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Mot à dire
Par : samir mehala

Le harak, Lady Macbeth et les bonimenteurs…

Non, pas ce chef d’État, pas ce Premier ministre, pas ces ministres, pas ces secrétaires généraux, pas ces directeurs centraux, pas ce chef des armées, pas l’armée même, pas ce chef de la police, de gendarmerie… de la police et de la gendarmerie nous nous en cagnons. En passant pas de journaux ni de journaleux, et puis d’ailleurs, ces journalistes se mettent à nu au moins disant dans leur carrière...

La reprise par le groupe algérien d’une usine d’acier en Italie par Cévital : Quand Rebrab voulait pêcher en eau trouble…



Trois ans après, la réalité de Rebrab a été le seul échec…

Aujourd’hui, des questions, et pas des moindres se posent : Qui est Monsieur TIDJANI ? À quelle mission était-il affecté ? Comment et par quels procédés, Rebrab a pu verser tant d’argent en devise et que devient cet argent concocté par des prêts bancaires sur le dos du Trésor public ?

 

 

Le site sidérurgique de Piombino, anciennement Lucchini, doté d’un port commercial stratégique situé en Toscane et qui avait une capacité de production de 2,5 millions de tonnes d’acier a choisi, en 2014, de signer un accord de rachat avec Cevital. Lucchini a pendant longtemps été l'un des fabricants les plus importants en Europe, leader dans la production de produits de haute qualité et d’aciers spéciaux.

Le deuxième sidérurgiste italien déclaré insolvable en 2012 et placé en tutelle avec à sa tête un commissaire nommé par le gouvernement, Piero Nardi, avait reçu deux offres de rachat pour ses actifs de Piombino. L’une faite par le sidérurgiste indien JWS Steel et l’autre par Cevital. Lors de la signature de l’accord, le 9 décembre 2014 au Palais Chigi, siège du gouvernement à Rome, Matteo Renzi, approuvant le projet qui sauve 1900 emplois, a déclaré qu’il s’agissait non seulement d’une acquisition stratégique pour Cevital mais aussi d’un grand message de relance pour l’Italie pour laquelle la sidérurgie est un secteur décisif. Cevital fut choisie car non seulement elle sauvegardera les postes de travail, mais annonçait également dans les quatre ans à venir de nombreuses créations d’emploi. Avec un investissement de 400 millions d’euros dans le secteur sidérurgique, Cevital a voulu favoriser le développement du port de Piombino destiné à devenir une plate-forme logistique en Méditerranée ainsi que d’un complexe d’activité agroalimentaire. Outre la reprise de l’implantation sidérurgique, Piombino pourrait donc devenir dans le futur un centre d’échanges qui permettra l’exportation dans un premier temps de l’Algérie vers l’Europe de divers produits comme le verre plat et les produits agroalimentaires. Cette situation se concrétisait par un accord de développement et devenait officielle le 30 juin 2015 au ministère du Développement économique avec la signature de Issad Rebrab, de la ministre de l’époque, Federica Guidi et du sous-secrétaire à l’Environnement, Silvia Velo. Cet accord sur le programme de développement de Piombino fut également régularisé par le président de la région toscane Enrico Rossi, le maire de Piombino Massimo Giuliani, le commissaire de l’autorité portuaire, Luciano Guerrieri, en présence du commissaire de la Lucchini et du directeur général de la société Aferpi, créée par M. Rebrab et Adriano Zambo. La compétence de management de ce dernier est cependant rapidement mise en cause et oblige celui-ci à démissionner pour être remplacé par Fausto Azzi. La société Aferpi ne donne pas la liste des personnes qui font partie du conseil d’administration mais le journal Il Tirreno édition Piombino du 12 novembre 2015 relate les faits suivants : « Aferpi a officialisé la nomination d’un nouvel administrateur délégué en la personne de Fausto Azzi… mais remercie sincèrement M. Farid Tidjani, administrateur délégué pour le travail précieux qu’il a effectué jusqu’à présent… M.Tidjani, l’homme qui avait lancé l’affaire Lucchini avec M.Rebrab, contrairement à ce que l’on pouvait imaginer, ne devrait pas avoir de poste dans le conseil d’administration…,Aferpi est ainsi devenue une société par actions avec un seul associé Issad Rebrab. Mais la nouvelle la plus importante et que le capital souscrit au moment de la constitution s’élève à 100 millions d’euros dont 55 millions représentent le capital social effectivement versé par Aferpi.  »

Avec l'acquisition de Piombino usine, Aferpi a obtenu toutes les marques et le savoir-faire développé depuis plus de 100 ans d'histoire de l'acier. L'activité de Aferpi implique la production d'une large gamme d'aciers spéciaux et de qualité, avec différentes formes et tailles qui sont destinés à différents secteurs : chemin de fer, énergie… Un projet magnifique beaucoup plus complexe que prévu et qui connaît de sérieux problèmes suite aux blocages des fonds de Cevital en Algérie. En effet, plusieurs mois ont passé et malgré le fait que le projet avance, la mise en œuvre du plan d’investissement par Aferpi  a subi un retard important car les capacités financières de Cevital ne semblaient pas être celles tant espérées. Une réunion a été tenue entre le président de Cevital, Issad Rebrab, et la ministre italienne pour tenter de trouver rapidement une solution à ce problème de financement. Le conseiller de M.Rebrab a confirmé en effet que l’investissement serait soutenu par un prêt auprès de banques internationales avec lesquelles le groupe Cevital était en contact. Compte tenu des sommes importantes nécessaires à l’implantation et de l’état des banques italiennes qui sont au bord du gouffre, le problème apparaissait comme étant très délicat à résoudre. L’implantation sidérurgique est en effet quasiment à reconstruire en totalité et pour installer une nouvelle aciérie électrique à Piombino, le problème n’est pas simple. Au journal Al Sole 24 ore du 5 février 2016, la direction de Aferpi a déclaré alors : « le projet de diversification et de réindustrialisation avec le relancement sidérurgique et la diversification de la plate-forme logistique, industrielle et agroalimentaire, est certainement complexe et important. Les difficultés ne manquent pas… Toutefois, beaucoup de choses ont été faites et se font encore sur tous les fronts. »Toujours selon le journal Al sole, les difficultés en bonne partie sont plutôt liées à la difficile situation financière à laquelle est confrontée l’entreprise. En vérité, ajoute le journal Al sole, les problèmes de liquidités sont apparus depuis le début. Pour acquérir les matières premières à l’extérieur, Aferpi avait besoin de lettres de crédits et donc de garanties. Dans un premier temps, le capital social pouvait être utilisé mais quand les besoins augmentent, les banques veulent des garanties.Toujours selon le journal, M.Rebrab aurait contacté divers organismes bancaires et notamment la Bnp Paribas, banque de référence du groupe Cevital pour lui demander 30/40 millions, ce qui est très peu compte tenu que le groupe ferait circuler au moins un milliard chaque année. Mais la Bnp, malgré cela, se serait retirée du projet mettant ainsi en difficulté Cevital. Le scepticisme du monde bancaire ne laisse donc pas d’autre choix à M.Rebrab que d’ouvrir son portefeuille personnel ce qui, compte tenu du montant nécessaire et de la puissance financière de Cevital, ne devait pas être trop difficile si..., il ne lui avait pas été interdit de transférer ses fonds à l’extérieur pour les laisser dans les banques publiques en Algérie. Alors l’intérêt dans tout cela ne serait-il pas d’espérer le support des autorités italiennes pour tenter d’obtenir l’envoi des capitaux pour investir en Italie ? M.Rebrab est un visionnaire et a peut-être pensé à cette éventualité depuis longtemps. Le journal Il Terreno du 7 mai 2016 a relaté que Issad Rebrab aurait souligné : « un plan aussi ambitieux ne peut être réalisé seulement avec les forces du groupe mais nécessite un support constant du système italien dans toutes ses composantes institutionnelles, politiques, syndicales et financières. » Issad Rebrab élu « personnalité de l’année 2016 » par la revue italienne Costa Etrusca a, jusqu’à présent, été considéré comme le sauveur de Piombino et de la sidérurgie italienne mais si les institutions devaient intervenir, le contraire ne serait-il pas en train de se produire ? Vediamo…on verra, comme on dit en Italie, Issad Rebrab avait promis d’investir un milliard d’euros d’ici 2020 et de faire de Piombino « une étoile de la Méditerranée. « Je n’ai jamais eu peur des échecs », a- t-il un jour déclaré, « mes seuls échecs ont été la faute du terrorisme ».

Trois ans après, la réalité de Rebrab a été le seul échec…

Aujourd’hui, des questions, et pas des moindres se posent :  Qui est Monsieur TIDJANI ? À quelle mission était-il affecté ? Comment et par quels procédés, Rebrab a pu verser tant d’argent en devise et que devient cet argent concocté par des prêts bancaire sur le dos du trésor public ?

 

R. N.

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