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PREMIER SYMPOSIUM DE L’ASSURANCE ET DE LA FINANCE ISLAMIQUE



«La finance islamique commence à susciter l’intérêt de beaucoup de banques algériennes telles que la CNEP, la BDL, la Banque d’Algérie et la BADR. Aujourd’hui il existe une plus grande ouverture à l’endroit de cette finance. 

NASSER HAIDER, PDG DE SALAM BANK

«La PME peut bénéficier des fonds»

Elle a existé bien avant la promulgation du règlement auquel elle s’est bien adaptée d’ailleurs et elle s’est même enracinée dans notre société qui répond ainsi à un véritable besoin cultuel et culturel mais aussi un développement  économique qui permet de bancariser des ressources informelles importantes par rapport à la norme dans une économie moderne. Elle peut faire bénéficier le manque de financement de beaucoup d’entreprises qui ont du mal à se développer et qui sont financés sur fonds propres. Cette finance ne peut qu’apporter un plus en terme de plus-value ajoutée et de bancarisation et de financement à la croissance de l’économie. La finance islamique partage le risque sur le plan commercial. Une marchandise  achetée à crédit ou a terme à tempérament, la banque islamique est tenue de livrer cette marchandise contrairement à une banque conventionnelle qui ne prend pas de risques. C’est un partage de risques de rendement appelé Moucharaka ou Moudaraka, des financements participatifs qui permet d’épouser le cycle d’évolution de l’entreprise et de partager  les périodes fastes et les périodes de vaches maigres. Cet accompagnement permet aussi de répondre aux besoins à la promotion et au développement des PME algériennes. Quand on sent qu’il existe un potentiel on n’hésite pas à financer des entreprises. Nous accompagnons aujourd’hui des entreprises leaders dans leur domaine qui commencent aujourd’hui à exporter vers l’étranger ou un cocktail d’entreprises qui se sont développées et qui exportent actuellement en Europe. Le financement de l’investissement implique en effet un risque en période de crise. Aussi nous n’hésitons pas à financer ces entreprises que nous n’allons pas citer. Le marché financier en Algérie est embryonnaire. Ce n’est pas le potentiel qui manque en Algérie mais peut être un manque de fonctionnement où la prédominance du secteur public dans le financement de l’entreprise est une réalité. A travers la banque islamique la PME peut lever aujourd’hui des fonds pour booster le marché qui a besoin de se développer en Algérie».

 

BOUALEM DJEBBAR, PDG DE LA BADR

«Nous attendons beaucoup de cette finance alternative»

«Beaucoup de banques s’apprêtaient à ouvrir, au niveau de leurs agences, des fenêtres dédiées aux produits alternatifs. Nous allons les généraliser progressivement au niveau de toutes les agences. Un comité d’audit vérifiera la conformité des produits avec la charia. On n’a pas encore lancé la finance islamique au sein de notre établissement. J’espère qu’il y aura une bonne demande. Pour le moment, on est en train de se préparer et se conformer à la nouvelle réglementation. Mais nous espérons qu’il y aura un impact très positif au niveau des agriculteurs et des industriels aussi».

 

 

Pr MOHAMED BOUDJELAL, MEMBRE 

DU HAUT CONSEIL ISLAMIQUE 

«La finance islamique peut aider à mobiliser et canaliser l’argent de l’informel»

«La finance islamique est un moyen par lequel elle peut mobiliser l’argent qui circule en dehors du circuit bancaire. On ne veut pas résoudre le problème de l’informel. Je ne suis pas de cet avis. Mais la finance islamique possède ce potentiel pour continuer à mobiliser et canaliser cette épargne. Le Haut Conseil Islamique a proposé des amendements de lois pour développer la finance islamique en Algérie. Le projet a été déposé auprès de la Présidence de la République depuis près d’une année maintenant. A présent, nous sommes en effet dans l’attente de la promulgation de ce nouveau règlement. C’est la raison pour laquelle nous voulons adopter l’arsenal juridique comme cela se fait dans d’autres pays, parmi ceux qui veulent vraiment développer cette finance. En Algérie, il y a des initiatives et des propositions et je pense que les choses vont bouger. J’espère qu’on atteindra cet objectif un jour et on aura bien notre arsenal juridique qui sera capable d’encadrer et de gérer cette finance au développement et à la croissance de l’économie nationale. On l’a bien remarqué, il y a de la demande pour ces produits islamiques en Algérie. La finance islamique a pour objectif de répondre à un besoin culturel et éthique pour des gens qui sont en légitime droit de ne pas recourir aux produits conventionnels. La finance islamique représente seulement 3% du marché bancaire algérien et -20% du marché bancaire privé».

 

ABDERRAHMANE BENKHELLAF, 

EX-MINISTRE DES FINANCES 

«La finance islamique à un coût»

 

«Nous avons aujourd’hui un règlement qui existe et qui permet d’ouvrir des fenêtres pour la participation de la finance islamique. C’est un travail de longue haleine qui a duré huit ans. On considère que les deux corridors,  la finance islamique et la finance conventionnelle, doivent être ensemble parce qu’il y a un décalage de bancarisation qui est en retard par rapport à l’épargne. Les acteurs doivent se mettre en mouvement. Si le système est fort, nous pourrions arriver à  10% au niveau des ressources de financement du pays et de bancariser les ressources venant de l’extérieur. Il y a une forte demande en ce qui concerne ce produit. La finance islamique est un business qui a un coût. Le client doit choisir y compris dans le coût. Ce n’est pas une finance à taux zéro. Il y a la une nécessité de transparence et de visibilité vis-à-vis du client. Ce sont des concepts qui sortent du du financement spéculatifs».

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