Contact
  • Banner SOVAC 728x90
Derniere minute

Mot à dire
Par : samir mehala

Le harak, Lady Macbeth et les bonimenteurs…

Non, pas ce chef d’État, pas ce Premier ministre, pas ces ministres, pas ces secrétaires généraux, pas ces directeurs centraux, pas ce chef des armées, pas l’armée même, pas ce chef de la police, de gendarmerie… de la police et de la gendarmerie nous nous en cagnons. En passant pas de journaux ni de journaleux, et puis d’ailleurs, ces journalistes se mettent à nu au moins disant dans leur carrière...

LA PECHE ET L’AQUACULTURE, 1200 kilomètres de côtes et… : Un secteur primitif



Les potentialités que recèle l’Algérie en matière de ressources halieutiques sont énormes, non seulement parce qu’elle dispose d’une côte de plus de 1200 kilomètres, mais aussi de potentialités importantes dans le domaine de l’aquaculture. Néanmoins, l’Algérie est loin derrière ses voisins, le Maroc et la Tunisie, en la matière.

A titre d’exemple, l’Algérien consomme 4.6 kg de produits halieutiques par an contre 12.8 Kg pour le Marocain et 13.2 Kg pour le Tunisien.

La malédiction de la rente pétrolière n’a épargné aucun domaine et le pays a recouru à l’importation d’une manière exagérée. Et pourtant, ce n’est ni la vision, ni les ressources humaines et financières qui manquent. Le pays dispose d’un plan, d’une stratégie et d’une vision jusqu’à 2030. Pour le moment, ce n’est que du noir sur blanc. Décryptage.

Une pêche traditionnelle et des pêcheurs dans une situation vulnérable 

Le secteur de la pêche avec tous ces intervenants est encore un secteur artisanal, loin de l’utilisation de la technologie et de l’implication de la recherche scientifique. Premier obstacle, la flotte de pêche en Algérie ne possède pas de cales à poisson où stocker les prises avec de la glace. Les sorties de pêche sont de seulement quelques heures, généralement la nuit, et les prises sont accumulées sur le pont de l’embarcation, sans glace. Ainsi, le bateau de pêche est dans l’incapacité de rester plusieurs jours en mer avec un rendement d’un seul coup de filet puisqu’il est dans l’obligation de rentrer au port après quelques heures. Ce manque d’équipement des bateaux ne permet qu’une pêche sur  les côtes juste en face du port, alors que les bancs de poissons sont mobiles par nature, surtout les espèces pélagiques, ce qui donne souvent des rendements modestes où parfois les pêcheurs ne sortent pas ou rentrent bredouilles.

En l’absence des études économiques sur le rendement réel des bateaux de pêche et la situation sociale des pêcheurs, il est difficile de calculer les pertes des opérateurs dans le domaine et les conséquences sur les caisses de l’Etat ainsi que l’approvisionnement du marché domestique. Si la « grande pêche » devait être bien équipée et « mécanisée », la vraie pêche artisanale repose, quant à elle, sur des équipements traditionnels. Cette dernière est aussi importante en Algérie. La pêche artisanale est constituée de 2797 bateaux immatriculés « petits métiers », auxquels s’ajoute un nombre de plaisanciers estimé à quelque 40.000 « pêcheurs de samedi » (soit un pêcheur plaisancier pour 1000 habitants). Encore sur ce point l’Algérie est loin des normes internationales. Aux États-Unis, il y a un pêcheur plaisancier enregistré pour 29 habitants. Et encore, plus de la moitié de ces « petits métiers », se trouve immobilisée. Généralement, le coût économique de cette activité et le manque de rentabilité poussent les pécheurs artisans à renoncer à leur projet. Comme les chalutiers et les sardiniers, les petits métiers rencontrent les mêmes difficultés dans leurs activités.

Des avancées et des atouts à valoriser

En comparaison avec les années 90, la flottille de la pêche s’est développée mais sans conséquences importantes sur le marché et sur cette industrie. Il faut dire que l’expansion de la flotte de pêche, y compris celle des « petits métiers », a accompagné un taux d’immobilisation considérable (autour de 60% depuis l’an 2000) des bateaux immatriculés. Les autorités compétentes n’ont pas encore effectué des études économiques sur les coûts de production des diverses catégories de bateaux, définissant également leurs points d’équilibre économique.

Une telle étude permettra de trouver une issue aux bateaux immobilisés comme la réorientation de l’activité vers le tourisme ou vers l’appui à l’aquaculture marine.

Sur le plan de la commercialisation, le produit halieutique algérien (par régions) n’est pas suffisamment connu, et les chambres de pêche et d’aquaculture ne font pas un travail de classification des espèces et ne font pas dans le marketing des produits. A ce titre, la valeur du produit commercialisé dépend des usages et de ce qui circule dans les milieux de la pêche sans pour autant professionnaliser et encadrer cette partie de la chaîne de commercialisation des produits halieutiques.

En outre, une des activités annexes est en train de disparaître. Il s’agit des chantiers de construction navale. Les structures d’appui à la pêche, à savoir les chantiers navals, les ateliers de réparation de moteurs, les fabriques de filets ou les commerces de matériel de pêche restent faibles est ne répondent pas au besoin du secteur. Sur ce terrain aussi, les services du ministère de l’Agriculture et de la Pêche n’ont pas encore amorcé une étude sur leurs résultats et en particulier sur les points d’équilibre économique de leurs activités. Autant de manquements qui peuvent, sans grand effort et un coût modeste, être réglés afin de dynamiser le secteur et arriver au moins à faire le même résultat que nos voisins qui exportent vers l’étranger.

Aquaculture : tout reste à développer

L’année 2014 était l’année où la consommation mondiale des poissons d’élevage a dépassé celle des poissons sauvages. C'est-à-dire l’aquaculture représente désormais plus de 50% de la production mondiale du poisson. En Algérie, tout le secteur est encore à développer. Qu’il s’agisse de l’aquaculture marine ou continentale, on est encore au stade des projets pilotes. L’obstacle majeur à cette activité réside dans le coût de l’investissement très élevé, ce qui fait que la rentabilité économique de ce genre de projet ne peut intervenir qu’à moyen terme. D’autant plus que les équipements des fermes aquacoles proviennent de l’importation.

L’aquaculture marine, par exemple, est une activité exigeant de grands investissements et des productions importantes pour garantir la viabilité économique. A cela, s’ajoute la nature des côtes algériennes qui comptent très peu de sites abrités, ce qui exige des équipements capables de résister à la force des vents, des vagues et des courants, comme les cages de 25 mètres de diamètres utilisées dans la ferme marine Hypone Aquacole, dans la willaya de Boumerdès. Mais la qualité des eaux algériennes reste propice à l’aquaculture marine, notamment, le loup de mer et la daurade.

Pour ce qui est de la l’aquaculture continentale, le coût est encore plus élevé, puisque les bassins à terre sont plus chers que les cages flottantes en mer. Les frais de cet investissement impliquent l’acquisition du terrain en bord de mer, la construction des bassins, les nécessités de pompage et de filtrage de l’eau ainsi que l’aération des bassins. Néanmoins, les deux genres d’élevage aquacole deviennent rentables avec le temps.

D’autres genres d’élevage en bassins existent en Algérie. C’est le cas de la ferme Aquasol, à l’ouest du port de Bouzadjar, dans la willaya de Aïn Témouchent. C’est une ferme en bassins à terre, approvisionnés en eau de mer. Elle pompe continuellement 1450 litres par minute pour ses bassins. La ferme en question a produit 600 tonnes de loups de mer  et de daurades en 2014. Si les 800.000 alevins de daurades et 400.000 alevins de loups ont été importés de France en 2014 par Aquasol, avec une mortalité minime de moins de 2%, ils ont atteint la taille commerciale en 18 mois. Avec un coût général de 2,40 €/kg de poisson produit (daurade), la ferme aquacole réalise 1.560.000 €  de bénéfice en 18 mois pour 600.000 kg  produits, soit 86.666 € par mois sur un prix de 5€ le kg à la porte de la ferme.

Les experts en la matière, notamment, Picolotti, un expert italien qui a réalisé des études pour le compte de l’Etat algérien, préconisent de produire des alevins et des équipements de l’aquaculture en Algérie en impliquant à la fois le privé, l’université et l’Etat afin de faire de ce secteur un des fers de lance de la production halieutique en Algérie.

Il s’agit de quelques rares études sur le secteur en Algérie. Puisque du côté de la pêche maritime, la tendance baissière continue et la demande mondiale est en croissance continue. Même dans les autres pays, l’investissement est porté sur l’aquaculture d’autant plus que l’Algérie dispose déjà d’instituts de recherche sur les questions d’écosystème maritime et des travaux pertinents en la matière. Il va falloir maintenant adapter les recherches aux nécessités économiques. L’Algérie peut être un pays pionnier en la matière.

I. B.

  • Pub Laterale 2
  • Banner Salem 2

Monde

Sport


Auto


Fou de CRESUS