Contact
  • Banner SOVAC 728x90
Derniere minute

Mot à dire
Par : samir mehala

Le harak, Lady Macbeth et les bonimenteurs…

Non, pas ce chef d’État, pas ce Premier ministre, pas ces ministres, pas ces secrétaires généraux, pas ces directeurs centraux, pas ce chef des armées, pas l’armée même, pas ce chef de la police, de gendarmerie… de la police et de la gendarmerie nous nous en cagnons. En passant pas de journaux ni de journaleux, et puis d’ailleurs, ces journalistes se mettent à nu au moins disant dans leur carrière...

L'avant-projet de loi hydrocarbures : Tir de précision ou tir dans le vide



 

Le principal défi dans l'immédiat est constitué par la fin des exportations pétrolières qui aura lieu dans 4 ou 5 années, c'est-à-dire après demain, et qui nécessite des solutions appropriées situées hors du champ de nouvelles lois pétrolières, mais au confluent d'une politique énergétique appropriée (production de pétrole immédiate et innovante, modèle aval, modèle de consommation énergétique)

.

 

La situation du secteur hydrocarbures algérien et de ses nombreuses failles « extra géologiques» :

De manière globale, ce secteur a fait tout faux depuis 1999 (zéro découvertes effectives, zéro politique énergétique, zéro prospection, zéro pétrochimie, Zéro en tout sauf corruption) . Dans 4 ans ou 5 ans, avec la fin irréversible des exportations pétrolières, dont les effets se feront sentir pendant une dizaine d'années, le peuple va payer de son indépendance et l'absence de ressources pour financer ses achats importés de blé, de médicaments, de pièces de rechange, de papier pour le livre et le cahier, nonobstant le support en devises pour soutenir l'innommable planche à billets.

Pour sortir de ce guet-apens, conséquence de l'État rentier et de l'incurie érigée en système, il ne reste qu'une solution : identifier rapidement et mettre en œuvre les 2 ou 3 solutions idoines permettant de se libérer de cette trappe vers laquelle nous nous dirigeons tout droit et qui nous expose à la fin des réserves en $ et autres monnaies, en plus des trois déficits macro-économiques annoncés depuis une demi-douzaine d'années, à savoir la fin du fonds de régulation des recettes (FRR), le déficit budgétaire et fiscal puis le déficit de la balance des comptes courants.

Le principal défi dans l'immédiat est constitué par la fin des exportations pétrolières qui aura lieu dans 4 ou 5 années, c'est-à-dire après demain, et qui nécessite des solutions appropriées situées hors du champ de nouvelles lois pétrolières, mais au confluent d'une politique énergétique appropriée (production de pétrole immédiate et innovante, modèle aval, modèle de consommation énergétique).

 

 

 

Ce tableau est tiré des statistiques de la production pétrolière (milliers de barils/jours en ordonnées et mois/années en abscisses). Ainsi en fin 2018 il allait baisser en dessous de 1 million de baril/jour. Les experts pétroliers mondiaux savent que certains pays pétroliers de l’OPEP, introduisent des données «biaisées» pour travestir la réalité. Mais la vérité statistique finit toujours par ressurgir. Sur la base des modèles de Hubbert King, ces données montrent cependant que vers 2023-2024 la production pétrolière algérienne va approcher le niveau de 700 000 barils/jour, et égaler le niveau de la consommation domestique en produits pétroliers. Celle-ci avoisine aujourd’hui les 440 000 barils/jours (ou 500 000 !) évoluant avec un rythme de croissance annuel de + 7%, atteindra les 700 ou 800 000 barils/jour en 2023-2024. A ce moment, les exportations pétrolières algériennes s’annuleront. En termes plus prosaïques ou plus parlant, certains pourront affirmer : avant 2024, zéro $ rentrant en Algérie (exception faite des exportations agricoles et des résidus d’engrais Sawiris/Sofert) et zéro pétrolier sortant de nos ports (Arzew ou Bejaia ou Skikda).

Le graphe ci-dessous s’arrêtait en 2015, belles années de l’État Rentier, mais ne permettait pas d’imaginer l’effondrement général qui devait s’exprimer à partir de 2019 (cf. article Dr Ali Kefaifi  (octobre 2014) sur Soir d’Algérie « Algérie 2019 : l’inacceptable effondrement économique »)

 

Ce graphe , établi en 2015 par EIA US, qui constitue une excellente base statistique ,montre « le spectre lancinant du début de la fin des exportations pétrolières algériennes «  (cf. article de Dr Ali Kefaifi, 27 décembre 2011)

Pourquoi les dirigeants et les directeurs de sonatrach, anciens et nouveaux, se trompent totalement quant à la définition du problème d'économie pétrolière et quant à l’identification des solutions immédiates ?

Pendant  plusieurs semaines et plusieurs mois, ces dirigeants et ces directeurs, à la manière de la Pravda, crient à tue-tête que la fin des exportations pétrolières n'aura pas lieu avant 2040 et que la fin des exportations gazières aura lieu vers 2030. Leur grave erreur se situe dans la méthode qu'ils utilisent pour annoncer 2040 alors que la faille gravissime aura lieu dans 4 ou 5 ans, c'est-à-dire vers 2023-2025. Leur méthode date de 1930  et consiste, comme en arithmétique du  cours moyen des écoles, à calculer le ratio Réserves sur Production (R/P). Par exemple, en divisant les réserves algériennes (officiellement 12 milliards de barils mais dans la réalité 6 milliards de barils) par la production algérienne actuelle (1 million de barils/ jour, c'est-à-dire 365 millions de barils par an, soit un tiers de milliard de barils par an), on trouve à peu près 18 ans, soit un chiffre qui nous amène à 2040 pour la fin des exportations pétrolières. Cette méthode arithmétique dite R/P, appliquée avant la deuxième guerre mondiale du siècle précédent, n'a plus cours dans le monde civilisé et correspond, pour les poilus de la première guerre mondiale, à tirer dans le vide.

Quelle est la méthode développée depuis plusieurs décennies, validée par les statistiques pétrolières et constamment complétée en tenant compte des nouvelles technologies pétrolières (récupération assistée du pétrole, réévaluation des gisements existants, forages horizontaux, tight Oil, etc). Cette méthode-ci repose sur la loi de l'écoulement des fluides, fondée sur le génie chimique ou génie des procédés et appliquée à la gestion des réservoirs pétroliers (réservoir engineering). Elle a été développée par le pétrolier et mathématicien Hubert King (Directeur Shell puis USGS puis professeur, etc.) et affinée jusqu'à aujourd'hui par de nombreux experts pétroliers, mathématiciens et économistes. En s'appuyant sur l'analyse des statistiques pétrolières US  de longue durée, il a découvert que  les courbes de production cumulée et les courbes de découvertes cumulées étaient du même type.

 

   Courbes (qtés vs temps) de découvertes cumulées, production cumulée et réserves prouvées 

De même il a déduit un principe très simple relevant du calcul intégral qui consiste à dire que  la production cumulée (ou de découvertes cumulées) correspond à la surface comprise entre la courbe de production et l'axe des abscisses. Ces travaux ont conduit à estimer la courbe de croissance annuelle de la production qui s'exprime à travers le ratio variation annuelle de la production divisée par la production cumulée. Dans le cadre de la production pétrolière algérienne, ces estimations sont régulièrement effectuées par les plus grands experts pétroliers mondiaux, dont certains spécialistes du pétrole saharien, notamment Dr Lahérere ancien directeur du cabinet pétrolier Petro consultant.

Appliquée aux statistiques pétrolières algériennes, dont le pic pétrolier a eu lieu en 2007, cette méthode universelle nous a permis de situer l'évolution de la production pétrolière et, incidemment, de déterminer la fin des exportations pétrolières en tenant compte de l'évolution de la consommation domestique en produits pétroliers. Le modèle est basé sur les réserves recouvrables ultimes et donne des estimations fiables, et stables sur une décennie, grâce à la puissance de la croissance exponentielle et ce quel que soit le type de courbes probabilistes appliquées (courbe  dite logistique, etc.)

 A. K.

 

 

 

  • Pub Laterale 2
  • Banner Salem 2

Monde

Sport


Auto


Fou de CRESUS