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Par : S. MÉHALLA

Blida, notre «Nuremberg»

Des actions historiques sont en train de se tenir au TM de Blida. Avec des juges sans noms. Sans visages. Avec des sans- témoins. Sans preuves dignes d’édition, dignes d’informer ce peuple-marcheur grand pèlerin des vendredis du chemin de Compostelle. Actions historiques, s’il en est, avec des assesseurs sans mine à décrire. Mais avec des inculpés qui remontent les grandes marches du Palais de la...

PÊCHE ET AQUACULTURE, Un secteur ignoré et méconnu



Au moins quarante-cinq (45) ports, dont la majorité en cours de réhabilitation, seront mis à la disposition des professionnels et des citoyens, durant l'été 2019, par l'Entreprise de gestion des ports et des abris de pêche (EGPP). Les cahiers de charges des projets de développement et de réhabilitation de ces ports touchent à leur fin, ce qui permettra leur ouverture, cette année, devant les citoyens, en outre de trois (3) nouveaux devant être réceptionnés la même année. La superficie de ces infrastructures portuaires avoisine les 168 hectares de terre et 212 hectares en mer.

Le coût des travaux de réalisation des trois ports en cours de réalisation s'élève à 17,5 milliards de DA, dont le port de Oued Zhour (Skikda), pour un montant de 5 milliards de DA (réalisé par la société croate de bâtiment INGRA), celui de Sidna Youchaa (Tlemcen) pour une enveloppe de 9 milliards de DA (réalisé par Cosider) et celui de Beni K'sila (Bejaïa), pour un montant de 3,5 milliards de DA (réalisé par l'Entreprise nationale des travaux maritimes Meditram et la Société nationale des travaux maritimes de l'Est Sotramest). L'EGPP compte doter ces ports des différents équipements nécessaires aux visiteurs et professionnels, notamment les pêcheurs, les industriels du domaine et les vétérinaires. Dans le cadre des projets de réhabilitation de ces ports, des actions sont menées pour l'augmentation des capacités de mouillage à travers la mise en place de berges, une technique moderne permettant de multiplier par 3 ou 4 le nombre de places. Soulignant que 70% de ces ports étaient concernés par ces travaux d'extension, le même responsable a fait savoir que l'étude et le cahier de charges ont été achevés. 

 

Fabrique de glace pour les pêcheurs

Il est prévu l'installation de 20 fabriques de glace à mettre à la disposition des pêcheurs pour la conservation de leurs marchandises durant le transport. Ces fabriques seront réalisées au niveau des ports qui ne disposent pas de points de vente directs, en plus d'espaces destinés à la réparation des filets de pêche ainsi que des clubs de pêcheurs (repas chauds, café, douches). Dans le cadre de l'opération d'équipement de ces ports, il est programmé l'acquisition de grands matériels nécessaires à l'exercice de l'activité, outre l'affectation d'espaces aux ateliers de réparation et de maintenance, alors que les pêcheurs se chargeront du petit matériel. Ces infrastructures seront dotées d'espaces de loisirs pour adultes et enfants et de commerces nécessaires (restaurants, marchands de glaces, douches). Des appels d'offres nationaux seront lancés pour permettre aux investisseurs intéressés d'exploiter ces espaces en été, alors qu'une autre partie sera consacrée aux artisans à titre gratuit, en collaboration avec les autorités locales, communales et de wilaya, dans le but de promouvoir l'activité artisanale. Des mesures de soutien aux pêcheurs, notamment pour l'acquisition de matériel moderne destiné à l'amélioration de leurs conditions de travail et de leur productivité, sont en cours d'étude par les pouvoirs publics. Le ministère a évoqué la tenue de réunions de travail visant à identifier les moyens de soutenir les métiers de la pêche, notamment à travers la possibilité de crédits dédiés à l'acquisition d'équipements modernes. Il s'agit principalement, a-t-on expliqué, d'améliorer les conditions de vie des pêcheurs, ainsi que leurs conditions de travail pour leur offrir des conditions optimales de sécurité. Le ministère a également assuré que son département, en collaboration avec celui des Travaux publics et des Transports, ont convenu de nouvelles mesures pour améliorer la gestion des ports de pêche et leur sécurité : «Certains équipements ont un impact sur l'activité de pêche tels que le sonar et d'autres équipements permettant de localiser les ressources halieutiques», a-t-on fait observer, expliquant que ces équipements réduisent le temps de travail et les coûts pour les pêcheurs. Le ministère a, dans ce contexte, annoncé la révision du système de formation dans le secteur de la pêche, notamment au niveau des établissements spécialisés afin d'obtenir des compétences capables d'utiliser de nouvelles technologies pour l'activité de pêche. Selon ce département ministériel, cela doit notamment déboucher sur la formation de gestionnaires de pêche ayant leurs agréments pour exercer en haute mer où se trouve une ressource halieutique importante : «Obtenir des compétences pour la pêche en haute mer doit améliorer la production halieutique du pays et contribuer à l'exportation de poisson et à la sécurité alimentaire du pays», a-t-on souligné.

Un programme sera lancé dans le domaine de l’économie bleu avec l’UE

Le programme d’appui à la diversification de l’économie pour le développement des activités de la pêche et de l’aquaculture (DIVECO 2), initié dans le cadre d'un partenariat entre l'Algérie et l'Union européenne, a été clôturé avec la réalisation de plusieurs objectifs.  Financé à hauteur de 15 millions d’euros par l’UE, ce programme lancé en octobre 2015 a eu pour objectif de renforcer le rôle du secteur de la pêche et de l’aquaculture à la diversification économique du pays.

DIVECO 2, une mission réussie

Ce programme a permis à travers les activités et actions réalisées d’atteindre trois grands résultats qui lui ont été assignés, a-t-il expliqué dans un discours lu en son nom par Mme Zouggar Saida lors du séminaire de clôture du programme DIVECO 2. Il s’agit de renforcement des capacités d’encadrement et de gestion devant contribuer à la consolidation d’une stratégie pertinente et viable, la promotion et la valorisation des filières de la pêche et l’aquaculture et le renforcement des capacités des organisations professionnelles. Omari a souligné que les résultats des actions menés devraient servir «de référence pour leur extrapolation à d’autres projet à travers la capitalisation des expériences acquises et le renforcement de bonne relations avec l’UE». De son côté, l’ambassadeur et chef de la délégation de l’UE en Algérie, John O’Rourke, a déclaré que le programme DIVECO 2 «a réussi à apporter sa contribution au développement du secteur de la pêche et l’aquaculture». 

Cette contribution a porté notamment sur le renforcement de la stratégie sectorielle et les capacités d’encadrement et de gestion, la formation des cadres du secteur, notamment dans la maîtrise sanitaire et en matière des statistiques de la pêche qui sont très importantes, a-t-il expliqué dans une allocution qu’il a prononcée à cette occasion. Selon lui, ce programme a aussi contribué à la promotion et la valorisation des filières de la pêche et l’aquaculture. Le diplomate européen n’a pas manqué d’affirmer l’engagement de l’UE pour soutenir le secteur de la pêche en Algérie, en annonçant un nouveau programme qui est «en cours de conceptualisation dans le domaine de l’économie bleu».  

Pour sa part, Ali Mokrani, directeur de la coopération avec l’UE au ministère des Affaires étrangères (MAE), a relevé que le programme DIVECO 2 a eu un «impact avéré» à différents niveaux. Il a dans ce sens cité le renforcement des capacités d’encadrement et de gestion y compris en matière de planification stratégique, de maitrise des outils de suivi et de coordination intersectorielle et d’évaluation de la performance, ainsi que la mise à jour des textes législatives et réglementaires. Il s’agit également, selon lui, de la promotion et valorisation des filières de la pêche depuis la production jusqu’ à la commercialisation en passant par tous les maillons de la chaîne et, enfin, le renforcement des capacités des organisations professionnelles dont les chambres de pêche et l’aquaculture et les groupements professionnels : «Le ministère des Affaires étrangères comme coordinateur national des programmes avec l’UE, se félicite des réalisations du DIVECO 2 et souhaite leur pérennisation afin de contribuer aux efforts consentis par les pouvoirs publics dans le but de diversifier l’économie nationale, de promouvoir les exportations hors hydrocarbures, d’assurer la sécurité alimentaire et créer des emplois stables», a-t-il ajouté. 

 

Les DIVECO, un appui à la traçabilité et à la sécurité alimentaire

 

Pour le représentant du MAE, DIVECO 2 témoigne de l’aspect multidimensionnel de la coopération entre l’Algérie et l’UE et l’importance accordée au volet économique dans leur relation de partenariat. Il a, dans ce cadre, annoncé un nouveau programme de coopération pour 2020, s’inscrivant dans le cadre du renforcement de la coopération entre l’Algérie et l’UE dans l’agriculture en général et la pêche en particulier. Pour la pérennisation des acquis de DIVECO 2, plusieurs axes ont été identifiés par les experts. Il s’agit principalement de la promotion et développement de l’aquaculture, mise en place d’un système de veille et d’alerte et appui à l’élaboration et au déploiement d’une politique publique de sécurité sanitaire des produits de la pêche et de l’aquaculture. L’appui à l’élaboration d’un système d’information halieutique, appui à la traçabilité et l’étiquetage des produits de la pêche, diversification des unités de transformation et valorisation de ses produits et enfin le renforcement des organisations professionnels par notamment la mise en place de guichets uniques pour l’accompagnement des promoteurs et des professionnels, figurent également parmi les axes identifiés.

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