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Parce que nous, nous ne parlons pas chinois !



La dernière visite de la chancelière allemande, Angela Merkel restera, et pour longtemps, dans notre conscience collective. Elle nous renseigne sur les deux aspects de la mondialisation. Des emplois perdus et d’autres créés. Des économies locales effondrées au profit de grandes sociétés multinationales. Une immigration acceptée et une autre refoulée. Au nom de cette mondialisation, des jeunes, des compétences des plus qualifiées, quittent leur pays d’origine pour s’installer dans des pays qui profitent au maximum de cette mondialisation qui leur sied. Des jeunes laissant derrière eux des pays en manque de qualification. 

Comment donc ne pas peiner à se frayer une place dans cette économie mondiale ? Avec les actuelles données, jamais notre pays ne trouvera ses marques sur la scène internationale. Le chômage, la pauvreté, les problèmes de santé, la mauvaise qualité des services seront sa malheureuse destinée. Pourtant, chaque ville et chaque pays possède ses propres atouts naturels. Et la règle est plus que valable en Algérie. Il suffit tout juste de découvrir ces atouts. Les mettre en valeur. Les travailler. Les parfaire. 

L’on parle du secret de la réussite chinoise ! La Chine va «phagocyter» ce monde, dit-on. Les Etats-Unis font dans leur froc en entendant agir chinois de par le monde. Quel est donc le secret de cette nation qui fait trembler les puissances occidentales ? Qui s’embusque en Afrique, en Asie, en Europe… 

La Chine, pour en parler, au-delà du fait que ce pays soit une civilisation millénaire, s’est «refaite». A réinventé ses vieilles villes industrielles, et ses villages agricoles pour les accorder à la rationalité du temps. La Chine avait compris par où il fallait commencer : essentiellement, par la réforme éducative et la maîtrise des avancées technologiques. Elle a beaucoup investi dans ces deux domaines. Il n’y a pas de fête de la Saint-Valentin en Chine, ni celle des mères, ni des pères. Mais celle de l’enfant. Shanghai est la ville des meilleurs élèves du monde, loin devant les Américains et les Français. Ses élèves occupent aujourd’hui les meilleures universités du monde. L’élève chinois a aussi ses sacrés incontournables : le pays passe avant l’individu, la discipline et l’autodiscipline. L’obéissance. Un objectif : devenir le meilleur au monde. Voilà le sacré chinois. L’autre réforme est la maîtrise de la recherche technologique la plus complexe. L’association entre les travailleurs les mieux formés maîtrisant la technologie et les ouvriers les moins qualifiés a fait que les investisseurs et les multinationales se bousculent en Chine. Elles y amènent des fonds, des dirigeants de toutes nationalités et du savoir-faire dans tous les domaines absorbés par l’intelligence chinoise. 

La Chine a donc placé l’homme avant le capital et la richesse. Le travail avant la rémunération. Elle a pu ainsi marquer les objectifs de son vaste territoire et ses valeurs sacrées. 

Sa priorité première n’a pas été le marché, mais l’homme et la société, car elle était consciente que le marché est un bon serviteur mais un mauvais maître. Il doit donc, servir la société et pas l’inverse. Nous, nous avons exporté pour des milliers de dollars notre richesse naturelle, mais notre économie ne s’est guère développée pour autant. Nous sommes pauvres parce que nous sommes riches. Nous sommes pauvres parce que nous avons abandonné notre système éducatif aux surenchères politiciennes. Parce que nous, au lieu de la couver, nous avons chassé notre élite et nos génies vers l’Allemagne et la France, le Canada, les Etats-Unis qui, eux, nous somment aujourd’hui de ramasser notre «viande morte» de leur territoire. Parce que la mondialisation le veut, et parce que nous, nous ne parlons pas chinois !  

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