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Mot à dire
Par : samir mehala

Le harak, Lady Macbeth et les bonimenteurs…

Non, pas ce chef d’État, pas ce Premier ministre, pas ces ministres, pas ces secrétaires généraux, pas ces directeurs centraux, pas ce chef des armées, pas l’armée même, pas ce chef de la police, de gendarmerie… de la police et de la gendarmerie nous nous en cagnons. En passant pas de journaux ni de journaleux, et puis d’ailleurs, ces journalistes se mettent à nu au moins disant dans leur carrière...

Quelle stratégie alimentaire pour le pays ?



 

 

L'Algérie est face à une véritable menace sur sa sécurité alimentaire, menace permanente soutenu par danger triangulaire : la désertification galopante qui risque d'engloutir 30 millions d'hectares supplémentaires, une faiblesse en mobilisation des ressources hydriques et une politique agricole défaillante.

Cette situation induit  un recul de l'agriculture qui n'arrive pas à couvrir les besoins en consommation, importés à hauteur de 70% du marché extérieur. La sécurité alimentaire reste un défi stratégique pour l’Algérie, seule une agriculture moderne et durable soutenue par une politique réaliste éloignée des statistiques fantaisistes dont l’information n’est pas fiable. La prise en charge des contraintes naturelles que sont la rareté des ressources en eau et en sol, la structure des exploitations agricoles, le foncier, les systèmes de production encore traditionnels, une absence de technicité et une organisation inadéquate. Pour répondre la menace que constitue la dépendance alimentaire, seule une véritable politique cohérente reposant des réponses concrètes aux problématiques et défis imposés tant par la population, le climat, la conjoncture international, les ressources hydriques, la situation financière que par l’état du secteur agricole. Les politiques sont directement interpellés et en premier lieu les élus de l’APN et du Sénat et qui seront abordés par les différents experts qui tenteront d’identifier des pistes de réflexion et d’action et contribuer ainsi à la mise en œuvre d’une politique nationale sur la sécurité alimentaire. L’échec sans cesse renouvelé des différentes politiques économique et agricole expérimentées dans le pays depuis l’indépendance n’est plus à expliquer ni commenter. En cette période de crise financière et sociale, aucun droit à l’erreur n’est plus permis et l’Algérie doit se doter d’une stratégie économico-agricole soutenue par une valorisation de ses propres potentialités et une mobilisation de ses compétences marginalisées au profit de clans et de réseaux occultes.

 

Identification des dangers

Les principaux dangers menaçant la production agricole peuvent être classés en

 

Ils sont de trois sortes :

Foncier : en 2015 l’état reste propriétaire de 2,8 millions d’hectares, soit environ 1/3 de la SAU avec tous les problèmes de sous location, détournement et abondant. Les terres épargnées par l’urbanisation au nord et la désertification au sud font face à des problèmes insurmontables. Divisées en exploitations agricoles collectives et individuelles à la faveur de la loi 87-19 qui n’a jamais été appliquée sur le terrain. Pratiquement toutes ces exploitations agricoles collectives ont été divisées et en absence de suivi, certaines ont été louées ou carrément vendu avec diverses complicités.

Naturels : une agriculture pluviale à très faible rendements et un climat méditerranéen capricieux ; des sols peu profonds, de mauvaise texture et structure, à très faible taux de matière organique et une activité biologie quasi-inexistante

Physiques : plus de 60% des terres agricoles sont dans une pente supérieure à 20% nécessitant des techniques appropriées,

Ressources hydriques : un autre danger de forte intensité menace la production agricole, la région littorale septentrionale ne représente que 7% de la surface du territoire et accapare plus de 85% du total des écoulements superficiels du pays estimée annuellement à 12,5 milliards de m3. Les Hauts- plateaux reçoivent 10% et les bassins sahariens. Les nappes souterraines des régions littorale et steppique sont réalimentées par les précipitations, à concurrence de 12 milliards de m3 dont seulement une partie est mobilisable. L'Algérie est d'ores et déjà en situation de «pénurie» d'eau avec environ 300 m3/habitant/an. Pour faire face à des besoins croissants en produits alimentaires elle doit améliorer ses techniques de gestion de l’eau et ses techniques culturales. 

Organisationnelles : le recensement général agricole fait apparaître une prédominance des petites exploitations : 62% des exploitations algériennes possèdent une surface cultivable inférieure à 5 ha, soit 13% de la SAU. Les grandes exploitations ne détiennent 24% de la SAU et représentent 2%.

Géographiques : une inadéquation entre les facteurs géographiques, leurs potentialités et l’utilisation des terres ne prenant pas en considération le savoir faire rural

Ecologiques : une occupation des terres sans une parfaite connaissance de leurs potentialités caractérisée par une dominance des spéculations non stratégiques et forte consommatrice d’eau

Politiques : une absence de politique à long terme axée sur la formation et l’investissement sur la parcelle, les différents programmes ayant englouti des milliers de milliards de dinars sans qu’un bilan éloigné de la politique ne soit réalisé. Une politique où l’agriculteur n’est pas consulté est vouée à l’échec. Le développement rural ne peut se faire sans un aménagement du territoire basé sur le concept de territoires et de leurs potentialités. Les vrais concernés n’ont pas été mis à contribution. Le monde rural algérien a été négligé en absence de politique à long terme avec des conséquences les une pauvreté qui ne peut être levée que par un développement agricole.

Subvention : malgré les analyses optimistes les différents programmes de développement se sont soldés par des équipements non utilisés (goutte à goutte, tracteurs sous utilisés, puits sans eau, production détournée, vache laitière devenu à viande etc…)

Statistiques : la collecte de l’information reste peu fiable ce qui remet en cause les différents chiffres de la production agricole avancés par divers organismes. En absence d’enquêtes régulières par échantillonnage technique et scientifiquement fiable permettant d’estimer correctement les productions agricoles et les autres indicateurs de l’agriculture (les superficies, les systèmes de culture, les rendements, les équipements, le cheptel, l’emploi, les salaires agricoles, la typologie des exploitations agricoles) ; il est illusoire de pouvoir accepter les chiffres avancés. Il faut se rendre à l’évidence et reconnaître que les chiffres avancés sont fournis par des délégués dépourvus de moyens d’investigation et de vérification.Généralement ces estimations sont redressées  toujours à la hausse pour justifier la politique agraire menée mais elles sont contredites par les pénuries et les importations.  Les responsables locaux sous injonction de leurs chefs ont préféré construire sur les périmètres de Maghnia, de la Mitidja, de Mohammadia et de Bab Ezzouar. Ces mêmes responsables ont osé urbaniser la plaine de Sidi Bel Abbes, celle d’Oran, de Tlemcen, de Skikda et d’autres : des zones industrielles et d’activités ont été installées sur des terres agricoles et ces mêmes responsables politiques veulent aujourd’hui développer l’agriculture dans les Hauts-Plateaux et les espaces sahariens. Cette option exige beaucoup d’eau et d’argent ; éléments très rares en Algérie. Le problème crucial de l’Algérie dans tous les domaines économiques réside dans l’absence d’accumulation du savoir ; ce que les spécialistes en gestion du risque appellent le Retour d’Expérience. Le véritable handicap de la production agricole est le manque de capacité à accumuler les connaissances acquises depuis plus de 50 ans et de tirer profit des autres expériences. A cela s’ajoute une absence manifeste et voulue d’une articulation entre l’agriculture et l’industrie. Tous les problèmes du secteur agricole ont été identifiés, sériés, analysés et des orientations données à travers les multitudes de consultations, de recommandations, de colloqueset d’études (qui ont coûtés très chers) depuis les années 1990 mais la politique, source et aveugle pousse le secteur agricole vers les importations. Le silence radio des autorités en charge du secteur agricole inquiète à plus d’un titre en dehors des statistiques peu fiables qu’ils avancent pour justifier leurs activités.  La relève sur la réflexion sur l’agriculture d’aujourd’hui et de demain n’est pas et ne sera pas assurée. L’algérien a perdu de sa dignité parce qu’il ne produit pas son alimentation de base même si ses élus sont fortement sucrés.Une simple rétrospective sur les leviers de développement de quelques pays de surplus voisins montre qu’ils se sont développés grâce à l’agriculture qui bénéficie gratuitement de l’énergie solaire et de l’eau du ciel.

Fondements de la stratégie

La stratégie passe avant tout par une réhabilitation de la géographie agricole qui repose sur une parfaite maîtrise des données naturelles, physiques (relief, hydrographie) et climatiques de l'Algérie en relation avec les différents secteurs d’activités. La géographie agricole porte essentiellement sur les étages bioclimatiques, les ressources naturelles et les agro-systèmes (bassins de production, exploitations agricoles. Outre les considérations liées à la globalisation, viennent se greffer celles propres à l’Algérie parmi lesquelles figurent principalement la rareté des ressources en eau, la configuration géographique, l’atomisation du domaine arabe, le faible niveau de mécanisation de l’agriculture, une infrastructure inadaptée et des coûts de facteurs de production élevés. Le développement de filières reste une option prioritaire permettant de prendre en charge la production agricole et surtout de l’orienter en assurant une régularité du flux de produits de l’exploitation agricole vers le consommateur ou le transformateur. Les experts économiques sont unanimes à dire que malheureusement l’avenir alimentaire des algériens est menacé à cause des erreurs de gestion et de planification, et cette menace est composée de :

•Premièrement : la composante de l’économie nationale en elle-même est une menace à la sécurité alimentaire algérienne du fait qu’elle est basée à 98% sur les recettes pétrolières.

•Deuxièmement : la sécheresse qui arrive, si l’on se fie aux prévisions des experts, et la désertification qui sera aux portes des wilayas steppiques qui ne sont distantes du littoral que de 200 km, dans 20 ans.

• Troisièmement : Le nombre d’habitants en 2020 atteindra environ 40 millions de citoyens, ce qui exigera un sacrifice des milliers d’hectares des terres agricoles, et donc la réduction de la production agricole, surtout lorsqu’on sait que des grandes villes, à l’image des wilayas Alger et Oran, qui commencent à transformer officiellement des terres agricoles en projet d’un million de logements. Ne pas oublier aussi que l’espace agricole algérien est limité, les terres agricoles qui représentaient 0.20 hectares pour un habitant en 2000 ne représente que 0.19 en 2010, et ne représentera que 0.17 en 2020. Les wilayas d’Oran, Alger et Annaba ont perdu prés de 71 % de terres agricoles en 30 ans, cédées pour des constructions anarchiques. La nécessité d’un investissement à l’exploitation d’au moins 6000 dollars par hectare n’est plus à démontrer en même temps que la formation des ouvriers agricoles et de techniciens rompus aux techniques nouvelles de production et de gestion. L’investissement ne peut se solder par des retombées en matière de rendement que si un remembrement des exploitations est entrepris. La réhabilitation du travail agricole par un équipement du monde rural en équipements structurants. Une fois le foncier réglé, chose promise par les différents gouvernements mais jamais réalisée ; un remembrement des surfaces agricoles en grandes exploitations sous l’effet de coopératives permettant de développer des filières sera possible. Cette opération conjuguée à une modernisation des techniques de production et de gestion des grandes exploitations agricoles se traduira par une nette augmentation des rendements. Il sera alors possible dans une dizaine d’années de répondre aux besoins alimentaires nationaux et pourquoi pas exporter. K. B.

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