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Par : samir mehala

Le harak, Lady Macbeth et les bonimenteurs…

Non, pas ce chef d’État, pas ce Premier ministre, pas ces ministres, pas ces secrétaires généraux, pas ces directeurs centraux, pas ce chef des armées, pas l’armée même, pas ce chef de la police, de gendarmerie… de la police et de la gendarmerie nous nous en cagnons. En passant pas de journaux ni de journaleux, et puis d’ailleurs, ces journalistes se mettent à nu au moins disant dans leur carrière...

CRISE PETROLIERE ET CRISE BUDGETAIRE : Comment sortir du tout-Etat



Après 27 années d’ouverture, l’économie algérienne étant une économie basée sur la rente pétro-gazière dont notamment, l’Etat continue à être le principal acteur économique et pose toujours un problème d’idéologie de la pensée unique (socialiste), du fait que dans l’esprit de beaucoup de nos élus et gouvernants, l’économie c’est l’Etat. Alors que l’économie n’est qu’une stratégie de marché.

Avec la situation  de crise marquée  par l’effondrement des prix du baril de pétrole sur les marchés mondiaux qui secoue notre pays depuis déjà près de deux ans, la situation financière  de l’Algérie  est actuellement  contractée. L’un des indices  de cette situation très difficile  est la crise budgétaire. Le budget n’est en équilibre qu’avec 110 dollars le baril, alors que  les prix sur le marché s’établissent à moins de 50 dollars. Il aura fallu que les recettes de la fiscalité pétrolière baissent par la chute des prix du baril de pétrole pour que  les pouvoirs publics reviennent enfin à parler de l’économie hors-hydrocarbures. L’importance d’une telle situation, nous conduit à aborder la question concernant l’heure de vérité pour l’après-pétrole, tant elle se veut d’une importance capitale et incontournable pour l’avenir de notre pays. Nous n’avons toujours pas réglé la question de bâtir une économie sur l’industrie et les connaissances du savoir, et c’est toute l’importance de l’enjeu futur au regard de notre éventuelle adhésion à l’OMC autant chez le citoyen que la classe politique. Alors que  le gouvernement continue à marquer sa solvabilité pour garantir le développement  national sur la dépense publique, notamment, l’argent  du pétrole finance encore l’économie nationale y compris le commerce extérieur.

C’est bien l’heure, de lancer une nouvelle phase de réformes économiques et financières qui va permettre aux banques, aux entreprises et importateurs de jouer pleinement un rôle plus responsable dans la vie économique avec plus d’ouverture, afin de passer à un nouveau  modèle de croissance qu’il faut absolument changer, à savoir : l’Algérie doit concevoir une stratégie d’ouverture sur le monde, notamment, s’ouvrir  aux grands investisseurs aux valeurs mondiales compte tenu de ses potentialités stratégiques qui restent non rentabilisés dans l’état actuel. Un édifice à travers lequel les intérêts financiers du Trésor public seront protégés et permettent à l’Etat de dépenser l’argent public de façon judicieuse, notamment, les dépenses publiques et la corruption baisseront, les finances publiques deviendront saines, l’inflation sera régulée et, enfin, l’Etat devient solvable et fort. Là, également, intervient le concept de contribuable intéressé à l’importance de l’utilisation et du contrôle des finances publiques, car  l’argent public dans le développement doit être transparent et rentable. En somme, l’économie devient saine pour les investisseurs étrangers (IDE).

Cela est très important, car ainsi que nous le verrons ci-après, le constat actuel n’augure pas de grandes perspectives économiques en  matière de consolidation des finances publiques du pays.

C’est le point qu’il faut éclaircir face à la dépendance croissante des finances publiques vis-à-vis des recettes des hydrocarbures pour qu’il y ait véritablement économie hors-hydrocarbures et à améliorer le système de gouvernance publique et économique. En effet, l’Algérie n’est pas encore introduite dans une économie de marché et est loin d’un concept manageriel industriel  ou des évolutions et des marchés mondiaux.

On peut certainement considérer que la réaction des pouvoirs publics face à la crise énergétique internationale est tardive et insuffisante. Pourquoi ? D’abord, la crise du pétrole qui s’est installée –  vraisemblablement dans la durée et dont les prix du baril n’atteindront jamais les records des années précédentes, et à laquelle l’Algérie reste, à 2016, une petite économie hors-hydrocarbures et exposée à un lourd défi énergétique  auquel elle se trouve confrontée –  demeure considérable en sachant qu’en effet, tout le potentiel de notre pays provient jusqu’à présent des ressources financières en devises résultant des exportations d’hydrocarbures, et notre pays ne pourra désormais plus compter sur l’OPEP. Ensuite, notre pays a accumulé beaucoup de retard et de ratages où pratiquement aucun secteur n’est encore excédentaire pour exporter ou substituer nos importations. Cette chute des prix du baril de pétrole de ces derniers mois à moins de 50 dollars, a fait que l’état des finances publiques  sont actuellement  caractérisées par l’accroissement des difficultés macro-économiques à savoir la pression sur les réserves de changes dont notamment le déficit de la balance de paiement et de la balance commerciale, la baisse considérable du niveau des réserves de change et des ressources du fonds de régulation (FRR), le déficit budgétaire important, la dépréciation de la monnaie nationale, l’inflation en perspective, la baisse de la fiscalité pétrolière, la faiblesse de la fiscalité ordinaire dont près de 40% proviennent de l’augmentation des importations, le faible flux d’investissement (IDE).

Les quatre problèmes de la dépendance pétro-gazière

Une analyse d’ensemble des finances publiques, prise dans le contexte actuel par la chute vertigineuse des prix du baril de pétrole et son impact sur l’économie nationale, nous permet de faire ressortir  à partir d’un examen portant sur le mode de fonctionnement et de structure, la question des finances publiques qui représente la cheville ouvrière de la politique économique où l’Algérie a choisi la voie de la rente pétro-gazière à travers l’utilisation des ressources de la rente qui est présente dans toutes les stratégies de notre gouvernement, au moment où l’Algérie fait face à l’ampleur de la crise énergétique internationale avec pratiquement une baisse de près de 60% de ses recettes dont se dressent aujourd’hui quatre principaux problèmes menaçants :

Le premier, c’est celui du système économique administré qui ne permet pas comme on le souhaite de planifier l’étape de l’après-pétrole.

Le second, celui de la gestion des finances  publiques marquée  par une gouvernance fortement rentière basée notamment sur les cours du baril de pétrole (les Algériens et le prix du baril du pétrole).

Le troisième : la paix sociale ne peut s’acheter qu’avec un développement économique harmonieux et non comme dans le cas actuel par des subventions de toutes formes représentant près de 28% du PIB.

Le quatrième : notre économie exagérément centrée à près de 90% sur le commerce et les services, il va sans dire que l’esprit commerçant domine l’esprit d’entreprise. Oui, en effet, la réalité économique est souvent écartée de la politique budgétaire tant par les pouvoirs publics que par le pouvoir législatif (APN), le secteur privé étant absent de toute dynamique d’investissement technologique ou à forte valeur ajoutée, notamment de transfert technologique ou know-how pour développer la capacité de notre économie à être compétitive et bénéficier d’une envergure internationale de production et d’exportation et, enfin, générateur d’impôts pour conforter le budget de la nation. Parce qu’encore une fois, l’économie n’est qu’une stratégie d’entreprise et de marché. C’est là qu’on aurait dû miser en priorité  si vraiment volonté il y avait de projeter notre pays dans le monde économique d’aujourd’hui.

Il apparaît, ainsi, que la gestion des finances publiques s’annonce très difficile pour le gouvernement quand on sait que le Fonds de régulation des recettes (FRR), qui permet de financer le déficit budgétaire, a chuté pour près de 80% en 2015, et la balance commerciale de l’Algérie  a enregistré un déficit à près de 14 milliards de dollars avec un cours moyen des prix du baril de pétrole de 50 dollars en 2015. Ce qui peut s’avérer lourd de conséquences  sur  les dépenses de fonctionnement et d’investissements publics pour 2016.

La situation est beaucoup plus compliquée car, il est établi aujourd’hui, pour équilibrer son budget, l’Etat a besoin d’un prix du baril de pétrole de 100 dollars, alors qu’il  évolue aujourd’hui en dessous de la barre des 40 dollars. Tout indique qu’on ne peut continuer à gérer notre pays avec les sentiments et les relations partisanes répondant à des calculs politiciens ou  à des choix électoraux. L’impératif de moderniser la gouvernance économique et publique de l’économie nationale, afin de faire prévaloir la rigueur dans la gestion et le contrôle des ressources dans le but évident que les finances publiques doivent reposer sur la croissance économique et en réaliser l'équilibre financier. Et non pas par la domination de la rente, sachant que les walis sont jugés sur leurs capacités à consommer les fonds prévus par le budget de l’Etat. Alors que la rentabilité du financement d’un projet à travers une gestion plus efficace des programmes d’investissements publics est avant tout liée aux critères économiques.

Le seuil d’équilibre budgétaire ou les déficits budgétaires renseignent sur l’ampleur du financement public,  à savoir le prix d’équilibre budgétaire à près de 100 dollars et du déficit budgétaire en hausse depuis 2008, pour la huitième année consécutive avec des seuils supérieurs comparativement à la norme européenne qui est de 3% du PIB. Ces déficits continuent de montrer des signes justifiant l’érosion du rôle social de l’Etat qu’économique et fiscal par la contrainte de maintenir le même rythme de ses efforts dans la loi de finances 2016 pour le confortement de sa politique sociale dont il a été enregistré une augmentation des transferts sociaux de 7,5% avec 158 milliards de dinars. Et l’on peut dire que notre pays reste sous la contrainte en liaison avec l'évolution du prix du baril de pétrole sur le marché international qui continue à constituer l’assise du gouvernement qui fait fonctionner le pays. Il en résulte que, dans un objectif bien compris, le rôle du gouvernement est nécessairement de jouer un rôle de régulation économique dans le bon fonctionnement des rouages de l'économie pour faire progresser l’esprit d’entreprise pour une économie de marché en action : le climat des affaires et l'environnement dans lesquels les banques, la bourse des valeurs, les entreprises et importateurs doivent évoluer avec l’efficacité économique.

Il faut, en effet, savoir aussi que nos entreprises ne produisent que très peu de croissance, l’offre n’est pas encore significative, et ne sont pas encore assez concurrentielles et la productivité s’avère réduite. Les communes algériennes et les Algériens deviennent une charge pour l’Etat, du fait qu’aujourd’hui la relation  entre le contribuable et l’Etat  est de type de rente. Cet état de fait n’augure  rien  de bon, où notamment l’argent  du pétrole a remplacé l’esprit d’entreprise et les valeurs du travail particulièrement  la préférence  dans la croissance fortement tirée par la dépense publique sans que les recettes des hydrocarbures ne parviennent  ainsi plus à couvrir l’ensemble des dépenses.

Conséquemment à cela, les finances publiques sont mises à mal par la chute vertigineuse des prix du baril de pétrole, car il faut en convenir que la crise actuelle met à nu certains  disfonctionnements  du système fiscal algérien qui tire essentiellement des ressources grâce  à la retenue à la source (l’impôt sur salaires constitue plus de la moitié du produit des contributions directes). L’assiette fiscale qui s’avère très petite, notamment, moins de contribuables (ménages et agents économiques), de faibles performances budgétaires et d’exportation hors hydrocarbures qui ne dépasse guère 2%. La hausse de la facture d’importation qui se pose avec une gravité exceptionnelle, qui s’élève en moyenne à 50 milliards dollars par an face à l’état actuel de l’économie algérienne qui a gravement compromis notre développement industriel.

Ainsi, nos entreprises demeurent fortement dépendantes de l’importation des biens de consommation intermédiaires (matières premières, pièces de rechange, demi-produits, équipements…), ne font qu’aggraver davantage les importations qui pèsent aujourd’hui sur   l’avenir des finances publiques du pays quand on sait que le taux d’intégration ne dépasse pas 20%.

Comment sortir du tout-Etat 

Mais, en revanche, l’Etat a jusqu’ici largement puisé dans le Fonds de régulation des recettes (FRR), une épargne destinée à financer le déficit budgétaire et à compenser les fluctuations des prix du pétrole, s’élevait fin 2014 à 44 milliards de dollars à la faveur de la conjoncture pétrolière favorable des années 2000, après avoir été ponctionné de 29 milliards de dollars en un an. La chute de nos réserves de change passées de 196 milliards de dollars  en 2014 à 136 milliards de dollars  en 2016. Le déficit budgétaire a atteint 1326 milliards de dinars  sur les deux premiers mois de l’année en cours  soit l’équivalent de  près  14 milliards de dollars.

Il nous semble qu’aujourd’hui, l’Algérie risque, au cours des deux prochaines années, la grande crise financière de son histoire, si on ne fait rien de révolutionnaire sachant que les dépenses de l’Etat restent en liaison avec l’évolution du prix du baril de pétrole sur le marché international et, par conséquent, il n’y a pas de mesures révolutionnant la politique financière  ou une redéfinition de la stratégie budgétaire en faveur d’une meilleure gestion des finances publiques. N’oublions pas qu’on est passé d’un baril à 140 dollars en juin 2014 à moins de 50 dollars en juin 2016, il y a donc de quoi s’inquiéter dans la mesure où près de 75% de la population vit de la rente pétro-gazière. Le gouvernement continue d’injecter, pour soutenir la croissance,  des ressources financières destinées à réaliser des programmes d’investissements publics et la politique sociale, soit respectivement 15% et 25% du PIB, mais sans pour autant  que cela puisse contribuer à la promotion de l’économie algérienne dans une dynamique d’économie diversifiée et émergente et le PIB n’a évolué que  de 3% en moyenne par an, ce qui est relativement faible.

La situation actuelle conduira inévitablement à des coupes budgétaires dont, notamment, le traitement de la paix sociale ne saurait être qu’économique que social à travers des subventions. Il faut réduire de 30% les dépenses de fonctionnement et de 50% les dépenses d’équipement et la dévaluation du dinar de 30% par rapport au dollar pour compenser la baisse drastique de nos recettes pétrolières. Si on ne fait rien, le coût social et le coût économique seront très élevés pour le contribuable.

Enfin, on note aussi que l’économie joue en Algérie un rôle politique et social si l’on sait que la rente des hydrocarbures constitue toujours un poids persistant dans l’économie nationale notamment, 45%  environ dans le PIB et exportant 98% entre pétrole et gaz et important près de 75% de nos besoins à l’heure où notre pays s’apprête à s’engager dans la mondialisation du commerce international, notamment à l’OMC et du contrat de partenariat nous liant à un accord de libre-échange avec l’Union européenne. On sait aussi, que notre monnaie reste dépendante de près de 90%  de la rente. En conséquence,  elle n’a pas une valeur économique  liée à la création de la richesse et la productivité.

Le rôle du patronat

Il faut dire que l’activité gouvernementale et la démocratie participative fonctionneront mieux  que lorsque la croissance économique hors la rente augmente régulièrement et la réhabilitation des valeurs humaines d’excellences dont notamment de grands  hommes  capables de peser sur le cours des évènements et d’améliorer la situation. C’est  le meilleur investissement pour construire le pays et préserver l’avenir de notre  nation dans un monde dominé aujourd’hui par les hautes technologies et la mondialisation qui est l’œuvre de l’intelligentsia où se projettent les intellectuels, les élites et les cadres.

Aussi, le patronat est appelé à plus d’implication dans son rôle économique afin de développer une économie de marché, facteur-clé de toute dynamique d’investissement au transfert technologique ou know-how, pour développer la capacité de nos entreprises à être compétitives pour bénéficier d’une envergure internationale de production et d’exportation, et surtout générateur d’impôts pour conforter le budget de la nation, notamment la fiscalité ordinaire dont l’assiette fiscale qui s’avère très petite, notamment, moins  de contribuables (ménages et agents économiques), et de la balance des paiements en devises. Parce qu’encore une fois, l’économie n’est qu’une stratégie d’entreprise et de marché, pour projeter l’Algérie dans le monde économique  d’aujourd’hui.

Disfonctionnements du système financier et fiscal

La chute des prix du baril de pétrole et son impact sur l’économie nationale qui secoue le pays depuis déjà près de deux années, interpelle notre conscience que l’on aborde la question  des finances publiques. La crise actuelle met à découvert certains disfonctionnements du système financier et fiscal algérien qui tire essentiellement des ressources grâce à la rente des hydrocarbures, alors que la dépense publique est supposée accroître les rentrées fiscales et stimuler la croissance. Dès lors, nous n’avons pas encore une économie de marché significative sur laquelle construire aujourd’hui nos exportations hors hydrocarbures qui soit une alternative pour le gouvernement en mesure de prévenir la crise énergétique qui menace aujourd’hui la sécurité financière du pays. Les bases sociales seront mises en danger si les cours du baril de pétrole se maintiendraient à moins de 40 dollars. Certes, les marges de manœuvres dont dispose l’Algérie sont à moyen terme plus ou moins favorables au niveau des réserves de change, du Fonds de régulation (FRR) et un endettement extérieur très faible grâce aux ressources financières en devises accumulées des exportations d’hydrocarbures. C’est le point fort des finances publiques de l’Algérie pour faire  face aujourd’hui à la crise énergétique internationale.

Cela éclaire d’une façon particulière le poids des finances publiques dans la politique économique du pays dans la mesure où nos entreprises, la bourse et nos banques sont insuffisamment  impliquées  et,  par conséquent, ne jouent pas encore  leur rôle  quand on sait que 40% environ de la masse monétaire est dans les circuits de l’informel et le dinar est toujours une monnaie dépendante de la rente. Certes, notre pays a connu un essor en matière d’infrastructures, d’équipements collectifs et l’élévation du niveau de vie des Algériens  dont les résultats sont visibles et que personne ne peut nier. Il est par contre inquiétant aujourd’hui que l’Algérie ne s’est pas construit une économie hors hydrocarbures malgré les énormes plans de relance économique mis en œuvre par l’Etat qui s’achèvent sur un constat d’impuissance et loin des réalités des marchés et des évolutions mondiales.

Pour ainsi dire, qu’il n’est pas normal dans une économie de marché comme c’est le cas de notre pays qu’on fasse appel aux fonds publics pour financer le commerce extérieur ou les entreprises publiques économiques à caractère industriel ou commercial, voire même les clubs sportifs professionnels ou encore financer le budget de fonctionnement par la fiscalité pétrolière ainsi que tous les investissements publics relevant d’un caractère commercial. Faut-il rappeler à ce titre, que nos entreprises publiques sont désormais des sujets de droit économique au sens  large du marché, notamment, régies par la commercialité selon le droit privé pour s’ouvrir à l’économie de marché ayant pour assise juridique le droit des sociétés commerciales  (code du commerce et code civil).

En effet, comment se fait-il que notre système financier n’ait pas fonctionné, notamment réagir favorablement par une politique sociale qui favorise l’actionnariat des salariés et du grand public dans les entreprises ou dans l’achat de bons obligataires du Trésor, voire encore l’épargne à taux préférentiels avec notamment les dernières augmentations et rappels des salaires où notamment nos banques et la bourse des valeurs avaient un rôle à jouer pour résorber ou capter les liquidités au lieu qu’elles soient orientées vers les circuits des consommations qui alimentent forcément l’inflation qui constitue en fait le cancer de l’économie d’un pays. Sans oublier aussi des rentrées supplémentaires  en devises provenant de notre communauté émigrée qui devraient se situer annuellement à environ  3 à 4 milliards d’euros. Ou encore rendre l’algérien actionnaire en mettant sur le marché financier la vente de valeurs mobilières ou que les travailleurs deviennent des actionnaires dans le capital de leurs entreprises. L’objectif étant leur participation aux fruits du développement, au moment où 50% de la masse monétaire est dans les circuits de l’informel et les bas de laine. Cela, signifie  qu’on n’est pas encore dans une économie de marché consacrée par la loi fondamentale qui est la Constitution au sens plein du terme.

Dès lors, se posent deux questions décisives : Quel est le bilan de la fiscalité ordinaire en Algérie ? Et que sera l’après-pétrole pour les Algériens ? 

Les sept préoccupations du système financier national

Aujourd’hui, nous avons de grandes difficultés économiques. Elles sont de sept préoccupations qui menacent  les finances publiques ou le système financier et économique du pays :

Première préoccupation : celle de l’après or noir, la plus grande difficulté à surmonter aujourd’hui dans la perspective souhaitable de s’assurer au moins de la sécurité alimentaire pour répondre aux besoins de la population en croissance constante (l’Algérie comptera près de 48 millions d’habitants en 2024). Pour rappel, les importations alimentaires : 1milliard de dollars en 1970, 9 milliards de dollars en 2011, et à plus de 10 milliards de dollars en 2014. Des chiffres qui illustrent clairement une progression alarmante de la dépendance de l’extérieur.

Deuxième préoccupation : la performance de nos entreprises ne peut répondre aux besoins et contraintes pour rétablir le pays dans toute sa force économique, et donc sont très peu préparées aujourd’hui à compenser les effets de cette crise énergétique internationale du fait  de la faible diversification de l’économie nationale. Comme aussi, l’esprit et la culture économique d’entreprise, les valeurs du travail, voire même celles de civilisation, dit-on, ne se manifestent guère en Algérie.

Troisième préoccupation : l’économie de la rente a échoué au sein de laquelle le poids de la rente des hydrocarbures et l’informel représentent près de 85% et le financement de la croissance qu’a connue l’Algérie s’avère trop cher pour la collectivité nationale qui fait réfléchir sur cette politique de rente, notamment à penser sérieusement aux réformes structurelles et à la réorganisation de l’Etat. Sinon, que signifierait alors une politique de rationalisation des dépenses publiques et de réduction des importations annoncée par le gouvernement Sellal, pour faire face aux retombées de la crise énergétique internationale ?

Quatrième préoccupation : le problème n’est plus dans l’épargne au niveau des réserves de change et du Fonds de régulation des recettes (FRR), ou de la dette extérieure insignifiante, mais dans une crise économique structurelle tant que les balances commerciale et de paiement sont structurellement dépendantes des recettes de la rente des  hydrocarbures  dont les prix dépendent des marchés internationaux. La conjoncture exige des réformes structurelles pour le renforcement de l’action économique dont, notamment, la réorientation budgétaire et la politique économique.

Cinquième préoccupation : l’étatisation du système économique et financier du pays au point où la classe des cadres ainsi que la classe moyenne ont presque disparu dans la mesure où les cadres dirigeants du secteur économique et bancaire sont loin d’être de vrais managers et  agissent comme de simples fonctionnaires de l’Etat, notamment impliqués dans le discours idéologique et moins ouvert sur l’économie mondiale.

Sixième préoccupation : nous n’avons, aujourd’hui, ni économie politique ni de stratégies d’entreprises en puissance, et les exportations des hydrocarbures ne représentent que 98% de nos recettes. C’est l’unique salut de l’Algérie, notamment le poumon de l’économie nationale et le facteur-clé de stabilité et de régulation socioéconomique.

Septième et dernière préoccupation : la croissance  de la consommation interne en carburant et gaz risque également de réduire nos exportations gazières.

R. N.

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