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Découverte de l’histoire d’el MÉNÉA



Ville aux deux cent mille Palmiers, El-Goléa (aussi appelée El-Menia), est une grande oasis dans le Sahara algérien située à 870 kilomètres par route au sud d'Alger et à 360 km au nord-est de Timimoune. D'où que l'on vienne, pour arriver à El-Goléa qui s'élève à 370 mètres au-dessus du niveau de la mer, on traverse le désert gris de la Hammada pierreuse, parfois entrecoupée de sables et de pâturages dans le fond des oueds.

Une ville au potentiel touristique

A El Ménéa, le musée Augiéras existe toujours et est ouvert au public. Le tombeau du père Charles de Foucauld ainsi que l'église Saint- Joseph subsistent encore dont un agent, dépêché par l'APC, veiille à leur sécuité. La mosquée, située en plein cœur de la ville, a été agrandie et reçoit toujours les fidèles. Le centre est un espace socio-éducatif se situant au cœur de l’oasis d'El-Goléa, appelée aussi la perle des oasis. Le centre appartient à la FOREM (Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développent de la recherche) qui est une association caritative animée par des bénévoles avec un noyau de permanents. Celle-ci est apolitique et active dans le domaine scientifique et humanitaire. C’est une Organisation non gouvernementale (ONG) ; sa création, son activité et son développement répondent à des besoins qu’exprime la société. La FOREM, à l’instar d’autres organisations similaires, constitue aujourd’hui une exigence sociale, scientifique et culturelle. La raison d’être du centre d’El-Goléa est donc de venir en aide aux plus démunis à travers différentes actions et de promouvoir la culture dans la région du sud de l’Algérie. Créé il y a plus de dix ans, le centre d’El-Goléa n’a cessé de développer et de diversifier ses activités.

A tel point qu’aujourd’hui il comporte une bibliothèque, un parc de loisirs et des maisons d'hôtes destinées héberger des visiteurs pour des séjours touristiques et à permettre de financer une partie des activités caritatives. C'est alors, qu'en souveraine avisée, la Sultane de Taourirt se résout de recourir à un stratagème : un jour, les assiégeants virent apparaître sur la plus haute muraille des linges éclatants de blancheur que l'on mettait à sécher. En même temps, les défenseurs jetèrent par dessus les remparts, d'appétissantes galettes, pendant que la porte extérieure, un instant entre-ouverte, laissait passer une grosse chèvre poussée par une vieille femme. Le Sultan comprit le langage de ces symboles :  «Vois ! Nous avons de l'eau en abondance puisque nous l'utilisons pour laver notre linge ! Crois-tu que nous oserions gaspiller notre blé si nous en étions à court ! Quant à la viande, elle ne nous fait pas défaut puisque nous t'offrons une de nos plus belles chèvres !! Ces signes d’abondance finirent de persuader le Sultan qu'il ne réussirait jamais à réduire Taourirt à la famine, leva le camp et rentra dans son pays. L’audace et la patience de la reine avait eu raison de l’obsession du sultan". 

 

Le vieux ksar 

En ce temps donc Taourirt était gouvernée par une reine, Sultane d'El-Goléa qui, comme celle de tous les contes était, dit-on, d'une grande beauté et d’une grande intelligence. Celle-ci habitait au sommet du Ksar, protégée par la dernière enceinte, car elle préférait son existence solitaire aux agréments et aux servitudes de la vie matrimoniale. Un jour, pourtant, le Sultan du Maghreb, (c'est à dire du Maroc, pays du couchant) s'éprit d'elle, à la suite de la description que firent d’elle les caravaniers ayant eu le privilège d'approcher la belle Sultane. Le Sultan amoureux dépêcha alors, auprès de l'objet de ses désirs, ses meilleurs ambassadeurs porteurs de riches présents. Mais ceux-ci furent poliment éconduits. Prenant cela comme un affront, le Sultan dont l’orgueil était blessé vint, à la tête d'une nombreuse armée, mettre le siège devant Taourirt. Le village et sa reine, confiants dans la solidité des murailles et l'abondance des victuailles, ne doutèrent point de lasser, un jour ou l'autre, l'insolent prétendant ! Mais le Sultan, dont la ténacité était certaine, assiégea le Ksar, et laissa le temps faire son œuvre. Au bout de quelques mois de siège, la confiance des assiégés fût ébranlée car les provisions venaient à manquer. El-Goléa se trouve le tombeau de Charles de Foucauld, le doux ermite du Sahara, né à Strasbourg en 1858 et assassiné à Tamanrasset, le 1er décembre 1916, par des senoussistes venus de Tripolitaine. Sa tombe est désormais placée sous la garde vigilante des Pères Blancs, les moines du désert. Régulièrement désensablé, le tombeau est un peu ostentatoire pour celui qui désira reposer au lieu-même de sa mort. On sait que pour être béatifié, il faut le voisinage d'une église chrétienne. C'est pourquoi on l'arracha à l'humble tombe voisine de son bordj, où il fût assassiné en 1916, à Tamanrasset, et que son tombeau est près de l'église des Pères Blancs à El-Goléa. Le Père Charles de Foucauld a été béatifié sous le nom de Charles de Jésus à Rome le 13 novembre 2005 par le pape Benoit VI. 

 

Le lac salé 

On dit que le lac salé est le résultat de forages profonds artésiens effectués au début du 19e siècle. La pression de la source jaillissante était si forte qu'on ne pouvait la maitriser. C'est ainsi que naquit le lac salé. D'autres disent qu'il est tout simplement le résultat de l'accumulation d'eau venant de tous les fossés de drainage de l'oasis. Ce lac a donné naissance à un petit écosystème avec affluence de diverses espèces d'oiseaux migrateurs parmi lesquels les cigognes et le héron. Actuellement, le lac est menacé par les déversements sauvages d'eaux usées de la ville.

Le Père Charles De Foucauld, à l'issue de l'école militaire de Saint-Cyr, Charles de Foucauld (Strasbourg 1858 - Tamanrasset 1916), fils d'une famille périgourdine, sert quelques temps dans l'armée, combattant l'insurrection algérienne de Bou-Amama contre la colonisation, puis entreprend un voyage d'exploration au Maroc du 20 juin 1883 au 23 mai 1884. Il étudie ensuite les oasis du sud de l'Algérie. Entré à la Trappe en 1890, il mène une vie très humble en Palestine, puis, après son ordination sacerdotale (1901) dans le sud algérien, à Beni-Abbes, il s'installe en 1905 dans un ermitage au cœur du Sahara, à Tamanrasset, dans le Hoggar. 

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