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Echos de coulisses un éminent spécialiste du marché financier



Berrah à la tête du CNES

L’ex-DG de la COSOB, Abdelhakim Berrah, serait pressenti pour occuper le poste de président du CNES en remplacement du regretté Mohamed Seghir Babes. Berrah a occupé plusieurs hauts postes importants dont celui de poste de DG de l’Institut maghrébin de l’Economie douanière et fiscale (IEDF). Il a exercé les fonctions de directeur de l’Institut National des Finances de 1995 à 1998, puis de secrétaire général de la COSOB de 1998 à 2000, avant d’être nommé cadre dirigeant, assistant du PDG de la SAA. Il a ensuite été nommé PDG de la CAGEX.

Docteur en mathématiques, obtenu dans la prestigieuse université de Londres, cet ami de  Bill Gates, le milliardaire US,  a formé beaucoup de hauts cadres dirigeants dans le domaine de la finance don Hassan Khelifati, Hakim Soufi et tant d’autres aujourd’hui à la tête d’entreprises privés prometteuses.

Abdelhakim Berrah, l’élève studieux d’une autre sommité, l’économiste Sid Ali Boukrami, est un spécialiste avéré de la finance et des marchés financiers. Partisan de l’amnistie fiscale, mais intraitable sur les malversations, il a lancé un concept qui peut s’avérer juste en ces moments de crise : le «donnant-donnant». Quand l’Etat fait une exonération fiscale ou une politique ciblée, il doit y avoir un retour, dit-il sans cesse. Durant ces multiples fonctions à la tête des institutions financières,  il a su tisser des liens étroits avec le  monde des affaires et de l’économie, ce qui lui permettra de jeter les ponts entre l’institution à laquelle il est pressenti et le patronat algérien. Abdelhakim Berrah a toujours appelé aux réformes et à une libéralisation de l’économie : «Les investisseurs ne veulent pas investir dans les entreprises publiques pour des questions de management», disait-il toujours pour le manque de management et de modernisation des entreprises privées souvent gérées de manière familiale.

 Cette situation est selon lui, par le manque de culture financière et les défaillances managériales qui empêchent ces dernières de se développer et d’aller ensuite conquérir des parts de marché à l’international. Enfin, il a toujours plaidé pour que l’entreprise grandisse et doit aller vers un financement à travers  l’emprunt sur le marché obligataire, un concept qui échappe aux managers d’aujourd’hui.