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Par : samir mehala

Le harak, Lady Macbeth et les bonimenteurs…

Non, pas ce chef d’État, pas ce Premier ministre, pas ces ministres, pas ces secrétaires généraux, pas ces directeurs centraux, pas ce chef des armées, pas l’armée même, pas ce chef de la police, de gendarmerie… de la police et de la gendarmerie nous nous en cagnons. En passant pas de journaux ni de journaleux, et puis d’ailleurs, ces journalistes se mettent à nu au moins disant dans leur carrière...

PME ET CROISSANCE : Les équilibres du pays en jeu



Alors que le pétrole est à moins de 70 dollars, une sérieuse crise risque de mettre en péril tous les équilibres financiers de l’Algérie. C’est dans ce contexte et pour répondre aux importantes questions de l’heure inhérentes à ces risques, que la Commission d'organisation et de surveillance des opérations de Bourse (Cosob) a décidé d’engager de profondes réflexions sur le sujet lors de la tenue de la 2e édition du Colloque de son conseil scientifique.

Ce conseil a été dédié principalement au «financement de la PME et à la croissance». Démarrant les travaux qui ont débuté la matinée à l’hôtel Aurassi, le président de la COSOB a, dans une allocution de bienvenue, expliqué les objectifs de la rencontre :

 Les demandes d'introduction en Bourse en augmentation

 «Les demandes d'introduction en Bourse se sont multipliées ces dernières années, a-t-il dit, mais en les traitant, ce que nous retenons, c'est que les entreprises algériennes, notamment publiques, ne sont pas prêtes», à cause du manque de culture financière et la défaillance des systèmes managériaux des entreprises algériennes qui se limitent à une administration «procédurale et court-termiste». Depuis le feu vert donné en 2013 par le Conseil des participations de l’Etat, moins de dix entreprises publiques  pourraient rejoindre le marché boursier. Il s'agit de la banque publique CPA, de trois cimenteries publiques relevant du groupe industriel les Ciments d'Algérie (GICA), de la compagnie d'assurances CAAR, de Cosider Carrières, filiale du groupe public du BTPH Cosider, de l'entreprise Hydro-Aménagement et de l'opérateur historique de téléphonie mobile Mobilis.  Par ailleurs, une dizaine d'entreprises privées préparent activement leur introduction. « Depuis la récente chute des prix du pétrole, a-t-il souligné,  la demande d'introduction en bourse s'est accentuée, notamment au niveau du marché obligataire». Après cet aperçu sur les difficultés que rencontrent les PME pour se financer, M. Abdelhakim Berrah a martelé que «le financement par la Bourse est l'une de ces solutions à travers une politique d'épargne car le pays ne peut plus gérer comme avant le financement de l'entreprise. Le temps est venu de donner aux PME qui le méritent toute la latitude pour se financer dans le cadre de la Bourse d’Alger ». Une initiative qui, cependant, fait montre d’une faiblesse certaine du capital boursier dans notre pays, puisque ce ne sont pas toutes les  entreprises algériennes, notamment publiques « qui sont prêtes » à s'introduire en Bourse. Aussi, M. Berrah a-t-il fait part d’un nouveau cadre juridique devant stimuler l’activité du marché boursier. Il a également évoqué des propositions parmi lesquelles figurent l’« assainissement fiscal des entreprises qui veulent s’introduire en Bourse et l’ouverture aux fonds étrangers ». 

 Ne pas mettre en péril les  équilibres financiers du pays

Juste après ce succinct résumé de la situation, la parole a été donnée à l’ex-ministre des Finances, M. Abderrahmane Benkhalfa qui a donné un exhaustif discours d'orientation. Après avoir plaidé largement en faveur de la PME, ce dernier a évoqué «les mesures entrant dans le cadre d'une démarche plus globale de bancarisation et d'inclusion financière » surtout que le baril de Brent a déjà plongé en dessous des 50 dollars. «Il est temps d'anticiper une crise qui risque de mettre en péril les équilibres financiers du pays ». Comme à son habitude, le  représentant du gouvernement a évité tout discours pessimiste, mettant en avant «la marge de manœuvre dont dispose l'Algérie pour transcender la crise». Il a, aussi, expliqué que déjà, en 2009, il se trouvait dans les portefeuilles des banques quelques 550 à 600 milliards de DA qui sont destinés aux PME. Plus de la moitié sont de l'investissement, de l'équipement, de l'extension ou de la rénovation, ce qui le pousse à dire qu'il y a une implication très forte des banques de la place dans le financement des activités des PME et PMI et, notamment, des activités génératrices de plus-value future. Ceci a été dit au moment où de nombreuses voix appellent à la rationalisation du processus de subventions, notamment, en faveur des entreprises. Mais pour ceux qui pourraient être tentés par des solutions de rupture totale avec le social et qui pourraient mettre en avant  l'éventualité de la suppression progressive des subventions, le ministre a anticipé en assurant que «l'heure n'est pas aux solutions de rupture». Expliquant que la stratégie gouvernementale s'appuiera, désormais, sur l'optimisation, la rationalisation et l'efficience économique, il ne manquera pas de citer, cependant, les mesures que le gouvernement veut mettre en œuvre pour faire face à la crise, tout en insistant sur la nature de la situation qui appelle à la vigilance. Enfin, M. Benkhalfa n’a pas manqué de rappeler qu’il n’ya pas lieu de s'écarter – en tout cas pas dans l’immédiat – de la ligne tracée par le gouvernement Sellal, notamment sur la question de la règle 51/49%. Après ces orientations données par le premier financier du pays, la parole a été donnée aux économistes. D’éminents professeurs d'économie, à l’instar de Sid Ali Boukrami et du français Christian De Boissieu ont, ainsi, fait part de leur vision quant à la manière d’affronter les défis induits par la situation de crise financière que connaît le monde, et donc, l’Algérie. Ainsi pour MM. Sid-Ali Boukrami et Christian Boissieu, il est connu que «depuis des années, l'objectif est d'attirer plus de PME-PMI en Bourse, avec les résistances que l'on sait à la fois du côté des émetteurs et des investisseurs». Et d’ajouter : «On l'aura compris, pour permettre aux PME de tirer leur épingle du jeu de cette nouvelle désintermédiation plutôt que d'en être les victimes, il faut combiner tout un ensemble de pistes, surtout ne pas compter sur une recette miracle. L'enjeu est de taille pour soutenir l'investissement,et la reprise et l'emploi. C'est justement parce que les effets des mesures proposées se manifesteront à plein sur le moyen terme qu'il faut les engager dès maintenant ». Le développement de la PME a également été abordé, pour ce qui est de la Tunisie par Salah Essayel, président du Conseil du marché financier alors que l'expérience dans le financement de la PME en France a été présenté par Alain Pithon, secrétaire général de Paris Europlace en compagnie de son collègue Karim Zineddine, directeur à  Paris Europlace. Enfin, une synthèse de ces expériences a été élaborée après par MM. Sid-Ali Boukrami et Christian Boissieu. Les deux éminents professeurs ont tous plaidé en faveur d’une aide aux PME afin de leur permettre de trouver des financements en dehors des secteurs publics.

                A. A

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