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ALGÉRIE



Amélioration des conditions d’investissements étrangers

 

L’économiste Raouf Boucekkine, professeur des universités Greqam et Amse et membre sénior de l’Institut universitaire de France (IUF), a dressé un panorama didactique du marché sur les années à venir. L’Algérie se trouve dans un contexte dans lequel l’argent n’est plus présent comme par le passé. L’investissement privé est moindre et les banques publiques ne peuvent plus faire face. Un contexte qui favorise les investisseurs étrangers. « Le fait que nous réduisions les importations n’est pas un signe de protectionnisme et d’enfermement sur nous-mêmes car avec les circonstances actuelles le pays est dans l’obligation de s’ouvrir. S’ouvrir intelligemment et non pas en important du chocolat et des pommes. Cela se fera de manière plus fine », analyse-t-il.

Après ce constat, l’économiste prévoit que durant la transition qui va durer jusqu’à 2019-2020, l’Algérie conservera le principe du 51-49% sur les secteurs essentiels c’est-à-dire que l’État, majoritaire, gardera le contrôle. Certains y voient un frein à l’investissement étranger. L’économiste  n’est pas du même avis, lui qui considère que « c’est simplement que durant une période donnée où l’on doit reconstruire notre industrie qui est à terre, il faut protéger les industries locales ». Ces joint-ventures (entreprises mixtes créées dans le cadre du 51/49%, Ndlr) permettent un transfert de technologie beaucoup plus effectif, assure-t-il.