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La Chronique de Said Lacète : Galimatias !



Le coach national de football est un monsieur un peu bizarre. Aussi bizarre que la bizarrerie. Et pour cause, lors de la conférence de presse qu'il a tenu après le match contre le Cameroun pour le compte de la 1ère journée des qualifications pour la Russie, nous avons retenu une phrase un peu louche qui suscite moult interrogations et qui ouvre une brèche sur d'autres ramifications intéressantes. Il avait dit : « Ils doivent savoir que c’est moi qui décide ». Ils, ce sont certainement les joueurs qui n'ont pas pris part à ce match et qui chauffaient le banc de touche. Parmi ces « Ils », ils y avaient Brahimi et Feghouli, pas du tout contents de se retrouver avec les remplaçants.

Seulement, le technicien serbe a oublié quelque part que le onze de départ aligné comporte plusieurs anomalies. A commencer par la titularisation de Mbolhi (sans club) et celle de Zeffane qui n'a pas encore joué avec son équipe, le Stade Rennais. Ensuite, les incorporations de Brahimi et Feghouli en fin de partie alors que ces deux internationaux ne jouent pas avec leurs clubs respectifs. C'est dire, si on croit les paroles de Rajevac, c'est lui qui a décidé de débuter avec ce onze. Cependant, cela aurait soulevé, après le match, des contestations et des demandes d'explication de la part de nos responsables du football et, en particulier, du président de la FAF, Raouraoua, mais rien n'a été fait.

Cela nous amène à dire que ce n'est pas Rajevac qui compose son onze. Parce que comment voulez-vous qu'un entraîneur de renommée mondiale pour avoir conduit le Ghana jusqu'aux quarts de finale d'un mondial, puisse accepter d'aligner quatre joueurs sans clubs ? Mbolhi était irréprochable mais Zeffane, Brahimi et Feghouli doivent refaire la maternelle du football pour pouvoir mener à bien leur mission en équipe nationale.

Autre erreur de notre ami Rajevac : celle d'avoir déclaré que les Verts n'ont eu que deux stages. Ce monsieur a oublié là aussi que l'équipe qu'il a pris est déjà prête à affronter n'importe quelle équipe, qu'elle était déjà sur pied grâce à Vahid à moins que là également, ce n'est pas lui qui a choisi de faire des matches amicaux contre Blida et Boufarik.

Imaginons un seul instant que notre équipe nationale de football soit drivée par un Trappatoni ou un Capello. Peuvent-ils aligner un gardien sans club ? Impossible. D'autant que ce n'est pas les doublures qui manquent à ce poste avec les Asselah, Zemamouche et les autres.

Bref, l'histoire retiendra que nous tournons sempiternellement en rond et que le Cameroun reste la bête noire de l'Algérie. Justement, à propos de bête, même les armoiries animalières ont raison. Nous sommes les Fennecs, eux, les Lions Indomptables…

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