Contact
  • Banner SOVAC 728x90
Derniere minute

Mot à dire
Par : samir mehala

Le harak, Lady Macbeth et les bonimenteurs…

Non, pas ce chef d’État, pas ce Premier ministre, pas ces ministres, pas ces secrétaires généraux, pas ces directeurs centraux, pas ce chef des armées, pas l’armée même, pas ce chef de la police, de gendarmerie… de la police et de la gendarmerie nous nous en cagnons. En passant pas de journaux ni de journaleux, et puis d’ailleurs, ces journalistes se mettent à nu au moins disant dans leur carrière...

La consommation alimentaire des Algériens totalement déstructurée



La consommation des ménages par tête était relativement très faible dans les années 1960 puisqu’elle avoisinait les 320 $ par habitant et a atteint son maximum en 1985 avec 1114 $. Malgré les ressources pétrolières et l’aisance financière, la consommation par tête n’a pas cessé de baisser jusqu’à atteindre un niveau dangereux de l’ordre de 730 $ en 1997. Corrélée au prix du brut, depuis 1998, elle a commencé à augmenter jusqu’à atteindre 960 $ en 2007 ; pour les années 2015 et 2016 elle doit régresser et ne pas dépasser les 900 $. Il y a lieu de noter que certains pays en développement ont dépassé le niveau de l’Algérie alors que leurs ressources sont moindres par rapport à ceux de l’Algérie, comme le Maroc avec 1000 $, la Tunisie 1650 $, l’Egypte 1320 $ et l’Iran 1120 $.

L’exploitation de quelques rapports d’institutions spécialisées souligne l’importance des dépenses alimentaires dans la consommation des ménages algériens, estimées à plus de 52% des dépenses globales. Cet indicateur n’est pas un signe que les Algériens aiment manger mais que leur pouvoir d’achat est tellement faible et les denrées alimentaires sont si chères qu’ils dépensent plus de 52% de leur revenu pour se nourrir.

Un autre indicateur de développement, la consommation des protéines animales

Par tête, la consommation des viandes rouges et blanches et de poisson est de l’ordre de 30 kg/an. En 20 ans, cette consommation a peu évolué, un autre indicateur de la pauvreté des Algériens alors qu’au Maroc elle est de 40 kg, en Tunisie 45 kg et l’Egypte 43 kg. Pourtant, l’Algérie possède de loin le cheptel ovin le plus important : plus de 22  millions de têtes alors que le Maroc n’affiche que 17 millions, la Tunisie 7,5 millions et l’Egypte 6 millions de têtes. En absence d’une économie réaliste l’Algérie reste très retardataire puisque les gros éleveurs et les gros maquignons sont devenus incontournables.

Un autre volet qui pèse de tout son poids dans la nutrition et la santé, les légumes qui constituent normalement l’élément de base de la nourriture quotidienne, la consommation moyenne annuelle par tête qui était en 2005 de 115 kg/an ne dépasse guère actuellement les 100 kg. Ce niveau reste inférieur à celui du Maroc qui frôle les 150 kg, celui de la Tunisie atteint 180 kg et celui de l’Egypte 190  kg. La consommation de fruits qui devient un luxe pour plus de 75% des Algériens constitue un autre indicateur d’un bon régime alimentaire. La consommation par tête en Algérie est de l’ordre de 55 Kg/an, plus faible que celle du Maroc (70 kg), de la Tunisie (80 kg), de l’Egypte (95 kg) alors qu’en Europe elle dépasse les 130 kg.

Que retenir de ces indicateurs même s’ils ne sont qu’approximatifs : que l’agriculture algérienne malgré les milliers de milliards investis n’est pas arrivée à améliorer la qualité nutritionnelle des Algériens en céréales, fruits, légumes et viandes. Le pouvoir d’achat de la majorité des Algériens continue à s’éroder sous l’effet de l’inflation et de la cherté des produits agricoles où les marges bénéficiaires sont fixées sans aucun référentiel. Les sources de cette situation se trouvent dans une production agricole monopolisée par des mandataires véreux et une absence de politique de sécurité alimentaire.

La consommation étant fortement déterminée par le revenu, il y a lieu de remarquer que du point de vue de la répartition du revenu, l’Algérie n’affiche pas un tableau des plus reluisant que les autres indicateurs de classement comme l’IDH, la liberté de la presse, les libertés d’expression et de manifestation. Le salaire moyen qui est de l’ordre de 30 000 DA pour une famille de 4 personnes ne permet pas même pas une alimentation de survie alors parler d’alimentation équilibrée, basée sur le concept nutritionnel, est une aberration.

Le consommateur algérien est loin de manger à sa faim tant en quantité qu’en qualité et son pouvoir d’achat reste inférieur à celui de 1985 ; la consommation moyenne par habitant des principaux produits (légumes, viandes, poisson, fruits) reste en Algérie inférieure à celle des pays voisins et comparables ; les 10% les plus riches de la population consomment l’équivalent de ce que consomment 55% de la population prolétaire.

Pour ne pas ameuter la population, les statistiques dans ce domaine sont inexistantes et reste fortement corrélées à la problématique de la structure du revenu des ménages. Après plus d’un demi-siècle après l’indépendance, il y a très peu d’informations disponibles et le travail reste toujours le facteur le moins bien rémunéré du pays. Le salaire de base devait être calculé sur les besoins réels d’une famille et non pas sur des négociations avec une centrale syndicale sélectionnée parmi tant d’autres et le patronat.

K. B.

  • Pub Laterale 2
  • Banner Salem 2

Monde

Sport


Auto


Fou de CRESUS