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Présidentielle française



Le 23 avril prochain, les Français vont se rendre aux urnes pour élire le président qui succédera à François Hollande. Selon un sondage Kantar Sofres Onepoint pour LCI, Marine Le Pen (27%) et Emmanuel Macron (25%) arriveraient en tête au premier tour de la présidentielle. Crédité de 20% d'intentions de vote, François Fillon est loin derrière.

Les favoris dans tous les états

Emmanuel Macron talonne Marine Le Pen dans les intentions de vote au 1er tour de la présidentielle, et distance François Fillon. 

Avec 25% d'intentions de vote, le candidat d'En marche! gagne 4 points par rapport au précédent sondage fin janvier, et talonne la présidente du Front national, toujours en tête avec 27% (+2 pts), selon cette enquête. Elle a été réalisée au lendemain de l'annonce du ralliement de François Bayrou à Emmanuel Macron, et alors que l'écologiste Yannick Jadot a choisi de soutenir Benoit Hamon. 

 

Hamon en recul

Englué dans les affaires, François Fillon, avec 20% des voix, se trouve distancé au 1er tour, en recul de 2 points par rapport au mois dernier. Son potentiel électoral, c'est-à-dire la part des électeurs qui envisageraient de voter pour lui, enregistre un net recul à 27% (-9 pts), bien plus faible que ceux d'Emmanuel Macron (44%), de Marine Le Pen (36%) et même de Benoît Hamon (31%). 

Ce dernier, avec 14% des intentions de vote, arrive en 4ème position, en recul d'un point par rapport à janvier. "La dynamique en faveur du vainqueur de la primaire semble donc pour l'heure retombée, même si le ralliement de Yannick Jadot pourrait lui permettre de progresser à nouveau", note le sondage.

Les déboires de Fillon continuent

François Fillon, l'ex-premier ministre, âgé de 63 ans, est le candidat officiel investi par Les Républicains. En novembre 2016, il est sorti vainqueur de la primaire de la droite et du centre face à Alain Juppé. Depuis, il est englué dans une affaire de soupçons d'emplois fictifs de ses proches lorsqu'il était député de la Sarthe. Une instruction a été ouverte, et il est convoqué le 15 mars par les juges en vue d'une mise en examen. Malgré les nombreuses défections dans son propre camp, le candidat tient bon. Il a répété à plusieurs reprises ces dernières semaines qu'il irait «jusqu'au bout», même si les sondages le placent à la troisième place, non qualificative pour le second tour (voir plus bas). Engagé depuis près de 40 ans en politique, il défend un programme qu'il veut «radical» dans les domaines économique et social. Il propose de repousser l'âge du départ à la retraite à 65 ans, de supprimer 500.000 postes de fonctionnaires ou encore de faire passer le temps de travail de ces derniers de 35 à 39 heures. Il est candidat à l'élection présidentielle pour la première fois. Il est, à ce jour, le seul à avoir validé plus de 500 parrainages, 1155 au total.

Patrick Stefanini, son directeur de campagne, a remis sa démission vendredi matin, annoncent plusieurs médias français. Le candidat des Républicains a ensuite rapidement démenti l'information, soulignant que M. Stefanini avait pensé à se désister avant de se rétracter. Mais, coup de théâtre, l'équipe de campagne a rétorqué une heure plus tard que la démission serait effective dimanche soir après le rassemblement du Trocadéro.

"Patrick Stefanini a présenté ce matin sa démission a François Fillon qui l'a acceptée. Patrick Stefanini sera en responsabilité jusqu'à l'issue du grand rassemblement populaire de dimanche place du Trocadéro. Il sera remplacé lundi matin à la direction de campagne par Vincent Chriqui", a annoncé l'équipe de François Fillon dans un communiqué à l'AFP. L'une est personnelle, l'homme s'estimant "minoritaire au sein de [son] équipe" après l'annonce du maintien du candidat malgré une probable mise en examen prochaine. "Je ne suis donc plus le mieux placé pour diriger ta campagne et j'en tire les conclusions", poursuit Patrick Stefanini. L'autre raison de cette démission est politique, car la "victoire n'est pas certaine", écrit-il. "Depuis trois mois, j'ai travaillé ardemment [...] pour construire des équipes de campagne [...] puis pour trouver un accord avec l'UDI". "Depuis 48 heures, il ne reste plus rien ou presque du fruit de ce travail", ajoute-t-il.

Les défections se multiplient. Plus tôt dans la journée, c'était son porte-parole, Thierry Solère qui avait annoncé, via Twitter, mettre fin à ses fonctions auprès du candidat de la Droite et du Centre.

Macron, le vent en poupe

Emmanuel Macron, l'ex-ministre de l'Économie de François Hollande s'est officiellement lancé mi-novembre dans la course à l'Élysée, à la tête de son mouvement En marche!, qu'il veut ni de gauche ni de droite. Il a été rejoint par le président du MoDem, François Bayrou, il y a quelques jours. Dans son programme, l'ancien banquier propose un plan de 60 milliards d'économie, et la négociation du temps de travail dans les entreprises. Il est candidat pour la première fois à l'élection présidentielle.

 

The Economist s’y met

L’hebdomadaire britannique The Economist a consacré cette semaine sa une à la présidentielle française, un scrutin qui peut faire renaître l’Union européenne ou finir de l’enterrer.

“Cela fait de nombreuses années que la France n’a pas connu de révolution, ou même de sérieuse tentative de réforme, assène The Economist. La stagnation, à la fois politique et économique, est devenue caractéristique d’un pays où très peu de chose a évolué depuis des décennies.” Mais tout cela est sur le point de changer, assure le grand hebdomadaire britannique dans son édition du 4 mars, avec l’élection “la plus passionnante de l’histoire récente”.

Le journal voit dans la montée en puissance de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron des “insurrections, dont les conséquences sont colossales”. Ce duel fait dire à The Economist que la vieille division entre droite et gauche est bien moins importante que la nouvelle : “celle entre un monde ouvert et un monde fermé.” Résultat, le vote des Français “peut relancer l’Union européenne ou la faire couler”.

L’hebdomadaire libéral prévient néanmoins : Regardez attentivement, aucun de ces ‘révolutionnaires’ n’est un candidat convaincant : Mme Le Pen a passé sa vie à faire de la politique, sa réussite est d’avoir rendu socialement acceptable un parti jusqu’ici extrémiste ; M. Macron était le ministre de l’Économie de François Hollande, son programme de libéralisation sera certainement moins audacieux que celui d’un Fillon aux abois.”

Mais peu importent leurs programmes, au final, “ils représentent un rejet du statu quo”, conclut The Economist. De quoi secouer la France, “et le monde dans son ensemble”.

Grande institution de la presse britannique, The Economist, fondé en 1843 par un chapelier écossais, est la bible de tous ceux qui s’intéressent à l’actualité internationale. Ouvertement libéral, il défend généralement le libre-échange.

 

Le Pen risque 5 ans de prison

Marine Le Pen, présidente du Front national (FN), a du souci à se faire. En effet le Parlement européen, où elle siège, a levé ce jeudi 02 mars son immunité pour qu’elle s’explique devant la justice sur la diffusion, sur Twitter, de vidéos où on voit des éléments de Daech commettre des atrocités. La dirigeante du FN avait balancé ces films en décembre 2015 ; face au tollé, elle avait argué qu’elle a publié ces vidéos pour conscientiser les citoyens sur les horreurs commises au nom de l’islam, un filon qu’elle exploite à fond pour gonfler les rangs de ses sympathisants. Les juges du parquet de Nanterre s’en étaient émus et avaient ouvert une information judiciaire contre Mme Le Pen pour « diffusion d’images violentes ». Elle risque 5 ans de prison…

Mais ce ne sont pas les seuls ennuis judiciaires de la favorite du premier tour de l’élection présidentielle française, en avril 2017. En effet elle est accusée d’être sortie du cadre fixé par la loi en rémunérant ses assistants parlementaires de manière illicite. D’ailleurs sa cheffe de cabinet est sous le coup d’une mise en examen pour ces faits.

Jusqu’ici Mme Le Pen avait rejeté toutes les convocations des juges dans le cadre de ces affaires, s’adossant sur son immunité parlementaire, mais avec cette levée pour le dossier Daech, la justice s’approche dangereusement de la députée européenne.