70% du domaine minier demeure sous explorée

S’agissant des réserves en place de pétrole et de gaz, elles sont, a-t-il estimé, «importantes», qu’il s’agisse d’hydrocarbures conventionnels ou non conventionnels. A propos des ressources d’hydrocarbures non conventionnelles, M. Guitouni a saisi cette occasion pour annoncer une première étude d’envergure, actuellement en cours, pour évaluer le potentiel en place, à travers sept bassins du Sahara algérien. Selon lui, les premiers résultats «sont plus qu’encourageants». En effet, ces résultats repositionnant l’Algérie à la troisième place en termes de ressources en gaz de schiste après les Etats-Unis et la Chine et à la septième place après l’Australie pour son potentiel en pétrole de roche mère, actualisant ainsi le dernier classement de l’agence d'information sur l'énergie (AIE).

Invitant les compagnies américaines à venir investir en Algérie, le ministre a mis en avant l’importance que revêt pour le gouvernement algérien l’option du partenariat industriel «comme un axe stratégique de sa politique économique» et qui bénéficie de toute l’attention nécessaire des pouvoirs publics pour en garantir la réussite. Le secteur énergétique y est d’ailleurs l’illustration, notamment, pour ce qui est de l’investissement dans la recherche et l’exploitation des ressources en hydrocarbures. A ce sujet, Guitouni a notamment évoqué le succès du partenariat algéro-américain dans la recherche et l’exploitation des hydrocarbures, ce qui renseigne, a-t-il insisté, sur «l’envergure et la profondeur des relations algéro-américaines» et sur le degré d’engagement des parties pour la pérennité du contrat de confiance qui lie les deux pays. Il a ainsi souhaité que le partenariat algéro-américain se renforce davantage dans le segment amont pétrolier, notamment la prospection et l’exploration et y compris dans l’offshore. Le ministre a également appelé à étendre le partenariat algéro-américain à la filière des énergies renouvelables compte tenu du potentiel de l’Algérie qui comprend, au-delà des réserves d’hydrocarbures conventionnelles et non conventionnelles,d’importantes ressources renouvelables, notamment d’énergie solaire, qui sont mises à contribution et appelées à être développées pour répondre aux besoins futurs du pays. Guitouni a par ailleurs insisté sur la volonté du gouvernement de mettre les assises nécessaires pour mieux valoriser les ressources énergétiques du pays en intensifiant l’effort d'exploration et de développement des gisements, en augmentant les capacités de raffinage et en relançant l’industrie pétrochimique. Il a, en outre, tenu à rassurer les investisseurs quant à l’attractivité du domaine minier algérien grâce à la nouvelle loi sur les hydrocarbures qui est en cours d’élaboration en Algérie : «Cette nouvelle loi apportera les incitations fiscales attendues par les investisseurs et introduira plus de flexibilité à travers, notamment, la levée des contraintes administratives pour réduire les délais de réalisation des projets afin d’en améliorer d’une manière substantielle l’économie», a déclaré Guitouni.

Après le groupe major italien ENI qui a consolidé récemment sa position en Algérie et opté pour le long terme à travers des projets qui concernent aussi bien l’amont pétrolier, la pétrochimie que les énergies renouvelables, le groupe major français Total vient d’opter lui aussi pour le long terme en Algérie en se replaçant avec la signature de plusieurs accords de partenariat avec la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach. Aujourd’hui c’est au tour d’Anadarko de vouloir un partenariat à long terme avec Sonatrach. Le changement qui a touché la Sonatrach avec le départ d’Amine Mazouzi et son remplacement par Abdelmoumen Ould Kaddour, le 20 mars 2017, renforce encore ce rapprochement entre les trois compagnies.

Le 10 avril 2017, les deux compagnies signent un accord global pour renforcer leur partenariat et mettre fin à leurs différends avec un règlement à l’amiable des conflits. Selon cet accord, les deux compagnies abandonnent les procédures d’arbitrage qu’elles avaient engagées. Elles s’entendent sur un nouveau cadre contractuel pour le projet gazier de Timimoun qui permet les avantages fiscaux inhérents à l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels introduits par la loi sur les hydro- carbures de 2013. Elles décident aussi de prolonger l’exploitation en partenariat du gisement gazier de Tin Foyé Tabenkort dont le contrat arrive à expiration en 2019.

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