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Après le semi-échec face au Cameroun : Des Verts pas encore mûrs ?



Finalement, même au stade Mustapha Tchaker, les Fennecs ne parviennent pas à effacer le signe indien et battre pour une fois la formation camerounaise qui avait un seul objectif : ne pas perdre à Blida. Mission réussie pour Broos, le coach des Lions Indomptables, qui connaît aussi le football algérien et même si cette empoignade n’a pas atteint un niveau technique appréciable, il n'en demeure pas moins que le Cameroun repart invaincu chez lui, laissant les Algériens et leur coach Rajevac se poser beaucoup de questions.

La meilleure en Afrique ?

On a poussé le bouchon trop loin en affirmant, à chaque tournant, que l'Algérie est la meilleure équipe du continent. La prestation des camarades de Medjani face au Cameroun est là pour attester tout le contraire puisque les Lions indomptables n’ont jamais fermé le jeu préférant prendre un maximum de risques sur le plan offensif, ce qui a énormément gêné les coéquipiers de Mahrez. Les protégés de Broos se sont même permis le luxe de jouer très haut et parfois ils récupéraient des ballons dans le camp des Algériens, comme s'ils jouaient chez eux.

Dimanche dernier, le Cameroun n'était pas le Lesotho ni, encore moins, la Tanzanie mais une équipe soudée mise en place pour inquiéter sérieusement l'Algérie qui, nonobstant le but marqué d'entrée de jeu, n'a pas pu continuer sur sa lancée.

Le match nul de dimanche dernier servira d'avertissement pour l'Algérie et même pour les autres équipes du même groupe : En effet, si sur le classement FIFA, l'Algérie est en tête, ce n'est pas le cas sur le terrain où, désormais, le Nigeria et la Zambie peuvent se frotter les mains pour surprendre les Fennecs.

Problème de transition

Une fois le but de Soudani inscrit, on s’attendait à voir une avalanche de buts et une domination territoriale des camarades de Mahrez pour le reste de la partie. Les tribunes du stade Mustapha Tchaker bouillonnaient de joie et de liesse avant que les Verts ne tombent dans un sommeil incompréhensible, laissant libre cours aux Camerounais pour s'asseoir peu à peu une prééminence qui portera ses fruits.

Pendant que les Algériens confondaient vitesse et précipitation, l'adversaire profite pour gagner les duels dans l'entre- jeu et venir inquiéter le dernier rempart des Fennecs.

Il est vrai que la transition entre les deux compartiments (défensif et offensif) était complètement absente chez les Algériens sinon comment expliquer, à chaque fois, Mahrez devenait l'animateur offensif, laissant son aile fétiche pour venir prêter main forte au milieu de terrain.

En seconde période, après que les Lions indomptables avaient égalisé en première mi-temps, le jeu brouillon chez les Verts fait son apparition. On espérait mieux de cette équipe algérienne mais ni les ratés de Slimani, les centres « morts » de Mahrez et parfois de Zeffane sans oublier le bolide de Guedioura n'ont eu raison de l'excellent portier camerounais.

Les Lions indomptables demeurent debout, présents et confirment avec éloquence que, ce soir-là, l'Algérie était loin d'être la meilleure en Afrique surtout quand on sait que le Cameroun est en pleine période de transition.

Les faux calculs de Rajevac

D'abord, il faut se poser la question sur la composition de l'équipe. Un peu louche, ce onze rentrant avec le gardien Mbolhi qui n'a pas encore trouvé de club (lire la chronique). Et puis, avec le but égalisateur et notamment en seconde période, Rajevac n'a pas réalisé le bon coaching pour prendre à défaut la défense camerounaise. Bien entendu, les incorporations de Brahimi, Ghezzal et Feghouli n’ont pas renversé la vapeur pour battre pour la première fois le Cameroun. Il a fait jouer l'offensive sans pour autant oublier que les Camerounais restaient de redoutables attaquants, eux aussi, et la preuve en est le beau but qu'ils avaient inscrit et auraient pu marquer un second but en fin de partie.

Ainsi, avec ce piètre rendement, le coach national sait donc qu'il aura du pain sur la planche pour remonter ce retard car dans ce genre de compétition, le moindre petit point perdu devient fatal au décompte général.

Zeffane, la fausse note

Il a été le joueur le plus critiqué et le plus conspué par le public de Blida. Mehdi Zeffane aligné en raison des absences pour blessures de Mandi et Belkaroui, a eu du mal à entrer dans le jeu. Ses passes ratées ou encore son erreur sur le but égalisateur du Cameroun ont prouvé que cet arrière manque de compétition et dans son club de Rennes, il a été très peu utilisé cette année.

Zeffane a eu beaucoup de mal à suivre le rythme imposé par les attaquants rapides du Cameroun. A plusieurs reprises, nous avons remarqué que le danger des Lions indomptables, venait de son côté comme l'atteste le but de Moukandjo.

Point de joueurs locaux

Cela dure depuis longtemps. Les joueurs locaux n'ont plus leur place en équipe nationale mais certains se retrouvent (sans jouer) sur le banc de touche. C'est comprendre ainsi que la rareté devient plus… rare quant à voir à l'avenir un joueur de l'USM Alger, de la JS Kabylie ou encore de l'ES Sétif jouer titulaire chez les Fennecs.

Pourtant, dimanche face au Cameroun, un Benyahia aurait pu faire l'affaire ou encore, à la place de Zeffane, Meftah l'Usmiste aurait été d'un grand secours. Seulement, depuis quelques années, notre équipe nationale évolue avec des joueurs qui jouent à l'étranger et même ceux qui n'ont pas encore trouvé de clubs, se permettent le luxe de débuter des rencontres officielles dans notre équipe nationale.

Là aussi, il faudra revoir ce volet si important puisque le football national possède quand même des individualités qui ont fait leurs classes dans des clubs locaux avec qui ils ont atteint des finales africaines. L'USMA ou l'ESS en comptent énormément. Il suffit de les utiliser sans complexe.

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